AUJOURD'HUI
184
SEMAINE DERNIERE
3075
PAGES VUES
455268
TOTAL VISITES
489597

Le Burundi apprécie ″positivement″ le processus de rapatriement de ses réfugiés

BUJUMBURA, 19 juil 2018 : Le Burundi apprécie ″positivement″ le déroulement du processus de rapatriement de ses réfugiés vivant dans les pays limitrophes, a déclaré mercredi M. Thérence Ntahiraja, porte-parole et assistant du ministre de l’Intérieur, de la Formation patriotique et du Développement local, au cours d’une interview accordée à l’ABP dans son cabinet de travail.

Il a fait remarquer d’emblée qu’au cours des quatre dernières décennies de crises cycliques ″ponctuées de bains de sang″ ayant suivi l’indépendance du Burundi recouvrée le 1er juillet 1962 jusqu’au 4 décembre 2008 (fin de la belligérance armée), ″beaucoup de Burundais″ s’étaient vus contraints de prendre refuge à l’étranger, notamment dans les pays limitrophes, à savoir la Tanzanie, le Rwanda et la République Démocratique du Congo (RDC ; ex-Zaïre).

Particulièrement en 2015, a-t-il illustré, au moment de ″l’insurrection″, un nombre important de Burundais ont dû fuir le pays ″suite à la terreur semée par des insurgés″ dans la province urbaine de Bujumbura abritant la capitale burundaise. En effet, a-t-il expliqué, depuis leur fuite, le chef d’Etat burundais Pierre Nkurunziza, a ordonné la protection de leurs biens, en l’occurrence les propriétés foncières et les maisons.

De surcroît, a-t-il ajouté, le président Nkurunziza a lancé un ″appel très pressant″ à tous les réfugiés burundais de retourner dans leur patrie, pour ″joindre leurs efforts à ceux de leurs compatriotes″ dans le processus de reconstruction nationale post-conflit. ″C’est ainsi que juste en 2016 après ces événements malheureux, un bon nombre de Burundais a commencé à se rapatrier de manière volontaire, à telle enseigne que depuis janvier 2016 jusqu’en août 2017, on avait déjà accueilli plus de 68.000 Burundais qui se sont rapatriés volontairement de la Tanzanie ; lesquels sont rentrés spontanément sans l’appui du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ou du pays de refuge″, a-t-il affirmé.

M. Ntahiraja a signalé aussi que suite à un ″engouement″ manifesté par les réfugiés burundais pour le mouvement de retour dans leur patrie, le Burundi, la Tanzanie et le HCR ont organisé du 29 au 31 août 2017 à Dar-Es-Salaam (Tanzanie) une réunion tripartite à l’issue de laquelle sont sortis des recommandations pour accélérer ce processus à travers un rapatriement facilité. En effet, a-t-il expliqué, ce rapatriement a été organisé en deux phases dont la première phase (7 septembre 2017 au 31 octobre 2017) a permis de faciliter le rapatriement de 7.011 personnes, alors que pour la seconde phase (octobre 2017-décembre 2017), on a accueilli 13.229 personnes. Jusqu’au 31 décembre 2017, il y avait plus de 13 mille Burundais, soit 13.331 personnes, réparties en 455 ménages, qui ont été facilitées grâce à la mise en application des conclusions de la réunion tripartite Burundi-TanzanieHCR tenue à Dar-Es-Salaam (Tanzanie) fin août 2017. Ces 13.331 rapatriés issus d’un processus facilité s’ajoutent à plus de 68 mille autres rapatriés rentrés auparavant de manière spontanée″, a-t-il commenté.

Pour 2018, M. Ntahiraja a rappelé que le 29 mars dernier à Bujumbura, un accord tripartite portant sur l’accélération du processus du rapatriement des réfugiés burundais vivant en Tanzanie en 2018, a été conclu entre le Burundi, la Tanzanie et le HCR. Cet accord prévoit de rapatrier ″au total pas moins de 72.000 réfugiés burundais″ souhaitant retourner dans leur patrie d’ici fin 2018. ″Ainsi, dans ce cadre, depuis début janvier 2018 jusqu’au 12 juillet 2018, nous avons déjà accueilli 24.223 personnes réparties en 7.762 ménages. Et, si l’on fait l’addition, depuis le 7 septembre 2017 marquant le début du rapatriement facilité des réfugiés burundais vivant en Tanzanie jusqu’à ce jour, le Burundi a déjà accueilli 37.454 personnes réparties en 12.317 ménages. Donc, c’est un chiffre très important montrant que le mouvement de rapatriement à partir de la Tanzanie, est dynamique ; d’où l’appréciation très positive qu’en fait le gouvernement burundais″, a-t-il souligné.

Cependant, a-t-il nuancé, le défi majeur auquel fait face ce processus de rapatriement des réfugiés vivant en terre étrangère, réside en ce que ″certains pays″ ayant accueilli chez eux des réfugiés burundais, ″n’ont pas voulu coopérer″ dans la facilitation du rapatriement des personnes souhaitant retourner au Burundi.

M. Ntahiraja a rappelé que lors d’une visite effectuée début 2018 au Burundi et au Rwanda, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), a déclaré que le président Kagame s’était dit favorable à l’organisation des rencontres tripartites entre son pays, le Burundi et le HCR pour que les réfugiés burundais vivant au Rwanda puissent rentrer dans leur pays. ″Les préparatifs ad hoc sont en cours et nous attendons pour voir si ça sera possible″, a-t-il indiqué par ailleurs.

Concernant les relations entre le Burundi et la RDC sur le rapatriement des réfugiés burundais vivant dans ce pays, M. Ntahiraja a indiqué que la collaboration en la matière ″ne souffre d’aucun nuage″. Car, a-t-il précisé, tout réfugié burundais y vivant, rentre au Burundi ″sans aucune entrave″.

abp

Retour
Discours: President et autres

Discours de S.E.M l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent du Burundi auprès des Nations Unies lors de la présentation du rapport A/HRC/39/63 de la Commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme au Burundi devant la 3ème Commission de l’AG,

Burundi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves