AUJOURD'HUI
46
SEMAINE DERNIERE
1986
PAGES VUES
129385
TOTAL VISITES
107232

Validation de la politique sectorielle du ministère de la Justice pour la période 2016-2020

Bujumbura, 12 janvier 2016 : Le ministère de la Justice a organisé lundi à Bujumbura, ce lundi 11 janvier 2016, un atelier de validation de la politique sectorielle du ministère de la justice pour la période 2016-2020. Cette politique fait suite à deux autres précédentes mises en oeuvre de 2006 à 2010 et de 2011 à 2015. Celle à l’horizon 2020 élaborée sous la vision « Une justice indépendante, équitable, modernisée et accessible pour tous » s’articule sur trois axes stratégiques cardinaux, à savoir une justice indépendante, une justice pour tous et une justice pénale humanisée.

Pour la période 2016-2020, les stratégies et actions prioritaires du ministère de la Justice seront articulées autour de 16 priorités, a noté le président de la commission chargée de l’élaboration de la politique sectorielle, M. Edouard Minani. La 1ère priorité est d’asseoir la place du pouvoir judiciaire comme pouvoir à part entière. La 2ème est de renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles de la Cour Constitutionnelle et de la Cour Spéciale des Terres et autres Biens. Il s’agit aussi de renforcer les capacités du ministère de la Justice et des administrations personnalisées sous sa tutelle et de la professionnalisation et la fidélisation des personnels du ministère de la Justice, des magistrats et auxiliaires de la justice.

L’amélioration de la gestion des carrières, l’harmonisation des pratiques judiciaires et l’évaluation de l’application des instruments légaux, l’opérationnalisation du système d’aide légale et le renforcement de la sécurisation foncière font partie des priorités de la politique sectorielle. Il s’agira aussi de décentraliser l’approvisionnement des juridictions, réformer la justice de proximité, défendre les intérêts de l’Etat, réformer les voies d’exécution, élaborer un plan de construction d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires. Améliorer les conditions de détention et développer une stratégie nationale de réinsertion des détenus, lutter contre l’impunité et rendre la chaîne pénale plus efficace sont également les priorités de la politique sectorielle du ministère de la Justice à l’horizon 2020.

Selon la ministre de la Justice et garde des sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana, une bonne justice est un liant social, un vecteur de paix et de stabilité sociale et sûrement facteur de développement. Au cours de cette période, le ministère de la Justice va faire en sorte que le secteur de la justice, dans tous ses aspects, dispose d’un cadre juridique qui répond aux exigences actuelles de la société. Le cadre juridique est un outil important dans la mesure où c’est la norme appropriée qui concourt à la résolution des litiges qui naissent entre les protagonistes, car la justice assure la paix et la stabilité sociales. De plus, ces dernières instaurent, à leur tour, un climat propice à l’investissement et par voie de conséquence au développement, a précisé Mme Kanyana.

La période 2016-2020 sera en outre marquée par le renforcement du statut des différents acteurs de l’appareil judiciaire et la prise des mesures tendant à faire respecter l’indépendance du pouvoir judiciaire. « L’indépendance du pouvoir judiciaire est une notion chère à ma conviction. Il s’agit du pouvoir donné au magistrat ou au juge lorsqu’il est saisi d’un litige, de rendre une décision dans le respect des lois et règlements en vigueur, à l’abri de toute pression. C’est un principe fondamental pour la garantie des libertés individuelles et collectives, pour la lutte contre l’impunité des crimes et délits, la construction d’une bonne gouvernance, le renforcement de la crédibilité du pouvoir judiciaire et de la sécurité juridique des biens et des personnes », a souligné la ministre. Elle a noté que l’indépendance du pouvoir judiciaire implique également le respect des règles déontologiques et que la non application rigoureuse entraîne des conséquences dommageables qui ternissent l’image de la justice.

Durant les cinq années couvertes par la présente politique sectorielle, l’inspection générale de la justice et les responsables des divers services du ministère devront veiller particulièrement à ce que les prestations et le comportement des magistrats et des auxiliaires de la justice n’entachent pas la dignité de la magistrature. Suite à l’accroissement du contentieux administratif, la défense des intérêts de l’Etat figure en bonne place parmi les priorités du ministère. Une loi portant réglementation de l’action récursoire et directe de l’Etat et des communes contre leurs mandataires et leurs proposés a été promulguée, il y a une année, mais aucune action contre un mandataire n’a été enregistrée jusqu’aujourd’hui alors que l’Etat continue à perdre d’importants montants d’argent consécutifs à sa condamnation, du fait des fautes de ses cadres et agents.

Abp-info

Retour
Discours: President et autres

Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves