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Le Burundi veut s’attaquer aux ″causes profondes″ des catastrophes

BUJUMBURA, 12 oct 2018 : Le gouvernement du Burundi veut s’attaquer aux ″causes profondes″ des catastrophes dans une perspective d’une meilleure protection du patrimoine environnemental national », a annoncé vendredi à Bujumbura le Commissaire de Police Chef, AlainGuillaume Bunyoni, ministre burundais de la Sécurité publique et de la Gestion des catastrophes.

Le ministre Bunyoni lisait devant la presse une déclaration du gouvernement burundais à l’occasion de la célébration de la journée internationale de réduction des risques de catastrophes célébrée le 13 octobre de chaque année, dont le thème de l’édition 2018 est : ″Réduire les pertes économiques directes liées aux catastrophes par rapport au Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2030″.

Le programme de réduction des risques de catastrophes, au niveau international, est pour le moment régi par le ″Cadre de Sendai″(Japon) pour la réduction de catastrophes 2015-2030, adopté en mars 2015 par la troisième Conférence Mondiale des Nations Unies sur la réduction des capacités locales.

L’objectif de ce cadre est le renforcement des capacités locales, en faveur des mesures qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophe et des pertes en vies humaines. S’inspirant des études menées en la matière, le ministre Bunyoni a précisé que 90% des catastrophes observées au Burundi, résultent des facteurs liés à la ″dégradation″ de l’environnement et au changement climatique.

Ces catastrophes entraînent des pertes économiques qui ont un impact sur le PIB du pays, a-t-il expliqué en citant pour exemple la catastrophe de Gatunguru (nord de Bujumbura) où des pluies diluviennes survenues dans la nuit du 9 au 10 février 2014, ont causé de ″graves″ dommages dont le coût total était estimé à 6,9 milliards de francs burundais.

Le Burundi dispose ″néanmoins″ des instruments juridiques dans le domaine de la protection de l’environnement, a-t-il nuancé en citant notamment le code de l’environnement, celui de l’eau, celui des forêts et celui des mines.

Sur ce, le ministre Bunyoni a laissé entendre que si l’on observe le niveau de dégradation de l’environnement au Burundi ainsi que le niveau d’engagement des intervenants, la mise en application de ″ces textes″, reste un défi. ″La réduction des pertes économiques consistera en la mise en application de ces textes ; et, à cet effet, le ministère de la Sécurité Publique et de la Gestion des Catastrophes, se chargera de coordonner tous les intervenants impliqués dans ce domaine, afin de promouvoir une évolution de changement d’attitude et de comportements face aux questions liées à l’environnement et à l’adaptation aux changements climatiques″, a-t-il promis.

abp

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DECLARATION DE S.E.M. Ezéchiel NIBIGIRA, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA REPUBLIQUE DU BURUNDU A LA 73ème SESSION ORDINAIRE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ONU, New York, le 29 septembre 2018

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