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Célébration de la Journée internationale de la femme

BUBANZA/RUYIGI/BUJUMBURA, 9 mars 2016 : Le Burundi s’est joint, mardi le 8 mars, au monde entier pour célébrer la Journée internationale de la femme (JIF), sous le thème « Burundi 50-50, d’ici 2025, bâtissons un environnement favorable à l’égalité des sexes ».

L’épouse du président de la République du Burundi, Mme Denise Nkurunziza, qui a, au niveau national, rehaussé de sa présence les festivités de circonstance au chef-lieu de la province Bubanza (nord-ouest), a demandé aux Burundais le changement de comportement et l’implication de chacun afin que la femme burundaise soit valorisée et considérée, a-t-on appris sur place.

La 1ère dame du Burundi a, dans son allocution, indiqué que le thème du jour a été choisi dans le but de lancer un appel à toute la population, y compris les femmes, de valoriser et donner la place aux femmes et filles dans tous les secteurs de la vie nationale. Cela pour que, a-t-elle expliqué, le pays paisible et prospère que nous vivrons depuis 2025 soit marqué par l’égalité des sexes.

Si les femmes présentent la majorité des Burundais, soit environ 53%, le développement durable est impossible sans leur implication, a indiqué Mme Nkurunziza, soulignant que la journée internationale de la femme est célébrée dans le but de valoriser la femme dont le rôle reste incontournable dans le développement des ménages et du pays.

Pour arriver à cet objectif, elle a demandé la contribution de chacun. Aux couples, elle demande l’entente, l’entraide mutuelle dans des ménages et d’être de bons exemples pour leurs descendances. Elle conseille aux parents de traiter leurs enfants aux mêmes pieds d’égalité. Quant aux femmes, la 1ère dame leur demande de s’organiser en associations d’auto-développement, d’éviter des comportements qui les déshonorent et de se préoccuper de l’éducation de leurs enfants, surtout les filles.
Le gouverneur de la province Bubanza, M. Tharcisse Niyongabo a, quant à lui, fait savoir que l’inégalité des sexes reste une réalité dans les ménages de sa province. Il a, à cet effet, promis de collaborer avec les associations qui luttent contre des violences basées sur le genre pour éradiquer ce genre d’inégalités.

Selon la représentante nationale du Forum des femmes, le pas vers l’égalité des sexes est déjà franchi parce que, a-t-elle signalé, les femmes sont aujourd’hui représentées à 35% à l’Assemblée nationale, 48% au Sénat et à plus de 30% au gouvernement. Sur 3002 chefs de collines, 1003 sont des femmes, a-t-elle dit, ajoutant que sur 18 gouverneurs, trois sont des femmes et que 32% des administrateurs communaux sont de sexe féminin. Elle a plaidé pour que cette représentativité arrive à 50% et que la date du 8 mars dédiée à la femme soit inscrite dans le calendrier, parmi d’autres fêtes nationales.

Au cours des festivités, Mme Nkurunziza a donné des certificats d’honneur à cinq femmes qui se sont démarquées dans différents secteurs de la vie du pays. Elle a en outre octroyé de l’aide en vivres aux vulnérables de la commune Bubanza, constituée de riz et haricots.

Les femmes de la province Bubanza ont, à leur tour, donné à la 1ère dame de la République une génisse du nom de « Girijambo ».

En province Ruyigi (est du Burundi), cette journée a été célébrée dans toutes les communes. En commune Ruyigi, les cérémonies ont débuté par une course à vélo des femmes, suivie par une marche vers la commune Ruyigi pour la poursuite des festivités. Après le chant de l’hymne national, des groupes folkloriques composés de femmes ont animé ces festivités. Le discours de cette journée a été prononcé par Mme Justine Ndayishimiye, au nom de la Synergie des associations féminines de Ruyigi (SAFERU).

Dans son discours, elle a rappelé que cette journée est célébrée au Burundi depuis 1991, soit depuis 25 ans. Selon Mme Ndayishimiye, le thème retenu dans notre pays pour cette année : " Le visage du Burundi en 2025, égalité de l’homme et de la femme", démontre que l’Etat du Burundi tient à coeur le développement de la femme. Elle a indiqué que ce développement suppose avant tout qu’il doit y avoir la sécurité, l’amour du prochain, les moyens de communications avancés et l’entraide mutuelle.

