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L’épargne et le crédit en groupements aide à sortir de la pauvreté, selon des actrices et bénéficiaires

BUJUMBURA 12 fev 2019 : Espérance N. est une femme cheffe de ménage de Kinama (nord de Bujumbura-mairie) et membre d’un groupement dénommé « Dushigikirane ».

En 2009, raconte-t-elle, le Cadre associatif des solidaires du Burundi (CASOBU) a mis sur pied le centre Chiara Luce dans notre quartier. Ce centre aide nos enfants en leur donnant notamment un repas à l’école, des frais et du matériel scolaires. Plus tard, la même organisation nous a appris comment faire l’épargne et le crédit entre nous, à partir de nos maigres revenus, à travers des groupements de femmes comme « Dushigikirane » dont je suis membre. Elle nous a également appris la couture. « Actuellement nous avons des revenus et nous contribuons à la stabilité de nos ménages », ajoute -t-elle.

Quand nous avons commencé, renchérit Adidja M, une autre femme du même groupement, chacune de nous épargnait 500 FBu chaque semaine, ce qui fait que nous recevions un crédit insignifiant. Mais petit à petit, nos activités ont progressé, si bien qu’actuellement, nous contractons des crédits compris entre 500 mille et cinq millions de francs burundais, certaines d’entre nous se sont même construit un logement. « Moi qui vous parle, je suis veuve depuis 30 ans. Avec la formation et l’encadrement du CASOBU, j’ai payé les études de mes enfants et maintenant je viens d’acheter deux réfrigérateurs flambant neufs », confie-t-elle.

Le CASOBU a été créée en décembre 2000 et agréé en mai 2002 par l’ordonnance ministérielle N°530/297. Il intervient dans le domaine de la lutte contre la pauvreté au Burundi, à travers les projets de développement durable. Il travaille particulièrement dans les secteurs de l’eau et l’assainissement, la sécurité alimentaire, l’assistance sociale et la résilience économique des femmes et des jeunes. Il compte parmi ses réalisations le projet « Eau source de vie et développement à Bururi (avril 2018-avril 2019), qui touche 5933 bénéficiaires directs et 18000 bénéficiaires indirects ; le projet « appui au renforcement des capacités techniques et éducatifs des communautés des jeunes du Burundi (2017-2019) qui cible 1000 jeunes de la mairie de Bujumbura ; ainsi que le projet « centre social Chiara Luce » (renouvelable chaque année) qui cible 174 enfants des zones du nord de la ville de Bujumbura et près de 150 mille familles.

Selon un cadre de cette organisation qui expliquait samedi dernier lors d’une journée portes ouvertes l’approche qui y est utilisée, le mot bénéficiaire ne se limite pas, pour le CASOBU, à ce terme général et pauvre dans le sens de favoriser la réciprocité et la dignité humaine. Chaque fois qu’ils entendent ce mot, ils comprennent que c’est « notre frère qui est dans le besoin ». Il ne s’agit donc pas d’aider le pauvre mais de travailler avec lui pour qu’il participe à sortir de cette pauvreté. Ensuite, le CASOBU reste avec lui pendant un certain temps pour éviter qu’après son départ, il ne retombe pas dans la situation d’avant son arrivée. Et le bénéficiaire est chaque fois associé, particulièrement pendant la phase d’identification, afin de savoir pourquoi il est dans la situation de laquelle on cherche à le tirer.

abp

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