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Les préparatifs du scrutin présidentiel vont bon train

Bujumbura, 21 juillet 2015 : Le scrutin présidentiel de ce 21 juillet se déroule à travers le pays depuis le matin et les préparatifs avaient été bien assurés comme l’avait rassuré lundi le porte-parole de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Prosper Ntahorwamiye.

« Les choses avancent normalement au niveau des préparatifs du scrutin présidentiel de ce 21 juillet. Au moment où nous parlons, nos structures décentralisées au niveau des CEPI (Commissions électorales provinciales indépendantes) et des CECI (Commissions électorales communales indépendantes), sont en train de briefer les membres des bureaux de vote sur la manière dont le scrutin de demain va se dérouler. Aussitôt après, il va y avoir le déplacement du matériel électoral des sièges des CECI vers les bureaux de vote », avait-il précisé.

M. Ntahorwamiye a ajouté que la CENI a demandé à ses structures décentralisées (CEPI et CECI), d’être en contact permanent avec les agents des forces de sécurité, en vue de sécuriser simultanément le matériel électoral et les ressources humaines. « Au niveau national, la CENI est en contact avec les hauts gradés de la police et de l’armée pour une meilleure coordination de la sécurité en cette période particulière, raison pour laquelle nous sommes confiants que demain, les élections vont se dérouler très bien », a-t-il insisté.

Cependant, vendredi dernier, trois personnalités burundaises de l’opposition, dont les anciens chefs d’Etat Sylvestre Ntibantunganya et Domitien Ndayizeye, ainsi que le président du Front pour la démocratie au Burundi (FRODEBU-Nyakuri), Jean Minani, ont envoyé au président de la CENI, Pierre-Claver Ndayicariye, une correspondance pour lui signifier, qu’ils se retiraient de la course à l’élection présidentielle burundaise du 21 juillet 2015. Pour eux, ce scrutin présidentiel n’est garanti d’aucune crédibilité en termes de liberté, de transparence et d’équité.

En revanche, le principal opposant politique burundais, Agathon Rwasa, s’est gardé d’annoncer qu’il renonçait la compétition à l’élection présidentielle de ce 21 juillet. « J’ai décidé de maintenir mon dossier à la CENI en attendant de meilleures opportunités à l’avenir si jamais l’organisation du scrutin présidentiel de 2015 était revue dans le cadre de l’aboutissement du processus du dialogue politique en cours au Burundi », a laissé entendre l’opposant Rwasa dimanche soir dans un point de presse.

Toutefois, à une question de la presse sur la participation des militants de sa coalition d’opposition "Abigenga-Mizero y’Abarundi" (Indépendants-Espoir des Burundais) au scrutin présidentiel burundais du 21 juillet 2015, M. Rwasa s’est refusé à leur lancer un « appel particulier » pour voter ou non. Ce scrutin présidentiel connaît, en revanche, la participation de quatre candidats de la mouvance politique proche du pouvoir.

Outre M. Pierre Nkurunziza pour le CNDD-FDD, il s’agit de Gérard Nduwayo de l’Union pour le progrès national (UPRONA), Jacques Bigirimana pour les Forces nationales de libération (FNL) et Jean de Dieu Mutabazi pour la Coalition des partis politiques pour une opposition participative (COPA).

De son côté, le ministre burundais de l’Intérieur, Edouard Nduwimana, a interpellé la population burundaise à répondre « massivement » à l’élection présidentielle du 21 juillet.
« A la veille de l’élection présidentielle de 2015, le ministère de l’Intérieur, voudrait remercier la population burundaise, pour la sauvegarde de la paix, qu’elle a manifestée pendant cette période du processus électoral », a-t-il précisé dans un point de presse. Le ministre Nduwimana a demandé également aux comités mixtes de sécurité regroupés au sein de la quadrilogie « administration-population-forces de sécurité-appareil judiciaire », à redoubler d’ardeur et de vigilance pour que rien ne perturbe la paix et la tranquillité pendant le scrutin.

Ce scrutin présidentiel a lieu deux jours après l’interruption du dialogue politique inter-burundais, qui avait commencé mercredi pour tenter de mettre fin à la crise. Le boycott de la dernière séance des travaux par le parti au pouvoir, le CNDD-FDD, est à l’origine de la suspension de ces pourparlers, qui visaient la recherche d’un accord politique.

Toutefois, le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, qui représentait dans la facilitation internationale sur la crise burundaise, son président Yoweri Kaguta Museveni, a rejeté les allégations selon lesquelles les négociations inter-burundaises, menées du 16 au 19 juillet 2015 à Bujumbura, avaient échoué. Ainsi, le ministre Kiyonga a relevé des avancées sur le fait que les protagonistes ont eu une vue communes des causes et des solutions de l’insécurité prévalant au Burundi depuis plus de deux mois.

Néanmoins, il a reconnu le manque de consensus sur deux points essentiels sur l’agenda des priorités, à savoir le calendrier des élections de 2015 et le 3ème mandat du président Nkurunziza. Si le président Nkurunziza remporte ce scrutin, il succédera à lui-même le 26 août prochain, date à laquelle est prévue la traditionnelle cérémonie de passation de pouvoir entre le président sortant et le président entrant. Signalons que le candidat qui sortira vainqueur du scrutin va exercer un mandat quinquennal, qui démarre le 26 août 2015 pour prendre le 26 août 2020.

Source : ABP

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