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Le parcours du processus électoral de 2015 a été émaillé par des forces et des faiblesses

Bujumbura, 3 nov 2015 :Le parcours du processus électoral burundais de 2015 a été émaillé par des forces et des faiblesses, a affirmé mardi à Bujumbura, en marge des travaux d’une retraite nationale de son évaluation, M. Pierre-Claver Ndayicariye, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

"D’abord, au niveau des forces, j’en dirais quatre. La première force est que l’expérience de la CENI aura été utile à ce processus qui a connu des méandres et des turbulences particulières, ainsi que des pressions et des pesanteurs d’un type nouveau. La CENI a pu faire face à ces pesanteurs", a précisé M. Ndayicariye au cours d’un point de presse. Le Burundi a organisé, du 29 juin au 24 août 2015, une série de scrutins inaugurée par l’élection des députés et des conseils communaux, suivie chronologiquement par celle du président de la République, celle des sénateurs, et clôturée par l’élection des conseils de collines et de quartiers.

La population burundaise des collines et des villages, pour "avoir gardé la sérénité et le calme avec une envie folle de participer aux élections", constitue la deuxième force de ce processus, a ajouté M. Ndayicariye.

La troisième force de ce processus aura été la présence, au Burundi, d’une société civile plurielle, a-t-il par ailleurs signalé, en faisant remarquer que "quand les uns se retirent de l’observation électorale, d’autres entrent pour montrer réellement le caractère varié de cette société".

La quatrième et dernière force de ce processus aura été "l’omniprésence des institutions gouvernementales" pour mobiliser la population électrice ainsi que les ressources matérielles et financières au moment où certains bailleurs venaient de décider de suspendre les financements annoncés, a dit M. Ndayicariye.

"L’une des grandes leçons que nous tirons, provisoirement au niveau de la CENI, du processus électoral de 2015, c’est de dire aux pouvoirs publics que les élections sont un enjeu national et qu’il faut davantage penser à financer les élections avec les ressources mobilisées de l’intérieur", a affirmé M. Ndayicariye au palmarès de la première faiblesse remarquée au niveau de ce processus. L’autonomie et la liberté de décisions de certains partenaires électoraux constitue une deuxième faiblesse constatée, a-t-il également reconnu.

"En effet, il y a des partenaires nationaux dont la décision est connectée à celle des partenaires électoraux extérieurs", a-t-il expliqué. L’interférence de certains partenaires extérieurs qui ont oublié que les élections burundaises s’organisaient pour les Burundais et que ce sont les Burundais qui votent pour choisir leurs dirigeants constitue la troisième et dernière faiblesse du processus électoral burundais de 2015, a dit M. Ndayicariye.

Cette dernière faiblesse, a-t-il insisté, mérite un grand débat au sein des Burundais pour avoir été vécu, au sein de la CENI, comme une pesanteur lourde sur le processus électoral. Les élections burundaises de 2015 ont été à la fois soutenues et combattues, a tranché M. Ndayicariye, en ajoutant que le plus important pour la CENI est qu’au bout du compte, "la force du bien a triomphé sur les pesanteurs négatives" de ce processus.

Abp-info

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