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Première diffusion officielle des variétés de ″patate douce améliorée à chair orange″

BUJUMBURA, 3 nov 2018 : Le directeur général de l’Institut des sciences agronomiques du Burundi (ISABU), Dieudonné Nahimana, a dirigé vendredi à Bujumbura au nom du ministre burundais en charge de l’Agriculture empêché, une cérémonie de première diffusion officielle des variétés de ″patate douce améliorée à chair orange″ (PDCO) nouvellement homologuées dans le cadre de la lutte contre la malnutrition et l’insécurité alimentaire au Burundi.

Dans son allocution de circonstance, M. Nahimana a déclaré que le Burundi veut promouvoir ces nouvelles variétés pour les remplacer par les anciennes ″ à chair blanche″ qui se sont révélées être de ″qualité nutritionnelle insuffisante″ malgré leur contribution dans la lutte contre la famine. ″Culture vivrière largement mise en valeur au Burundi, la patate douce est la troisième culture de grande importance au plan national après le manioc et le bananier, avec environ 800 mille tonnes produits en 2016 et une consommation annuelle moyenne de 69 kilogrammes (69kg) par Burundais, soit une consommation journalière d’environ 200 grammes (200g) par individu″, a-t-il précisé.

La diffusion et la promotion de ces variétés de patate douce à chair orange connues pour leur ″richesse en micronutriments essentiels″ vient à point nommé car elles permettront de réduire le taux de malnutrition chronique chez les enfants burundais de moins de cinq ans dont le taux ad hoc est de 57%, at-il expliqué.

Cette prévalence, qui reste ″une des plus élevées″ en Afrique et dans le monde, a été révélé par les résultats d’une ″Enquête nationale sur la situation nutritionnelle et la mortalité au Burundi″ (ENSNMB) publiée en juin 2018 par l’Institut des statistiques et des études économiques du Burundi (ISTEEBU). Le remplacement des variétés à chair blanche par les variétés à chair orange, a-t-il renchéri, ″peut en lui seul éradiquer à jamais″ les taux de malnutrition devenus ″endémiques″ dans le pays.

Le gouvernement burundais du président Pierre Nkurunziza, a-t-il rappelé, dans le cadre de ses ″multiples efforts″ pour faire face à la malnutrition croissante, a adopté le 18 mars dernier, une loi portant règlementation de la fortification des aliments au Burundi avec une exonération douanière de l’importation des produits fortifiants. Il a saisi l’occasion pour saluer le partenariat entre l’ISABU et le Centre international de la patate douce (CIP ; International Potato Center) basé à Alabama (Etats-Unis d’Amérique) pour avoir conjointement initié au Burundi un ″programme durable de création variétale sur la patate douce″ pour développer des variétés ″riches en bêta-carotène, rentables et résistantes aux stress biotiques et abiotiques″ du Burundi.

Selon l’ISABU, l’expérience des pays voisins du Burundi à l’instar du Rwanda, a montré que la distribution du matériel de plantation sain de PDCO a doublé les rendements. Le Burundi, insiste-t-on à l’ISABU, devrait suivre ce modèle avec un focus sur la transformation de la PDCO en biscuits ou en pain pour permettre aux petits agriculteurs dont les femmes, d’accéder à un nouveau marché économique pour leur épanouissement social.

Signalons que le Burundi, pays enclavé, est l’un des pays densément peuplé d’Afrique avec une densité de 410 habitants par kilomètre carré, abrite une population de 11,7 millions d’habitants dont plus de 90% vivent de l’agriculture.

abp

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Discours: President et autres

Discours de S.E.M l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent du Burundi auprès des Nations Unies lors de la présentation du rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme au Burundi devant la 3ème Commission de l’AG,

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