Mme Ndayishimiye a invité les hommes et les femmes à combattre, de commun accord, le plus grand ennemi qu’est la pauvreté, jusqu’à ce que le droit à l’éducation soit respecté pour tous les enfants, filles et garçons ; à pratiquer le planning familial et à protéger l’environnement. Elle a demandé à tout un chacun et aux organes de prise de décisions de veiller au développement intégral de la femme, car "lorsqu’une femme est développée, c’est tout un pays qui se développe », a-t-elle ajouté.

Ces festivités ont été clôturées par une séance de jeux-concours et la distribution des prix aux gagnants du concours et aux gagnantes de la course à vélo.

En mairie de Bujumbura, les femmes et filles regroupées au sein de l’association Solidarité des femmes burundaises pour la lutte contre le sida et le paludisme (SFBLSP) ont célébré la JIF dans les enceintes du Centre ombre des femmes (COFEM) de la SFBLSP situé au quartier Twinyoni de la zone Kamenge. Les festivités ont notamment été marquées par des discours et des messages, des chansons, des danses traditionnelles et une marche.

Accompagnées par quelques hommes, plusieurs femmes provenant des zones Kamenge, Cibitoke et Kinama de la commune urbaine de Ntahangwa et certaines localités de la province Bujumbura rural (Tenga, Nyabunyegeri et Rubirizi) ont fait une marche sur l’axe COFEM-Centre Jeunes de Kamenge, munis des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Nous sommes unis pour sauver les femmes », « Non aux violences faites aux filles et aux femmes », « Nous, hommes, sommes engagés à dialoguer avec nos épouses et à éviter de les maltraiter ».

La représentante légale de la SFBLSP, Mme Espérance Ntirampeba, a déclaré que son organisation se joint au monde et aux autres organisations de défense des droits humains et des femmes en particulier pour mettre ensemble leurs forces dans le but d’atteindre l’égalité des sexes d’ici 2030. Elle a rappelé que depuis longtemps, les femmes avaient un statut inférieur à l’homme. Elles étaient sous-estimées, confinées aux seuls travaux ménagers et ne jouissaient pas de la dignité reconnue à la personne humaine, d’après elle. Une journaliste allemande, Clara Zetkin a, dans ce combat, montré que les femmes sont aussi capables dans les différents secteurs de la vie. Après une longue lutte, la célébration de la JIF a été instituée en 1910 à Copenhague, au Danemark, dans le but de lutter pour la liberté et les droits des femmes.

Mme Ntirampeba a évoqué une amélioration dans le respect et la promotion des droits des femmes depuis cette date, dont le droit des femmes et des filles à la parole, à l’éducation, au travail et à une rémunération et l’accès à des postes de prise de décision. Elle a appelé ceux qui sont encore réticents en matière de la participation politique et publique des femmes à se défaire de cette mentalité. Elle a, en outre, invité les femmes à exprimer leurs souhaits en vue de rehausser le taux de participation des femmes aux instances de prise de décision (actuellement de 30%) pour atteindre l’objectif visé par cette journée de 50-50. Pour cela, les femmes ont été encouragées à se faire élire dans les différentes instances, tout en veillant au respect mutuel entre mari et femme, ce qui réduirait les violences faites aux femmes, selon la présidente de la SFBLSP.

Le chef du quartier Twinyoni de la zone Kamenge, M. Oscar Ntirandekura a, pour sa part, insisté sur l’apport économique que chaque femme devrait apporter au ménage pour franchir un pas dans le développement des ménages et du pays. « Plusieurs femmes du quartier Twinyoni attendent que leurs époux rentrent avec un sachet de provisions alimentaires, alors que les hommes ont besoin de l’apport de leurs femmes. Chaque femme du quartier doit se fixer un objectif à réaliser sur une certaine période, en vue de contribuer au développement économique du ménage, du quartier, de la zone, de la commune, du pays et du monde », a-t-il souligné. Mme Eugénie Ndikubwayo, la seule femme chef du quartier Gikizi de la zone Kamenge (sur les neuf quartiers), a insisté sur le rôle joué par les femmes en matière économique. Elle a appelé les femmes à la solidarité et au soutien mutuel au moment des élections et à ne pas se sous-estimer ou se discriminer, parce qu’elles sont capables dans tous les secteurs.

Pour la secrétaire de la zone Kamenge, Mme Godeliève Biruhiye, la balle est dans le camp des femmes elles-mêmes. Leur adhésion et participation active dans des associations les permettra de s’émanciper, de réaliser le thème de la journée et le développement suivra.

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