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Poursuite des campagnes pour le « oui » et le « non » à la révision de la Constitution : Cas des partis CNDD-FDD et RADEBU

Poursuite des campagnes pour le « oui » et le « non » à la révision de la Constitution

NGOZI/KIRUNDO/CIBITOKE, 7 mai 2018 : Le parti CNDD-FDD appelle ses militants, à travers tout le pays, à voter « oui » au référendum constitutionnel du 17 mai 2017. Dans un meeting tenu vendredi dernier au stade de Muremera dans la ville de Ngozi (nord), les Imbonerakure, les Bakenyererarugamba et les Bagumyabanga ont commencé à faire une longue marche ponctuée de slogans invitant les Burundais à voter pour la révision de la Constitution à 100% des voix.
Le deuxième vice-président de la République, M. Joseph Butore a expliqué que dans un pays de droit, la Constitution est une loi « mère », de laquelle découlent toutes les autres lois. Voter pour la Constitution amendée, a-t-il dit, signifie sauvegarder l’indépendance et la souveraineté du Burundi.

Voter « oui » à la révision de la Constitution constitue pour le peuple burundais, un moyen de montrer la volonté de se libérer du néocolonialisme. M. Butore fait aussi savoir que voter pour la révision de la Constitution signifie dire non aux régimes de coups d’Etat et des régimes de partage de pouvoir comme ceux qui mangent sur une même table partagent de la viande.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale, M. Pascal Nyabenda est revenu sur les amendements proposés dans le projet de Constitution. Ses articles amendés visent d’abord à mettre fin à l’anarchie déjà observée dans l’exécutif. Le chef de l’Etat n’avait, jusqu’ici, pas de liberté dans la nomination des cadres qui l’aident à mettre en exécution son programme politique, social et économique. Il devait chaque fois consulter les partis politiques, même de l’opposition, qui pouvaient lui proposer des gens de mauvaise foi. Par ailleurs, selon M. Nyabenda, la Constitution actuelle avait la lacune que les mandats des plus hautes institutions de la République prennent fin en même temps, laissant un vide de pouvoir pouvant être fatal pour le pays. Ce qui explique que le projet de constitution à amender a fixé le mandat présidentiel à sept ans et maintenu ceux du Sénat et de l’Assemblée nationale à cinq ans.

Le président de l’Assemblée nationale du Burundi évoque aussi la volonté de se conformer aux autres Constituons des pays de la Communauté est-africaine dont le Burundi fait partie. Il a terminé ses propos en montrant aux militants du CNDD-FDD comment ils vont voter « oui » au référendum constitutionnel du 17 mai 2018. Signalons que cinq formations politiques battent leur campagne électoral en province Ngozi, à savoir les partis CNDD-FDD, UPRONA, FNL, UPD zigamibanga et la Coalition Amizero y’Abarundi.

En province Kirundo (nord), les militants du parti CNDD-FDD de la commune Vumbi ont également mené vendredi dernier, une descente en zone Bukuba pour la propagande du « oui » au référendum constitutionnel du 17 mai prochain, a-t-on constaté sur place. Le secrétaire du parti CNDD-FDD en commune Vumbi, M. Jean-Claude Nkurunziza a dit que le vote « oui » engendra la consolidation de la paix et de la sécurité, tout en précisant que la nouvelle Constitution montrera aux « colons » que le Burundi est indépendant. Il a demandé aux bagumyabanga de la zone Bukuba et de toute la commune de bien cohabiter avec leurs voisins, comme la culture burundaise le demande.

Le gouverneur de la province Kirundo, M. Melchior Nankwahomba, natif de la zone Bukuba a montré les étapes de vote, le jour du référendum. Il a aussi expliqué que la Constitution est une loi qui englobe plusieurs lois, avant d’inviter tous les bagumyabanga à voter « oui » à la révision de l’actuelle Constitution, ce qui va permettre au Burundi de se développer.

En province Cibitoke (nord-ouest), les sensibilisations pour la campagne référendaire se sont poursuivies dimanche le 6 mai, avec le parti APDR en commune Mugina et la Coalition Amizero y’Abarundi au stade de Rugombo. Avant d’appeler la population et ses militants à voter « oui » au référendum constitutionnel, le parti APDR a commencé par l’inauguration de ses permanences. L’APDR soutient les amendements de la Constitution car ils sortent de la bouche des Burundais qui l’ont demandé lors des échanges de la Commission nationale du dialogue interne (CNDI).

Le président de la Coalition Amizero y’Abarundi, M. Agathon Rwasa et premier vice-président de l’Assemblée nationale a quant à lui indiqué que la Constitution de 2005 n’a aucun manquement et qu’il n’a pas besoin d’être révisée. Pour cela, il a sensibilisé les Burundais et ses militants de poser leur empreinte digitale devant la case « non » et a justifié cette position par trois motifs. Primo, il a affirmé qu’il n’a pas été associé dans le débat sur les amendements proposés, tel que le prévoit le code électoral de 2014. Secundo, il a précisé qu’il n’a pas voté en 2005 et qu’il a été contraint d’accepter la Constitution, telle qu’elle était, avant la signature du cessez le feu. Tertio, il ne voit pas de reproches à faire contre l’actuelle loi fondamentale émanant des accords d’Arusha. M. Rwasa a terminé ses propos par exhorter ses militants au retrait de la carte d’électeur, du 9 au 13 mai, et de répondre massivement au rendez-vous du 17 mai, pour voter « non » à la révision de la Constitution.

Le parti RADEBU appelle ses militants à voter « Oui » au prochain referendum constitutionnel

Le Rassemblement des démocrates pour le développement au Burundi (RADEBU) a organisé dimanche le 6 mai 2018 à l’hôtel Source du Nil de Bujumbura, un congrès extraordinaire pour mettre en place ses organes dirigeants et se convenir sur le comportement à adopter lors des prochaines élections pour le referendum constitutionnel du 17 mai 2018.
Le secrétaire général de ce parti, M. Emmanuel Miburo a indiqué à la presse que le congrès extraordinaire du RADEBU a élu M. Jean de Dieu Mutabazi comme président de ce parti pour un autre mandat de six ans et également comme président du comité d’arbitrage. Il a en outre signalé que le congrès a décidé à l’unanimité de voter "Oui" ou "Ego" au referendum constitutionnel du 17 mai 2018, parce que la Constitution amendée va renforcer la cohésion sociale, la souveraineté politique du Burundi et la démocratie. En outre, l’accord d’Arusha et la Constitution amendée ne seront plus en conflit, car la suprématie de la Constitution sur l’accord d’Arusha est assurée. L’instauration du poste de premier ministre comme chef du gouvernement va aussi permettre l’efficacité du contrôle de l’action gouvernementale par les deux chambres du parlement, a- t-il conclu.

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