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Le dialogue inter burundais en provinces Bubanza, Bujumbura rural et Cibitoke

Le dialogue inter burundais a eu lieu ce vendredi 29 janvier 2016 dans les provinces Bubanza (Nord-Ouest du Burundi), Bujumbura rural (Centre-Ouest) et Cibitoke (nord-ouest du Burundi), a-t-on constaté sur place. Les participants à ce dialogue, qui étaient des représentants des partis politiques, de la société civile, de l’administration, des confessions religieuses, des Batwa, des femmes et des jeunes, étaient appelés à donner, chacun, sa contribution pour une démocratie sans faille.

En province Bubanza, le président de la Commission Nationale pour le Dialogue Inter burundais (CNDI), Mgr Justin Nzoyisaba, a fait savoir dans son mot introductif que ce dialogue a pour objectif d’arriver à une paix durable ainsi qu’une démocratie sans faille, et de mettre fin au cycle de violences liées aux élections. En province Bujumbura rural, le Vice président de la commission, M. François Nkezabahizi a demandé dans son mot liminaire de réfléchir sur les stratégies à formuler pour une démocratie durable au Burundi.

Le secrétaire exécutif de la Commission nationale du dialogue inter Burundais, M. Festus Ntanyungu a brossé l’historique des événements consécutifs aux élections depuis l’indépendance du Burundi. Il a parlé de l’assassinat du Prince Louis Rwagasore qui venait d’être élu, des assassinats de Pierre Ngendandumwe, de Melchior Ndadaye et des différents coups d’Etat militaires qui se sont succédé jusqu’à nos jours, soulignant que chaque fois qu’il y a des élections il y a des problèmes au Burundi et qu’il est grand temps de trouver des stratégies pour une démocratie durable.

A Bubanza comme à Bujumbura rural, différentes interventions et contributions des participants étaient surtout axées sur l’adaptation de la constitution et d’autres textes de lois sur la situation du moment, la déchéance de la nationalité pour ceux qui ternissent l’image du pays, étant à l’étranger, l’adaptation de la démocratie aux valeurs nationales, revoir les mandats (5 ans pour le président et 7 ans pour le parlement), afin d’éviter un probable vide institutionnel vers la fin du mandat présidentiel.

Certains participants ne veulent pas entendre parler de mandat présidentiel, il faudrait, de leur point de vue, la révision de la constitution pour lever les équivoques, le respect de la loi et de l’accord d’Arusha, l’indépendance de la magistrature pour une justice équitable, le respect des droits de l’Homme, la culture de la vérité, la révision de la loi électorale, la lutte contre la corruption et la pauvreté, le dépassement des clivages ethniques et régionales, la dépolitisation de l’armée et de la police, l’intégration des Batwa, l’éducation citoyenne à tous les niveaux.

Des participants ont également évoqué le respect du verdict des urnes, de la souveraineté et l’indépendance nationales, fustigeant l’envoi de la MAPROBU au Burundi. D’autres encore ont proposé d’effacer les mandats présidentiels dans les textes de loi tout en privilégiant le verdict des urnes. La création de l’emploi afin d’occuper des chômeurs qui sont souvent instrumentalisés par des politiques, a également été proposée comme solution. Le président de la CNDI, Mgr Nzoyisaba, a promis l’organisation de ce dialogue jusque dans les communes. Il a indiqué qu’après la collecte de ces contributions de la population, le rapport sera remis au Président de la République et au Parlement.

En province Cibitoke (nord-ouest du Burundi), cette activité a eu lieu au stade moderne de Buganda et a connu une forte participation, a-t-on constaté sur place. Après le mot d’ouverture et l’historique de la politique au Burundi depuis son indépendance, la parole a été donnée aux participants dont l’effectif était d’environs trois milles. Certains intervenants se sont déclarés contre l’envoi des troupes étrangères au Burundi, contre les négociations, contre la Belgique, la France et le Rwanda. D’autres proposent qu’on change certains articles de la constitution nationale, comme ceux qui traitent des mandats et ceux qui traitent des cotas ethniques. Il y avait également des participants qui demandent le respect de la constitution nationale et des accords d’Arusha, qui proposent l’alternance ethnique au pouvoir, alors que d’autres encore demandent qu’on abandonne le système des listes bloquées.
Le président du FNL Iragi rya Gahutu Rémy, M. Pasteur Habimana propose qu’on garde la pratique de suffrage universelle (un homme et une voix) lors des élections, il accuse de mensonges ceux qui ont participé aux accords d’Arusha.

Abp-info

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Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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