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Investiture du président Pierre Nkurunziza pour un nouveau mandat

Bujumbura, 20 août 2015 : Le président de la République M. Pierre Nkurunziza vainqueur des élections du 15 juillet dernier a été investi jeudi pour un nouveau mandat 2015-2020.

Les cérémonies de prestation de serment se sont déroulées au palais des Congrès de Kigobe devant le parlement burundais, les membres du gouvernement sortant, le corps judiciaire, le corps diplomatique, les forces de défense et de sécurité. On pouvait également remarquer la présence du ministre sud africain de la sécurité, envoyé spécial du président sud africain Jacob Zuma à ces cérémonies.

Elles ont débuté par une prière qui a été présentée tour à tour par le représentant de l’église catholique, Mgr Anatole Rugerinyage, le représentant légal de la Comibu Cheikh Sadiki Kajandi Abdallah et le représentant de l’ église protestante, Mgr Bernard Ntahoturi pour demander à Dieu tout puissant de garder le président et le Burundi.

Après l’imploration du Tout Puissant, le président Nkurunziza a prononcé son serment. La main droite tenant les drapeaux de l’unité nationale et du pays, la main gauche tenant la constitution, le président Nkurunziza a prononcé son serment en ces mots : « Devant le peuple burundais seul détenteur de la souveraineté nationale , moi, Pierre Nkurunziza, président du Burundi, je jure fidélité à la charte de l’unité nationale, à la Constitution de la République du Burundi, à la loi et m’engage à consacrer toutes mes forces à défendre les intérêts supérieurs de la nation, à assurer l’unité nationale, la cohésion du peuple burundais, la paix et la justice sociale. Je m’engage à combattre toute idéologie et pratique de génocide et d’exclusion, à promouvoir et à défendre les droits et libertés individuelles et collectifs de la personne et du citoyen et sauvegarder l’intégrité, l’indépendance de la République du Burundi. »

Après son serment, le chef de l’Etat a reçu des mains du Grand Chancelier des ordres nationaux en la personne du général Alain Guillaume Bunyoni, le grand collier des ordres nationaux et a reçu les félicitations de son épouse et des membres du bureau de l’assemblée nationale et du sénat et de la cour constitutionnelle et de l’envoyé de Jacob Zuma. Sous des applaudissements, ces hautes personnalités ont embrassé le chef de l’Etat.

Dans un discours prononcé à cette occasion, le chef de l’Etat a remercié la population Burundaise qui lui a encore témoigné sa confiance et promis qu’il va diriger pour tout le monde ceux qui l’ont élu et ceux qui ne l’ont pas élu.

Pour ceux qui disent que ce mandat est anti constitutionnel arguant qu’il a achevé ces deux mandats, le chef de l’Etat a laissé entendre que ce mandat est le dernier qu’il brigue et qu’il est reconnu par la constitution. La preuve, a-t-il dit, est que même la Cour Est-Africaine de Justice l’a entériné. « Quand Dieu ouvre les portes, personne ne peut les fermer », a-t-il dit.

Il a promis que bientôt, il va mettre sur pied un gouvernement d’union nationale comme le recommande la région dans le respect de la constitution et si besoin l’article 129 de la constitution pourra être changé pour permettre la mise sur pied de ce gouvernement. L’article 129 stipule que le gouvernement est ouvert à toutes les composantes ethniques. Il comprend 60% de ministres et vice-ministres de l’ethnie hutu et au plus 40% de ministres et vice-ministres de l’ethnie tutsi. Il est assuré un minimum de 30% de femme. Les membres proviennent des différents partis politiques
ayant réuni plus d’un vingtième des votes et qui le désirent. Ces partis on droit à un pourcentage, arrondi au chiffre inférieur du nombre total de ministres au moins égal à celui des sièges qu’ils occupent à l’assemblée nationale.

Le Chef de l’Etat a lancé un appel aux réfugiés de regagner le pays car, d’après lui, ils ont fui des rumeurs. Il a par ailleurs demandé à l’administration de protéger les biens de ceux qui ont fui le pays Il a par ailleurs demandé aux chefs de partis politiques de ramener la discipline au sein de leurs partis politiques et d’enseigner les valeurs de respect et de tolérance. Il a promis la révision de la loi régissant les organisations de la société civile, car, il a été démontré que certaines organisations de la société civile se mêlent à la politique. Il a également annoncé la révision de la constitution car, selon lui, elle contient beaucoup de lacunes.

S’agissant de la reprise du dialogue entre les acteurs politiques burundais que recommande l’UA , les USA et les autres pays européens, le chef de l’Etat a indiqué que son gouvernement a fait du dialogue son cheval de bataille, et qu’il reste ouvert comme il le fait depuis qu’il est au commande en 2005. En effet le dialogue a permis la mise en place du forum des partis politiques qui a conduit à la feuille de route vers les élections, de la mise sur pied du cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, de la mise en place de la vision 2025.

« Les Burundais sont capables de régler leurs différents et par ailleurs le Burundi sera construit par les Burundais et personne d’autres ne peut l’aimer plus qu’eux », a dit le président Nkurunziza Il a terminé son discours en promettant la poursuite de la politique de gratuite des soins aux mères qui accouchent et aux enfants de moins de 5 ans ainsi que l’enseignement primaire.

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Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

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