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Premier débat parlementaire du 21 décembre 2015

Bujumbura, 21 décembre 2015 (DWG) : Les membres de deux chambres du parlement burundais ont animé aujourd’hui le premier débat parlementaire pour échanger sur les informations faisant état du génocide contre les Tutsi au Burundi, la déclaration du conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine dans sa 565ème réunion qui a décidé le déploiement d’une Mission Africaine de prévention et de Protection au Burundi (MAPROBU) dont un effectif initial pourra aller jusqu’à 5.000 personnel militaires et de police et le dialogue inter-burundais.

Les députés ont, dans leurs interventions fait le tour de la situation de paix et de sécurité qui prévaut dans leurs circonscriptions. Ils ont aussi démontré que le génocide n’est pas possible au Burundi surtout que les Accords d’Arusha ont essayé de définir l’avenir du pays en mettant en place une formule de partage de pouvoir par un quota établi en politique, au sein du corps de force de sécurité et celui de la défense nationale. Les élus du peuple burundais acceptent que de cas de tueries non sélectif sont souvent constatés chaque fois après le processus électoral. Le président de ce débat, Honorable Pascal Nyabenda a demandé aux participants et invités à observer une minute de silence en mémoire de toute personne victime des actes de barbaries. Le débat parlementaire a été largement médiatisé, un communiqué final sera prochainement rendu public. A travers les interventions, le souhait de la tenue d’un dialogue franc et sincère s’est fait sentir dans le but de trouver ensemble une réponse aux difficultés devant lesquelles le pays fait face.

Honorable Gélase Ndabirabe, dit que « ce n’est pas possible de commettre un génocide au Burundi, comme certains pays internationaux, certaines associations et certains politiciens aiment le dire. Plus jamais. », a-t-il insisté. Il souligne en outre que ce mot (génocide) est utilisé par certains politiciens qui voudraient atteindre leurs intérêts. Pour lui, c’est une manipulation pour tromper notamment les jeunes utilisés et exploités en se lançant sur le feu pour attaquer les camps militaires. Selon Ndabirabe, les échanges ont montré qu’on ne peut pas comprendre comment des pays peuvent penser à amener une force d’interposition au Burundi sans savoir exactement si celle-ci va s’interposer entre qui et qui, entre les Hutu, les Tutsi, les Twa et quelle serait sa mission au Burundi. Il ajoute qu’ au cas où l’ Union Africaine s’imposerait par force elle aurait passé outre mesure, c’est-à-dire qu’elle aurait elle-même violé les textes sur lesquels elle se fonde en violant la souveraineté des états, celle des territoires de pays en voulant envahir le Burundi. Dans cette condition, a-t-il poursuivi, "le Burundi et les peuples burundais lui-même seraient obligés de se défendre".

Notons que certains membres du Gouvernement, ceux de la Commission Vérité réconciliation, les confessions religieuses, le corps diplomatique accrédité à Bujumbura et certains représentants des partis politiques étaient présents dans les enceintes de l’Hémicycle de Kigobe.

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Discours: President et autres

Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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