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Burundi – PNUD:Deux "grandes" problématiques pour l’atteinte des ODD à l’horizon 2030

Bujumbura, 28 sept 2015 (DWG) : Les autorités burundaises doivent faire face à deux "grandes" problématiques au coeur de la stratégie nationale pour l’atteinte des nouveaux Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, a estimé vendredi à Bujumbura M. Agostinho Zacarias, coordonateur résident du système des Nations Unies au Burundi.

M. Zacarias intervenait au cours d’une table ronde organisée à l’occasion du lancement des activités d’information du public burundais sur les ODD présentés au cours du sommet du bien-être social tenu à New-York du 25 au 27 septembre 2015 dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Selon lui, les nouveaux ODD, qui vont orienter les politiques et financement du développement au cours des 15 prochaines années (2016-2030) au niveau mondial se fondent sur les résultats atteints par les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) pendant les 15 précédentes années (2000-2015) dont ils assurent la relève et la continuité. Globalement, a-t-il explicité, les ODD visent à transformer le monde pour qu’il devienne "sans pauvreté et sans inégalités, de manière durable" au cours des 15 prochaines années.

Les Nations Unies, a-t-il dit, se réjouissent que l’adoption des ODD intervienne au moment où le gouvernement burundais vient de valider un nouveau rapport sur les OMD et à la veille de la formulation de sa nouvelle stratégie nationale de développement pour le moyen terme. Cependant, pour le coordonateur Zacarias, dans le pilotage de sa stratégie pour l’atteinte des ODD, le Burundi fait face, d’abord, à la problématique relative à la stabilité et à la gouvernance. Dans ce cadre, il a plaidé pour qu’un dialogue inclusif regroupant tous les acteurs politiques puisse continuer afin qu’un consensus soit rapidement trouvé pour résoudre les problèmes de violences politiques consécutives à la crise pré-électorale et postélectorales de 2015.

"Sans la paix et la sécurité, les investisseurs potentiels (nationaux et étrangers) ne peuvent avoir la confiance en l’avenir du Burundi pour y investir, créer de nouveaux emplois et soutenir la croissance pour le développement", a-t-il martelé.

M. Zacarias a aussi interpellé les autorités burundaises pour qu’elles s’investissent dans la recherche d’une réponse appropriée au défi de la croissance économique. Celle-ci, a-t-il insisté, devrait être inclusive et réductrice de la pauvreté et des inégalités. "Avec un taux de croissance moyen sur la dernière décennie d’environ 4% par an, le Burundi ne parvient pas encore à enregistrer des performances qui permettent de faire reculer considérablement la pauvreté au sein de la population", a-t-il fait remarquer. Une enquête nationale réalisée en 2013 et en 2014 sur les conditions de vie des ménages burundais a montré que 64,6% de la population burundaise vit encore en dessous du seuil de pauvreté monétaire.

Le grand problème auquel fait face la transition vers le développement, a souligné le coordinateur Zacarias, réside dans le fait que la contribution du secteur agricole au produit intérieur brut (PIB) est en constante régression alors que celle de l’industrie reste stagnante.

Le faible taux d’urbanisation du pays (10%), combinée à une très forte densité démographique, engendre de "sérieux" problèmes fonciers dans le monde rural qui exacerbent les tensions communautaires, a-t-il fait remarquer par ailleurs.
"Les résultats sont plutôt mitigés sur les OMD en 2015 au Burundi", a pour sa part estimé M. Daniel Gbetnkom, économiste principal au Programme des Nations Unies pour le développement. D’un côté, M. Gbetnkom relève en effet des progrès "substantiels" effectués notamment en matière de scolarisation universelle au niveau des études primaires, de la lutte contre le VIH/Sida, de l’accès des populations aux sources d’eau potable, de la réduction de la mortalité maternelle et des enfants de moins de cinq ans.

D’un autre côté, a-t-il nuancé, en 10 ans de conflit socio-économique, certains indicateurs de développement économique, tels que l’incidence de la pauvreté monétaire, la sécurité alimentaire et la protection des écosystèmes ont régressé de 15 ans. Pour lui, il reste beaucoup d’efforts encore à faire pour retrouver les niveaux que le Burundi avait déjà atteints au début des années 1990 pour certains indicateurs.

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