AUJOURD'HUI
96
SEMAINE DERNIERE
2630
PAGES VUES
174174
TOTAL VISITES
137890

Célébration de la journée mondiale de la santé mentale

Le Centre neuropsychiatrique de Ngozi (nord) situé sur la colline Mubuga, a célébré vendredi dernier, la journée mondiale de la santé mentale sous le thème : la grande poussée, investir dans la santé mentale. Le directeur de ce centre a profité de cette occasion pour demander au gouvernement d’investir et d’encourager l’intégration des services de santé mentale dans toutes les structures de soins publiques et privées. Il a aussi exhorté les familles et la communauté à éviter la discrimination des patients malades mentaux et à investir dans la création des structures de traitement et dans la couverture des soins des malades mentaux par les mutualités communautaires, comme cela se fait pour les autres maladies difficiles à traiter, telles que le diabète, la tension artérielle, le paludisme et autres.

Le Centre neuropsychiatrique de Ngozi a ouvert ses portes le 24 juin 2014 et est une agence du Centre neuropsychiatrique de Kamenge en mairie de Bujumbura, dénommé chez « le gentil ». Jusqu’en septembre 2015, il avait déjà enregistré 2187 cas de consultations neuropsychiatriques, 2474 cas de consultations somatiques et 893 de consultations en psychologie. Le centre fait aussi des interventions dans les maisons de détention comme la prison de Ngozi. Le centre déplore cependant que les malades viennent après un long parcours de consultations chez des féticheurs, des tradipraticiens et dans des chambres de prières, ce qui retarde même leur guérison et provoque leur épuisement financier.

A travers les exposés du jour, il a été signalé que les malades mentaux sont perçus comme des personnes dangereuses, imprévisibles et responsables de leur état. Ils subissent des stigmatisations et des limitations sociales. La maladie est associée à une faiblesse et à une perte de contrôle. Les victimes sont taxées d’avoir commis des délits. C’est ainsi que les malades mentaux sont enfermés et ligotés par leurs familles. Pourtant, les troubles mentaux sont universels. Cette stigmatisation a des conséquences graves. Elle empêche la consultation, la qualité de vie du patient devient médiocre, les soins de santé du patient ne sont pas couverts, n’étant même pas pris en charge par les mutualités de santé.

Le centre propose trois plans de prévention. Au primaire, c’est la réduction des risques et l’amélioration des résistances aux traumatismes psychologiques. Au niveau secondaire, il propose de retarder l’apparition des troubles mentaux ainsi que le dépistage. Au tertiaire, le centre propose la diminution des risques de rechute.
Concernant les traitements, ils sont de trois ordres : l’aspect médical avec cinq groupes de médicaments, à savoir les antidépresseurs, les antiseptiques, les neuroleptiques, les somnifères et les régulateurs d’humeur. L’aspect psychologique reste le plus efficace et durable. Enfin, le traitement social associe le soutien familial et
le rétablissement des liens sociaux. Le centre neuropsychologique de Ngozi compte débuter l’an prochain, le programme d’hébergement des patients. Dans un premier temps, dix patients seront hébergés dont cinq femmes et cinq hommes, avant l’extension des services et des locaux.

Abp-info

Retour
Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves