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Le journaliste doit travailler pour la société, selon le président du CNC

BUJUMBURA, 19 jan 2019 : Le Conseil national de la Communication (CNC) a organisé vendredi le 18 janvier 2019, à Bujumbura, un atelier de formation des journalistes au cours duquel les participants ont parlé de la responsabilité sociale des journalistes ainsi que des techniques de reportage en période électorale.

Le président du CNC, M. Nestor Bankumukunzi a, dans son mot d’ouverture, indiqué que le CNC est conscient de l’urgence à former les journalistes sur divers aspects de ce métier inépuisable et d’une importance capitale dans la démocratisation, la bonne gouvernance et le développement multisectoriel du pays.

Rappelant que le Burundi n’a pas d’Ecole de journalisme, M. Bankumukunzi a signalé que ce dernier a cependant besoin de journalistes dotés de connaissances et du savoir-faire suffisant, capables de réaliser un travail de qualité. « Votre responsabilité est grande. Vous devez être assez préparés pour l’assumer correctement », a-t-il martelé.

Selon le président du CNC, cet organe a procédé à l’évaluation critique des prestations des organes de presse pour la période allant du 1er juillet au 31 octobre 2018. Le constat a été que la perfection demeure un idéal à atteindre dans l’univers médiatique burundais, a-t-il précisé. Il a ajouté que la connaissance et le respect de la loi, mais aussi les connaissances techniques requises pour pouvoir accomplir la noble et lourde mission des journalistes sont encore nécessaires.

D’après M. Bankumukunzi, un journaliste doit travailler pour la société et contribuer au développement de son pays. Il a alors appelé les journalistes à aller au-delà de leurs intérêts personnels pour servir en tant que journalistes professionnels et sans plus. Dans son exposé sur la responsabilité sociale des journalistes, M. Jérôme Niyonzima, membre du CNC a, après avoir expliqué ce que c’est une information, indiqué que cette dernière se caractérise par certains critères, à savoir la nouveauté, l’originalité, la véracité et l’exactitude. L’information se localise dans le temps et dans l’espace, elle se cherche et doit avoir une source, a-t-il déclaré.

S’agissant de la responsabilité sociale d’un journaliste, M. Niyonzima a fait savoir qu’un journaliste est au service du public. C’est un trait d’union entre la société et les faiseurs d’opinions, il ne doit diffuser que la vérité au service de la vie. Un journaliste doit bannir l’incitation à la haine raciale, l’injure et la diffamation. Il doit éviter de lâcher, lécher, lyncher et doit être humble car le journalisme est une école éternelle, a précisé M. Niyonzima.

Quant à M. Jacques Bukuru, rédacteur-en-chef à la radio nationale et membre du CNC, il a, dans son exposé sur les techniques de reportage en période électorale, fait savoir que l’on ne peut pas organiser des élections sans médias. Il a ajouté qu’en période électorale, les citoyens comptent sur les médias et les journalistes pour que le processus ne conduise pas aux violences. Pour M. Bukuru, ceux-ci ont des missions essentielles où ils doivent offrir des espaces à tous les acteurs afin qu’ils mobilisent les électeurs potentiels autour des scrutins. Ils doivent relayer la voix des citoyens, veiller au bon déroulement du vote, favoriser la cohésion sociale et contribuer à la responsabilisation des acteurs, a-t-il dit.

Parlant des avantages de la synergie des médias, M. Bukuru a rappelé que cette dernière est une expérience burundaise qui a démontré que travailler ensemble rend les médias et les journalistes plus responsables. La synergie, qui permet une solidarité éditoriale, est un élément de légitimation des résultats, a-t-il souligné. C’est un moyen de communication de la Commission électorale nationale indépendante car, a-t-il fait remarquer, cette dernière agit et clarifie les consignes de vote en fonction des informations diffusées par la synergie. C’est aussi un canal de dénonciation des dérapages constatés par les opposants ou le parti au pouvoir, a signalé M. Bukuru.

S’agissant des éléments à surveiller une fois arrivé sur le terrain lors des élections, un journaliste doit vérifier les droits des électeurs, ceux des candidats et des partis politiques, ainsi que le processus électoral. M. Bukuru a également fait savoir qu’un reportage électoral doit obéir au bon journalisme. Ici, a-t-il déclaré, tout renseignement se trouvant dans un reportage doit être exact et précis. Le journaliste doit aussi être impartial et faire des reportages équilibrés. Il doit savoir qu’il a des responsabilités énormes envers les gens pour lesquels il fait ces reportages et aussi envers les gens à qui il les diffuse.

abp

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