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Les Nations Unies recommandent la mise en place rapide d’un dialogue inclusif pour mettre fin à la crise

Bujumbura, 23 janvier 2016 : Les Nations Unies recommandent la mise en place rapide d’un dialogue politique inclusif au Burundi pour mettre fin à la crise politico-sécuritaire qui secoue le pays depuis huit mois, ont indiqué vendredi tard dans la soirée (22 heures locales ; 20 heures GMT), dans un point de presse conjoint tenu dans les enceintes de l’aéroport international de Bujumbura, Mme Samantha Power et M. Alexis Lamek, respectivement ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique et Ambassadeur adjoint français à la Mission Permanente des Nations Unies à New-York.

La décision prise le 25 avril 2015 par le chef d’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, de briguer un autre mandat présidentiel pour l’élection présidentielle burundaise de 2015, a provoqué dès le lendemain des manifestations hostiles à cette candidature dans les rangs des militants de certaines formations politiques d’opposition et de quelques organisations de la société civile (OSC) dans certaines zones de la Mairie de Bujumbura et d’autres coins de l’intérieur du pays.

Les ambassadeurs Power et Lamek, qui s’exprimaient, au nom d’une délégation des représentants des 15 pays membres du conseil de sécurité des Nations Unies au Burundi qui venait de clôturer une visite de travail de 24 heures dans le pays après avoir pu s’entretenir avec les plus hautes autorités burundaises dont le président Nkurunziza, ont estimé avant que cette délégation ne décolle vers le siège de l’Union Africaine (UA) à Addis Abeba (Ethiopie), que la situation de crise dans laquelle le Burundi se trouve actuellement doit prendre fin.

″Pour l’ensemble des pays membres du conseil de sécurité des Nations Unies, la seule méthode évidente pour parvenir à recouvrer une paix civile mise à mal au cours des huit derniers mois au Burundi, est la mise en place rapide d’un un dialogue politique inclusif. Notre souhait le plus ardent est qu’un tel dialogue soit effectif et démarre rapidement″, a expliqué l’ambassadeur Lamek.

Pour les Nations Unies, a-t-il précisé, ce dialogue devrait comporter l’ensemble des parties prenantes au conflit burundais en s’inspirant de la méthode qui avait été suivie lors des négociations inter-burundaises ayant conduit à la conclusion de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi (AAPRB) du 28 août 2000 sous l’égide des facilitations successives des anciens chefs d’Etat de la Tanzanie et d’Afrique du Sud, feu Julius Nyerere et feu Nelson Mandela.

Le modèle ″Arusha″ doit être suivi et repris en vue d’une sortie effective de crise, a-t-il insisté en plaidant que de tels pourparlers de paix doivent être conduits et accélérés sous l’égide d’une médiation internationale.

Pour qu’un tel dialogue soit fécond et s’accélère, a-t-il ajouté, le conseil de sécurité des Nations Unies compte beaucoup sur l’investissement actif des autorités burundaises.

Pour sa part, l’ambassadrice Power a indiqué que la délégation onusienne a profité de son séjour au Burundi pour plaider en faveur de l’adhésion des autorités nationales au déploiement éventuel de la MAPROBU (Mission Africaine de Prévention et de Protection au Burundi) dans le pays pour préserver la paix civile et consolidation de la stabilité.

″Nous étions venus au Burundi pour nous enquérir de la situation réelle qui prévaut sur le terrain à partir des informations reçues de New-York. Pour le moment, nous venons de constater que le pays est en crise avec la persistance des violences particulièrement dans la ville de Bujumbura. Une telle situation, pourrait nécessiter, le cas échéant, l’appui de la communauté internationale, dans un éventuel déploiement au Burundi d’une mission de maintien de la paix telle que l’a préconisé récemment le conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union Africaine (UA).

Mme Power a ajouté que cette délégation du conseil de sécurité des Nations Unies, après son séjour au Burundi, allait se rendre dans la capitale éthiopienne pour s’entretenir avec les autorités de l’UA sur un appui onusien dans le cadre d’accélérer les préparatifs d’un éventuel déploiement de la MAPROBU au Burundi au cas où l’évolution des données sur le terrain politico-sécuritaire devait le nécessiter.

Toutefois, sur cette question d’un éventuel déploiement de la MAPROBU au Burundi, les plus hautes institutions républicaines burundaises dont le gouvernement et les deux chambres du parlement bicaméral (assemblée nationale et sénat), ont déjà rejeté un déploiement de la MAPROBU au Burundi.

La MAPROBU, ont menacé ces institutions, en cas de déploiement au Burundi, serait considérée comme une force ″d’invasion″ dans le pays et ″traitée comme telle″.
Sur la question de dialogue politique, les autorités burundaises prônent une large participation des Burundais de l’intérieur du pays en y associant quelques Burundais de la diaspora dont le profil politique n’est pas encore connu.

Les autorités burundaises ont déjà averti également qu’il est hors de question d’intégrer dans un tel dialogue les organisations ou les individus qu’elles qualifient de ″putschistes″.

Abp-info

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