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“Aucun pays ne se développe au moyen des aides”, déclare le Président de la République du Burundi, Pierre NKURUNZIZA

Bujumbura, 31 décembre 2015 (DWG) : Le Président de la République du Burundi Son Excellence Monsieur Pierre Nkurunziza a animé ce 30 décembre 2015 à partir de la province de Gitega, une émission publique au cours de laquelle il a répondu aux questions des journalistes de divers medium présents sur les lieux et le public en général par le téléphone et/ou les messages envoyés par les outils électronique. C’est une occasion d’échanger sur les questions devant lesquelles traverse le pays ainsi que les perspectivistes d’avenir du Burundi. Les questions sur le domaine politique, sécurité, justice et santé sont parmi les points qui ont occupé une place importante.

Avant de répondre au premier groupe de questions lui adressées, le Président de la république a émis son souhait de joyeux noël et meilleurs vœux à toute la population burundaise, une année de lait, de miel, de paix et de prospérité. SEM le Président de la République est revenu sur le contexte du processus électoral de 2015, "des élections qui ont été marquées par un début difficile depuis le mois d’avril", a-t-il rappelé. Ainsi, au début de l’année 2014, des écrits ont été rendus public revenant sur la tenue quasi impossible des élections de 2015. Des manifestations ont eu lieux, la désobéissance aux lois établies par le Gouvernement s’est observée, une quinzaine de groupes armés a été anéantie, la mise sur pied de la commission électorale nationale indépendante a été critiquée de même que la Commission Vérité Réconciliation (CVR), pour ne citer que ceux-ci. Tous ces éléments ont été des signes précurseurs sur le refus de ne pas tenir les élections.

Les burundais avaient déjà entamé le dialogue
Le président a rappelé que le dialogue entre burundais avait bel et bien commencé. Il cite le dialogue qui a réuni les politiciens à Kayanza qui a été sanctionné par une feuille de route pour les élections de 2015. Le gouvernement avait mis en place le cadre de dialogue et le forum de permanent de parti politique, les Cadre Stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP I et II) dans ses efforts de développer le dialogue entre citoyens burundais. Avec la tentative de coup d’état le 13 mai 2015, la communauté internationale et régionale (communauté est africaine) a alors saisi de cette occasion pour essayer de trouver une solution à la situation de crise au Burundi.

Le dialogue entamé à Entebbe ce 28 décembre 2015 a été marqué par un faux départ. Le Président de la république du Burundi est clair "le conflit burundais n’est ni politique ni ethnique, le gouvernement du Burundi doit prendre en main le dialogue", a-t-il annoncé. La communauté internationale et régionale doivent respecter la liberté totale du Burundi en respectant les limites du Pays. Le président accepte que cette communauté doit contribuer pour le bon déroulement de ce dialogue. Le Burundi réclame la tenue de dialogue à l’intérieur du pays. Pour les gens qui ne voudraient pas participer, la commission en charge du dialogue s’organisera pour leur rencontrer surtout que leurs contributions restent nécessaires pour construire ensemble le pays.
Le Président de la République est convaincu que la phase de conflit armé a été clôturée avec la signature des Accords global pour le cessez-le-feu et les Accords de Paix et la Réconciliation au Burundi signés le 28 août 2008 en Tanzanie. Pour le Président de la République, "ceux qui réclament un gouvernement de transition cela signifierait la suppression de tous ces accords ainsi que la constitution". Un seul chemin d’arriver au pouvoir, c’est la voie des urnes, dit le Président de la République.

“Les salaires des fonctionnaires de l’Etat seront régulièrement versés”, rassure Président Pierre Nkurunziza

Sur la question liée à la diminution du prix du carburant, le président souligne que la hausse du prix de ce produit occasionne celle de toutes les autres denrées. Ainsi, le Gouvernement donne environ 10 milliards par l’an pour appuyer les efforts de la population. Faisant référence à la situation au sein de la sous région, le Président Nkurunziza souligne que le "Burundi reste le seul pays où le prix du carburant est relativement bas". La diminution du prix de carburant à l’échelle internationale permet au Gouvernement du Burundi de réaliser les projets et les programmes conçus dans les prévisions de l’année en cours.

Président Nkurunziza a rassuré que les salaires des fonctionnaires de l’Etat seront régulièrement versés malgré la crise qui n’a pas épargné le secteur financier de l’Etat. Il ajoute qu’ « aucun pays sur la planète ne s’est développé au moyen de l’aide ». Le Gouvernement va poursuivre la réalisation des activités durant l’année 2016 sans entrave, sinon il va s’endetter. Il a apprécié le travail louable de l’Office Burundais des Recettes, qui vient d’encaisser un surplus de plus de dix milliards par rapport aux prévisions. "Les burundais vivront. Les burundais ont assez d’amis. Le Burundi a beaucoup de richesses. Nous devons plutôt renforcer la paix et la sécurité et éviter les cas de force majeur. Le pays a des gisements de minerais", a-t-il déclaré.

