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L’OIC promet d’appuyer les caféiculteurs des provinces Kayanza et Ngozi

KAYANZA, 12 fév 2019 : Le directeur exécutif de l’Organisation internationale du café (OIC), M. José Dauster Sette, a visité lundi le 11 février 2018, en compagnie de différents intervenants dans la filière du café et du gouverneur de la province Kayanza (nord du Burundi), M. Anicet Ndayizeye, les caféiculteurs des provinces Kayanza et Ngozi. Il a promis que son organisation compte mobiliser les fonds pour appuyer les caféiculteurs, a-t-on appris sur place.

La 1ère visite a été effectuée à la plantation caféicole d’essai de l’Institut des sciences agronomiques du Burundi se trouvant sur la colline Kinga en commune Kayanza, qui s’étend sur une superficie de cinq hectares et qui comporte des caféiers d’ombre. Selon le directeur de la station de recherche, M. Gilbert Nduwayo, cette plantation de démonstration est d’une importance capitale du fait que le café d’ombre permet aux caféiculteurs de récolter plus de trois fois l’année. C’est au moment où, jadis, le caféier ne s’associait pas à d’autres cultures. Il a signalé qu’après le recepage ou encore quand il est encore jeune, l’on cultive d’autres semences intercalaires au café, qui sont à caractère vivrier, mis à part les essences autochtones qui, après les avoir taillé, interviennent lors du paillage. Pour M. Nduwayo, en taillant les arbres qui sont dans cette plantation de démonstration, à savoir « imirinzi, ibivumuvumu, imisebeyi, imivugangoma », on obtient facilement le paillis, ce qui permet la croissance rapide du caféier. Il a, de ce fait, appelé les caféiculteurs à pratiquer les cultures intercalaires au café du fait qu’elles permettent d’éradiquer la famine.

Le directeur de la station de recherche s’est réjoui du fait que cette plantation caféicole d’essai a permis à la population environnante de décrocher de l’emploi surtout lors du sarclage, du paillage, du repiquage, de la cueillette du café et bien d’autres activités relatives à l’entretien du caféier. Le directeur exécutif de l’OIC a poursuivi sa visite à la station de dépulpage-lavage de Butegana, dans la même commune de Kayanza. C’est une station qui a produit du café de qualité, qui a été classé premier dans cup of excellence au niveau mondial.

D’après le directeur de cette station de dépulpage-lavage de Butegana, M. Ernest Nzohabonayo, le café de qualité a été le résultat de plusieurs activités menées. Aussitôt arrivé à la station, le café est plongé sous l’eau, après quoi on sélectionne les cerises en deux types, le café cerise qui reste plongé sous cette eau et qui est appelé cerise A, et les cerises flottantes qui sont dénommées cerises B. Même si cette station produit du café de qualité, M. Nzohabonayo a fait savoir que lorsque la production caféicole s’améliore, le séchage et le stockage deviennent difficiles. Pour remédier à ce problème, il a promis que chaque fois que la production caféicole s’améliorera en grandes quantités, ils devront louer des hangars de stockage en province Kayanza ou ailleurs.

Le directeur de l’OIC a encore visité M. Anthère Simbaruhije, un caféiculteur moderne résidant à la colline Gahinini en zone Mparamirundi de la commune Busiga, en province Ngozi. Ce caféiculteur a fait savoir qu’il est en possession de plus de 10 000 pieds de caféiers. Il a indiqué que comparativement aux activités menées pour entretenir ses caféiers, il fait des économies de bouts de chandelles. Il a plaidé pour la majoration du prix du café pour que les caféiculteurs puissent en tirer profit surtout que, a-t-il dit, le café est une culture d’exportation. Pour lui, le prix du café serait de 1 000 FBu au lieu de 500 FBu. Il a en outre souhaité que les organes habilités, de même que l’OIC, appuient les caféiculteurs surtout en leur octroyant de l’engrais chimique et des animaux d’élevage pour avoir de la fumure organique. Sur cette question, le directeur exécutif de l’OIC a déclaré qu’ils comptent s’y pencher du fait que cela a déjà fait l’objet d’échange avec le ministre burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage.

En dernier lieu, le directeur de l’OIC s’est rendu à l’usine de déparchage connu sous l’appellation de « Horamama Coffee Dry Mill » de la colline Mparambo en zone Kabuye de la commune et province Kayanza. C’est une usine qui déparche tout le café produit par les coopératives du consortium des coopératives des caféiculteurs de 16 sur 18 provinces du pays. Aussi, cette usine accueille, arrange et numérote les cafés, lots par lots, pour attendre le moment d’exportation. Comme cette usine résulte de la contribution des caféiculteurs et de l’appui financier de ceux œuvrant dans la filière café, il a été signalé qu’il y a encore du pain sur la planche du fait que pour étendre les hangars, les responsables de cette usine ont été obligés de contracter des crédits. Ils ont ainsi profité de l’occasion pour demander au directeur de l’OIC d’être à leur côté.

Dans une interview accordée à la presse, le directeur exécutif de l’OIC a fait savoir que l’organisation qu’il représente va contacter les grands organismes internationaux pour mobiliser des fonds afin d’appuyer les caféiculteurs en bétails en vue de leur permettre d’avoir de la fumure organique. Les intervenants dans la filière café, notamment les représentants de l’Autorité de régulation de la filière café au Burundi (ARFIC), du Projet d’appui à la compétitivité du secteur café (PACSC), du CNAC-Murima w’isangi, et ceux des fédérations des producteurs du café faisaient partie de la délégation qui a accompagné le directeur de l’OIC, signale-t-on.

abp

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