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Le ministre en charge des mines rencontre leurs exploitants

CIBITOKE, 17 oct 2018 : – Le ministre de l’Hydraulique, de l’Energie et des Mines, M. Côme Manirakiza a rencontré lundi le 15 octobre 2018 à Mabayi en province Cibitoke (nord-ouest du Burundi), les exploitants des mines dans le cadre de la mise en exécution des mesures du Conseil national de sécurité (CNS), suspendant pour un mois (à partir du 1er octobre) les activités d’exploitation des mines et carrières.

L’objet de cette réunion était d’expliquer à ces derniers ces mesures prises pour ramener l’ordre, et s’entendre sur ce qu’il faut faire pour que les activités d’exploitation minière et des matériaux de construction puissent reprendre le plus tôt, a indiqué le ministre Manirakiza.

Pour cela , avant d’avoir l’autorisation de reprendre l’exploitation, chaque coopérative agréée doit remplir sept conditions. Il s’agit notamment d’avoir un permis d’exploitation minier encore valable, avoir déposé une copie dudit document au cabinet du gouverneur et à la commune, respecter la conformité environnementale, payer régulièrement les redevances fiscales, respecter les limites de terrain d’un hectare pour exploitant artisanal et de 100 mètres pour l’exploitation dans les rivières, respecter la profondeur de 30 mètres pour l’exploitation artisanale, disposer d’un registre d’enregistrement régulier de la production pour chaque site.

En plus de ces conditions, le Ministre en charge des mines a exigé aux exploitants d’assurer la sécurité sociale de leur personnel par chantier, en contractant une assurance pour lui. Il exige aussi que les manœuvres portent des habits appropriés, des casques et des lunettes surtout pour ceux qui collectent le moellon.

Les représentants des coopératives minières ont demandé notamment que les activités reprennent le plus tôt possible et que tous les textes et règlements régissant ce secteur soient en français et en Kirundi, ce que le Ministre leur a promis de faire d’ici peu. Ils ont voulu savoir les limites du terrain données à la société burundo-russe « Tanganyika Maining Burundi » faisant l’exploitation industrielle et s’inquiètent que la société ne donne pas suffisamment d’emplois à la main d’œuvre locale.

Le ministre Manirakiza leur a expliqué que l’exploitation industrielle apporte plus de fonds à l’État par rapport à l’exploitation artisanale, et que la société continue encore ses recherches dans son périmètre et donne rapport avant l’exploitation proprement dite. Il a demandé à la société Tanganyika Maining Burundi d’ appuyer les coopératives locales exploitant des matériaux de construction en leur achetant leurs produits chaque fois que de besoin.

Au sujet de l’emploi, le Ministre Manirakiza a indiqué que selon les prévisions cette société mixte industrielle emploiera petit à petit une main d’œuvre locale de manière à garder 20% d’employés étrangers après huit ans.

Tout site d’exploitation de minerais doit être clôturé et le Bureau provincial de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage (BPEAE) doit protéger les terres cultivables contre l’exploitation minière, selon le Ministre Manirakiza.

abp

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Discours: President et autres

Discours de S.E.M l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent du Burundi auprès des Nations Unies lors de la présentation du rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme au Burundi devant la 3ème Commission de l’AG,

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