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Trois ministres répondent aux questions orales des députés

Bujumbura, 19 février 2016 : Les ministres de la Défense nationale et des Anciens combattants, Emmanuel Ntahomvukiye, de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni et celui des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe étaient invités, jeudi, à l’Assemblée nationale pour répondre aux questions orales relatives à la sécurité et aux relations diplomatiques avec le Burundi et les pays voisins et l’Union Européenne.

Le ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, Alain Aimé Nyamitwe a signifié que ces relations sont encore bonnes tout en accusant le Rwanda d’être complice dans la déstabilisation de la sécurité au Burundi. Il a déclaré que le Burundi souhaite entretenir des bonnes relations de voisinage et diplomatiques avec les pays voisins et avec l’Union Européenne.

Quant au désarmement de la population qui détient des armes illégalement, le ministre de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni a noté que ce travail avance bien et que 90% d’armes saisies sont entrées de l’extérieur notamment du pays voisin, le Rwanda. Il a par ailleurs souligné que la discipline doit être revalorisée au sein des forces de défense et de sécurité. Un plan d’action est en préparation pour lutter contre les bavures sous toutes leurs formes, des sanctions ayant déjà été appliquées pour des cas y relatives.

Parlant de la collaboration entre le secteur de la sécurité et celui de la justice en matière de traitement des dossiers pénaux, il a indiqué que des fautes peuvent être commises mais que ce n’est pas très alarmant. Car, a-t-il dit, les malfaiteurs relâchés illégalement peuvent être arrêtés de nouveaux. Cette situation peut résulter de la défaillance des juges, de l’insuffisance d’enquêtes ou du manque de témoins à charge.
A la question relative à la disparition de certaines personnes arrêtées par les forces de sécurité, le ministre de la Sécurité publique a répondu par la négative. Il a souligné qu’il arrive plutôt que des malfaiteurs se cachent derrières les forces de sécurité pour commettre ces forfaits.

A son tour, le ministre en charge de la défense nationale a fait savoir qu’une commission a été créée pour analyser les modalités pratiques de la reprise de la peine de mort en vue de lutter à jamais contre la criminalité.

Concernant les groupes rebelles déjà déclarés, il a cité le FNL de Nzabampema, officier déserteur, le RED/ Tabara composé par des militaires et policiers déserteurs, des démobilisés et de quelques pensionnés des secteurs de défense et de sécurité ainsi que le FOLEBU constitué par des militaires et des policiers qui se sont rebellés lors du putsch manqué de mai 2015 en collaboration avec certaines personnes qui sont contre le mandat du président Pierre Nkurunziza. Il a, à ce titre, déclaré qu’il n’y a pas d’infiltration des groupes terroristes qui lancent des grenades mais qu’il s’agit des jeunes burundais.

La fouille perquisition sera renforcée en même temps que les comités mixtes de sécurité pour la protection de la population et de ses biens. S’agissant de l’équilibre ethnique au sein de l’armée, le ministre concerné a fait savoir qu’une enquête pour voir l’état actuel des lieux est terminée.

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Discours: President et autres

Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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