Le président a lancé un appel aux burundais pour changer de comportement. Il souligne que le travail existe au Burundi, dans la sous région et à l’étranger. Il a révélé qu’il y a des pays qui voudraient avoir la main d’œuvre burundaise. Il cite le cas de la Guinée Equatoriale, Arabie Saoudite, Gabon, Brazzaville, etc. L’expertise accomplie par les militaires et les policiers burundais l’a prouvé. Cependant, il recommande qu’il y ait un cadre légal qui va tout déterminer. Le président de la république met la différence entre les études et le travail. Les études aident pour avoir une éducation. Concernant la décision du Gouvernement sur la politique d’harmonisation de salaire, le Président indique que la réussite de cette politique nécessite la volonté de tous pour pouvoir contribuer à rehausser les 90% de fonctionnaires qui ont été identifiés. A cet effet, le Gouvernement a prévu 20 milliards qui seront annuellement versés par an pour essayer de donner la réponse.

Bientôt deux medias vont bientôt réémettre,

Le Président de la république a annoncé que les ministres concernés ainsi que celui en charge de la justice ont fait part de la situation actuelle de medias. Le Président de la Réplique dit que quatre medias n’émettent pas sur une quinzaine de medias burundais dont la majorité est réservée aux privés. En guise de rappel, ces medias été détruits et saccagés lors d’un coup d’état de 13 mai, ce qui revient à dire que la responsabilité retombe aux responsables de ce renversement des institutions. La justice est en train de faire son travail et les dossiers de certains medias vont bon train. Président Nkurunziza a annoncé que deux medias seront bientôt autorisés à réémettre. En outre, le président de la République a signalé que les journalistes qui ne sont pas poursuivis par la justice sont interpellés à regagner le pays et en plus ils seront en plein droit d’exercer leurs activités.

Relations Burundo-Rwandaise sont au bon fixe

Le président de la République Pierre Nkurunziza dit que les burundais et les rwandais se partagent le bien et le mal. Ils sont voisins. Les rwandais et les burundais doivent cohabiter tant bien que mal. Du côté du Burundi, selon le Président de la République, "les relations entre le Burundi et le Rwanda seront toujours au bon fixe aussi longtemps que moi, Pierre Nkurunziza serais à la tête du pays". Il ajoute qu’« aucun mal ne proviendra jamais du Burundi pour causer l’insécurité au Rwanda ». Dans ses illustrations, le Président dit que "les burundais et les rwandais se rendent des visites mutuelles. Les projets et les programmes se réalisent ensemble". En plus, les rwandais viennent travailler au Burundi et les burundais sont autorisés à travailler au Rwanda. "En ce qui me concerne, je n’ai rien contre le président rwandais. Je l’aime. Je lui dois de respect dans son pays. Je prie pour lui pour que Dieu lui bénisse". « Un cœur du roi est dans les mains de Dieu. Il ressemble à ruisseau d’eau que Dieu lui-même oriente là où il souhaite », dit la parole de Dieu.

"Le Burundi ne retombera plus jamais dans les conflits liés au clivage ethnique", a déclaré le Président Nkurunziza. C’est le bon moment de connaître la réalité du passé, du présent et de l’avenir du Burundi. La Belgique a de grandes responsabilités de la situation actuelle au pays. Les étrangers ont eu une grande responsabilité dans l’assassinat de Prince Louis Rwagasore, celui qui avait œuvré pour unir le peuple. Il a rappelé que l’expérience burundaise a prouvé qu’après les élections, il y a eu de tentative de coup d’état les putschistes ont eu un refuge en Belgique.

En ce qui concerne la sécurité, le Président Nkurunziza a vivement apprécié le travail de la police qui a joué pour mettre la main sur environ mille armes récupérées en provenance des pays, voisins. Les burundais n’ont pas besoin d’armes pour se développer mais plutôt le ciment, les tôles, etc.

« Le Burundi n’a pas été concerté pour le déploiement d’une mission africaine »

Sur la question de la décision de l’Union Africaine sur l’envoi de MAPROBU, le président de la République s’est référé dans ses réponses aux articles 1, 6, 17, 18 et 254 de la constitution du Burundi. Ces articles montrent les étapes à suivre pour l’envoi d’une mission de prévention et de protection dans un pays. Selon lui, la réglementation internationale définit trois étapes pour l’envoi de force dans un pays. Ainsi, c’est : (1) quand le Gouvernement exprime la demande, or ce n’est as le cas au Burundi. En plus, le pays qui n’a même pas été concerté, (2) quand il n’y a pas de gouvernement comme le cas de la Somalie et la Centrafrique, (3) lorsque les parties en conflit s’accordent à avoir une force d’interposition. Le Président de la République reconnaît que le Burundi a des problèmes de la sécurité, qui n’est pas un problème politique ni ethnique. Le Président fait remarquer qu’en cas où la force MAPROBU sera envoyée de force, le Burundi et les Burundais vont se défendre.

Suivi de politique de gratuité de soins de santé

Le Président de la République a rassuré que le gouvernement continuera à faire soigner les enfants de moins de cinq ans et les femmes qui accouchent. En cas de difficulté, a-t-il martelé, le Gouvernement pourra contracter un crédit si le besoin se fait sentir. Pour le secteur sportif, il a indiqué que le Gouvernement se construira à Bujumbura deux terrains de football répondant aux normes internationales. La Chine est prête à appuyer après les travaux de construction du palais présidentiel.

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Discours: President et autres

MESSAGE TO THE NATION BY HE PIERRE NKURUNZIZA ON THE OCCASION OF THE 1ST ANNIVERSARY OF HIS INAUGURATION

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