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La politique de décentralisation au Burundi présente des défis

BUJUMBURA, 31 mars 2016 : La décentralisation au Burundi est une meilleure voie de développement locale mais cette politique se heurte aux défis mais il y a aussi des moyens pour y faire face, a indiqué, mercredi, la ministre du Développement communal, Mme Jeanne d’Arc Kagayo dans une interview qu’elle a accordée à la presse lors des travaux de la 4ème session du Forum des gouvernements locaux de l’Afrique de l’Est, tenue les 29 et 30 mars à Bujumbura. Selon cette autorité, des avancées sont enregistrées en la matière mais le chemin à parcourir reste long.

Cette politique qui est née des Accords d’Arusha, apparaît aussi dans la Constitution du Burundi et dans la loi communale, a-t-elle expliqué, en déplorant néanmoins le fait qu’il n’y ait pas encore de textes d’application de cette loi communale, pour pouvoir mobiliser les moyens humains en effectif et compétence suffisants, et planifier d’autres besoins tout en ayant à l’esprit que cette politique vise la promotion du développement local. Bref, il faut le cadre juridique qui permettra le transfert de l’Etat aux communes. Il faut aussi l’implication de tous les ministères quant aux réformes vers la décentralisation. Un autre défi qui a été signalé par la ministre Kagayo est la faible appropriation de la décentralisation, ce qui fait que chaque fois que les ministres se réuniront, le ministre du Développement communal va avoir un moment de vulgariser cette politique. Cette méthode sera utilisée dans tous les niveaux pour la bonne compréhension de cette politique. L’autre défi s’et le manque d’autonomie des communes.

La mobilisation des fonds doit être une réalité pour orienter les communes, a-t-elle ajouté, en soulignant qu’il faut y aller doucement puisque le transfert des compétences est un long processus. Parlant de l’expérience du Maroc, elle a dit que ce pays est très avancé. Son modèle peut être appliqué au Burundi mais tout en l’adaptant à la situation nationale. Des cadres burundais seront envoyés au Maroc pour échanger d’expériences, cet Etat ayant pour sa part promis d’envoyer des investisseurs au Burundi, a-t-elle noté. A la question de savoir ce qui est prévu pour pouvoir écouler, à l’aise, les produits une fois le développement local devient effectif, cette autorité a fait remarquer qu’il y a déjà l’idée d’organiser les producteurs en coopératives communales, provinciales, nationale voire régionale. Parallèlement, des marchés seront organisés en sorte qu’une entité administrative écoule ses produits là où il n’y en a pas, tout en respectant une réglementation de chaque type de commerce. Précisons à toutes fins utiles qu’une délégation marocaine a participé aux activités de la session citée ci-haut.

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