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L’énergie de la jeunesse doit être bien canalisée pour mieux servir la cause de la paix

Bujumbura, 1er octobre 2015 : L’énergie de la jeunesse burundaise doit être bien canalisée pour mieux servir la cause de la paix, a plaidé mercredi à Bujumbura Mme Yvonne Matuturu, chef de la Maison UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture) pour une culture de la paix au Burundi.

Mme Matuturu s’exprimait au cours d’une interview accordée à l’ABP en marge de l’ouverture des assises organisées par l’UNESCO, en partenariat avec le ministère burundais en charge de la Jeunesse, à l’intention des jeunes affiliés aux partis politiques sur des thèmes portant sur la non-violence active, la déradicalisation de la jeunesse, la cohabitation pacifique et la promotion des principes démocratiques au Burundi.

Il faut trouver ensemble des solutions appropriées en guise de réponses à la crise que connaît le Burundi depuis quelques mois, a-t-elle recommandé, en faisant remarquer qu’au cours de cette crise, la jeunesse aura été en même temps victime, mais aussi actrice des violences enregistrées.

"Pour moi, il faut d’abord faire sortir les problèmes-clés qui assaillent la jeunesse burundaise, tout en canalisant son énergie pour que même en cas de revendications, même fondées, tout se fasse à travers le dialogue et sans violence", a-t-elle insisté.
Les jeunes de moins de 25 ans représentent 66% de la population burundaise, a-t-elle rappelé avant de souligner qu’ils partagent en commun de ″nombreux soucis et défis″ au premier rang desquels les problématiques d’inaccessibilité à l’emploi et à l’éducation.

Le gouvernement burundais et ses partenaires doivent les aider à surmonter ces défis, a-t-elle martelé. A mes yeux, a-t-elle poursuivi, pour le cas du Burundi et un certain nombre de pays africains, la résolution des problèmes qui assaillent les jeunes est intimement liée à l’assise des principes démocratiques.

"Il faut s’assurer de la démocratie effective et efficiente dans le cadre de la mise en place d’un Etat de droit. Si on y arrive, la paix est possible avec les jeunes burundais sans devoir passer par la violence", a affirmé Mme Matuturu.

Mme Matuturu a indiqué qu’elle a un avis partagé sur l’idée selon laquelle les jeunes burundais affiliés aux partis politiques auraient été manipulés et embrigadés par leurs dirigeants au cours de la crise politico-sécuritaire qui secoue le Burundi depuis fin avril dernier.

"C’est vraiment trop simpliste de globaliser en disant que tous les jeunes sont manipulés. Certes, quelques uns sont manipulés mais, en revanche, il existe d’autres jeunes qui font avancer l’agenda de la démocratie au Burundi, dans la sous-région et même dans l’Afrique toute entière. C’est pourquoi je m’interdis de globaliser pour dire que toute la jeunesse burundaise, ou celle opérant sous d’autres cieux africains, est manipulée", a-t-elle insisté.

Pour Mme Matuturu, le gouvernement burundais devrait pouvoir répondre à des jeunes qui revendiquent des droits "qui s’entendent". Comme la violence vient de toutes parts au Burundi, a-t-elle fait remarquer, les forces burundaises de défense et de sécurité devraient, pour leur part, intérioriser la philosophie de non violence
active, en sachant qu’il y a moyen de canaliser l’énergie des jeunes qui revendiquent, "sans devoir user d’une force disproportionnée".

Dans sa quête pour asseoir une culture de la paix au Burundi, a signalé Mme Matuturu, l’UNESCO voudrait que les 35 jeunes invités à ces assises et qui ressortent des diverses ethnies burundaises et des formations politiques différentes puissent servir de bon modèle pour le partage de bonnes expériences afin que "la différence constitue plutôt un enrichissement".

"Ils ne sont pas obligés de faire partie d’une même ethnie, d’une même religion, d’un même parti politique ou d’une même organisation de la société civile", a-t-elle martelé. Pour le moment, a-t-elle insisté, le grand défi à relever est celui de pouvoir avancer l’agenda de la jeunesse vis-à-vis de son futur, avec un focus sur les problématiques de l’accès à l’éducation et l’emploi.

Face au constat amer selon lequel beaucoup de lauréats d’universités sont livrés au chômage, a-t-elle conseillé, les jeunes burundais devraient "concentrer leurs énergies pour leur développement en évitant, éventuellement, d’être embrigadés par certaines forces politiques". Il faut, a-t-elle recommandé, que les jeunes burundais reviennent à l’agenda de la jeunesse, de manière indifférenciée.

Revenant à ces assises, Mme Matuturu a indiqué que le fait d’arriver à "faire parler" des jeunes affiliés à des partis politiques proches du pouvoir avec ceux proches de l’opposition est déjà en soi une réussite car, a-t-elle insisté, l’essentiel est d’abord de pouvoir "briser la glace".

Abp-info

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Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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