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Le Burundi participe de manière insignifiante au dérèglement du climat mondial par GES

BUJUMBURA, 30 mai 2018 : Le chef de service en charge du changement climatique au ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Elevage, M. Salvator Nsabimana a indiqué mardi à l’ABP que le Burundi participe, de manière insignifiante, au dérèglement du climat mondial par ses émissions de Gaz à effet de serre (GES), compte tenu de son faible niveau de développement industriel. Toutefois, a-t-il souligné, notre pays n’est pas à l’abri des impacts du réchauffement du climat provoqué par la forte concentration de ces gaz dans l’atmosphère.

Les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de la foresterie et de l’affectation des terres sont les plus vulnérables aux changements climatiques, a-t-il indiqué, en précisant que le sous-secteur de l’agriculture est de loin le premier émetteur de GES et représente environ 91,4% des émissions totales du Burundi, suivi par le sous-secteur de l’énergie à hauteur de 7,9% de ces émissions. Il ajoute que le sous-secteur des changements d’affectation des terres et de la foresterie constitue un puit important de GES avec une capacité de séquestration de 52% des émissions totales de GES.

D’après l’ingénieur Nsabimana, l’homme est responsable du réchauffement climatique, étant donné qu’il désorganise l’équilibre naturel du système climatique. Il explique que le principal facteur de variation du climat à l’échelle planétaire est l’effet de serre d’origine humaine. Pour lui, il faut comprendre que ce n’est pas la présence en elle-même de GES dans l’atmosphère qui est source de danger, mais plutôt leur concentration excessive et c’est l’homme qui en est responsable. L’homme par ses émissions de GES, dit-il, renforce la capacité de l’atmosphère à absorber la chaleur libérée par la terre, sous forme de rayons infrarouges et de ce fait perturbe l’équilibre naturel du système climatique, entre l’énergie absorbée et l’énergie dégagée, et cela provoque ainsi le réchauffement de la terre.

En ce 21ème siècle, le Burundi aura des précipitations et des fluctuations cycliques avec alternance de période de sécheresse et de pluies abondantes qui vont se maintenir pour une périodicité d’environ de 10 ans. C’est ainsi que le pays projette une hausse continue de la température moyenne de l’ordre de 0,4 degré Celsius tous les dix ans et l’accroissement de la température moyenne de 1,9 degré Celsius entre 2010 et 2050.

abp

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