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Séances de dialogue inter Burundais à Mwaro, Cankuzo et Bururi

MWARO/CANKUZO/BURURI, 20 février 2016 : Le dialogue inter Burundais a eu lieu ce vendredi à Mwaro (centre-ouest du Burundi), en présence du président de la Commission nationale dudit dialogue (CNDI), Mgr Justin Nzoyisaba.

Malgré une pluie battante, la population issue des milieux divers (élus du peuple, représentants des partis politiques, des confessions religieuses, de la société civile, des associations des jeunes, des femmes et des médias) a participé en grand nombre à ces assises.

Dans son mot liminaire, Mgr Nzoyisaba a rappelé que chaque fois que le Burundi a organisé des élections, ces dernières ont été suivies par des événements qui ont endeuillé le pays, précisant que ces assises constituaient une occasion de débattre de tous les sujets, afin de trouver une solution durable à tous ces problèmes pour qu’enfin les Burundais puissent vivre en paix et s’atteler au développement.

Il était question pour les participants de s’expriment sans faux fuyant et sans crainte, et proposer des solutions car il n’y aura pas de poursuite judiciaire, a tranquillisé Mgr Nzoyisaba.

Des participants se sont exprimés et ont donné plusieurs voies de solutions dont la révision de la constitution nationale en veillant à ne plus limiter le nombre de mandats présidentiels, ainsi que le rejet de l’accord d’Arusha et des quotas ethniques.

Un intervenant qui n’est pas de cet avis a indiqué que vues les solutions que l’Accord d’Arusha ont apportées aux problèmes burundais, la solution n’était pas de la rejeter mais que les Burundais pourraient les retoucher dans le sens de les améliorer. Et comme on s’est rendu compte que le pouvoir fatigue, a-t-il poursuivi, le nombre de mandats devrait se limiter à deux (5ans renouvelables une fois).

Un autre participant a proposé que la durée d’un mandat présidentiel soit de 8 ans et qu’il soit mis en place de la haute cours de justice, une cour pour juger les hauts dignitaires et le conseil supérieur de la magistrature qui ne serait pas nommé par le président de la République pour plus d’indépendance.

L’honorable Anicet Tuyaga, élu de la circonscription de Mwaro, indique quant à lui, que le remède viendrait à la fois de l’intérieur du pays et de l’extérieur. Les Burundais ont perdu certaines valeurs, on a mis en avant l’argent, le gouvernement enseignerait l’amour du travail et la compétition. Nos dirigeants qui se rendent à l’étranger
devraient apprendre des autres, surtout sur le respect et la protection des intérêts du pays et de la population.

Pour l’ancien premier vice-président Prosper Bazombanza, les problèmes burundais tiennent beaucoup plus aux intérêts des uns et des autres et c’est pour cela que le parti qui a gagné les élections devrait intégrer les autres qui les ont perdues dans la formation du gouvernement et voir si on ne passerait pas par exemple de 5% à 4 pour entrer au gouvernement.

D’autres participants proposent l’instauration de la peine capitale pour les responsables des coups d’Etat et que la Commission Vérité et Réconciliation fasse son travail pour qu’on sache finalement qui sont les responsables des tueries au Burundi.

A Cankuzo (est du Burundi), la séance de dialogue était animée par le vice-président de la CNDI, M. François Nkezabahizi. Dans son mot d’accueil, le gouverneur de la province Cankuzo, M. Désiré Njiji a fait savoir que la situation sécuritaire est généralement bonne dans cette province, soulignant que la population cohabite bien. Il a invité les participants à s’exprimer librement en vue de donner leurs contributions dans le but de trouver des solutions durables aux problèmes burundais.

Ouvrant les travaux de cette séance, le vice-président de la CNDI, M. François Nkezabahizi a indiqué que le dialogue inter-Burundais va conduire le peuple burundais à une solution durable visant la consolidation de la démocratie au Burundi et l’éradication des violences de toutes formes qui ont été observées chaque fois avant, pendant, et après les élections.

Avant de prendre la parole, les participants à la séance ont écouté une brève historique pour montrer tout ce qui a marqué les élections de 1961, 1965, 1993, 2010 et 2015.

Ils ont alors émis leurs suggestions :Anglebert Ngendabanka, un des députés élus dans la circonscription de Cankuzo a demandé l’intégration dans l’armée et dans la police burundaise des ex-combattants qui sont encore en forme dans le cadre d’éviter le chômage des personnes qui savent manier les armes. Il a en outre soutenu beaucoup d’autres intervenants demandant le retour d’une peine de mort dans le code pénal burundais applicable aux auteurs des crimes de meurtres.

A maintes reprises, des participants ont souhaité qu’il y ait le strict respect de l’Accord d’Arusha et de la Constitution burundaise moyennant quelques retouches, le strict respect du mandat de cinq ans renouvelable une seule fois pour les chefs d’Etat, l’organisation du dialogue inter-Burundais inclusif, l’alternance à la tête de l’Etat, la création d’emploi pour lutter contre le chômage observé à grande échelle chez les jeunes diplômés, d’où la manipulation faite par des politiciens, la lutte contre l’impunité. Ils ont aussi souhaité que les anciens chefs d’Etat ne soient plus des sénateurs à vie, etc.

A Bururi (sud-ouest du Burundi), le modérateur de la séance, M. Aimable Barandagiye a fait savoir que chaque fois que les élections sont organisées, des situations sanglantes ont suivi. Il a signalé les élections de 1961 où le prince Louis Rwagasore a été assassiné, en 1993 le président Melchior Ndadaye et ses proches collaborateurs ont été sauvagement tués et d’autres situations qui ont précédé la période de Ndadaye.

Après cette brève présentation historique des moments qui ont caractérisé les périodes post- électorales, est venu le tour des participants. Le constat est qu’ils ont émis des propositions qui divergent, certains proposant la révision de la Constitution et l’abolition de l’Accord d’Arusha, au moment où d’autres disent qu’il ne faut pas toucher aux deux instruments.

Le même scénario s’est observé sur la question du mandat présidentiel où certains ont proposé que le président de la République se face élire uniquement à deux mandats alors que les autres ont proposé qu’il serait mieux d’abolir la question de mandat dans la Constitution.

D’autres propositions sont relatives à la fusion de la Constitution et des Accords d’Arusha pour constituer un seul document. Les participants ont par ailleurs demandé que les policiers et les militaires retraités qui sont encore aptes soient déclarés réservistes et qu’au moment où le pays a besoin des troupes à envoyer en mission de maintien de la paix à l’étranger, il fasse recours à ces retraités encore actifs car ces derniers sont souvent manipulés par des politiciens pour perturber la sécurité.

L’autre intervention a concerné l’harmonisation des salaires des fonctionnaires et la prise en compte de l’équivalence des diplômes, le recrutement sur des critères d’objectivité en tenant compte des compétences et non d’appartenance politique, l’indépendance de la magistrature, la limitation des naissances pour freiner la poussée démographique et bien d’autres.

Notons que cette séance de dialogue inter Burundais a connu une forte participation de la population à majorité fonctionnaires venus de toutes les communes avec tous les députés élus dans la circonscription de Bururi ainsi que le 2ème vice-président du Sénat, lui aussi élu dans cette circonscription.

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