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Les parties prenantes dans le processus électoral acceptent de négocier de façon intensive afin de parvenir à un accord

Bujumbura, 16 juillet 2015 : Les parties prenantes (parti au pouvoir, opposition et société civile) dans le processus électoral burundais de 2015 ont accepté de négocier de façon "intensive, continue et rapide" afin de parvenir à un accord, a annoncé mercredi soir à Bujumbura le chef de l’Etat ougandais, M. Yoweri Kaguta Museveni, en qualité de nouveau facilitateur sur la crise politico-sécuritaire burundaise qui secoue le pays depuis plus de deux mois.

Le 6 juillet dernier à Dar-Es-Salaam (Tanzanie), le 3ème sommet de l’East african community (EAC) sur la crise burundaise a désigné le président Museveni comme nouveau facilitateur international sur ce contentieux burundo-burundais, après que les précédents médiateurs, à savoir les envoyés spéciaux du secrétaire général des Nations Unies dans la région des Grands lacs et en Afrique centrale, respectivement Said Djinnit et Abdoulaye Bathily, aient été récusés par les deux mouvances politiques principales burundaises (pouvoir et opposition).

"Dans le passé, le gouvernement burundais a repoussé les dates des élections afin de permettre les négociations. Mais malheureusement, il s’est posé un problème de trouver un médiateur pouvant être acceptable par toutes les parties. Il est donc heureux aujourd’hui de constater que toutes les parties burundaises aient désormais accepté de négocier sur les points de désaccord afin d’évoluer rapidement vers un compromis politique et de rattraper ainsi le temps perdu", a commenté le chef de l’Etat ougandais dans un point de presse tenu à la fin de la première séance de relance des négociations inter-burundaises.

Le président Museveni, qui n’a pas fixé d’échéancier précis pour la durée et la clôture de ces pourparlers inter burundais pour tenter de trouver un dénouement heureux à cette crise, a précisé qu’à cause d’un agenda chargé l’empêchant de prolonger son séjour au Burundi, il allait dépêcher immédiatement à Bujumbura, et ce dès ce jeudi 16 juillet 2015, son ministre de la Défense pour donner un coup d’accélérateur à la poursuite des négociations. "Mon parti apprécie que le nouveau facilitateur ait écouté les uns et les autres, avant d’annoncer que son ministre de la Défense va continuer à faciliter ce travail de dialogue politique entre les Burundais.

J’espère qu’on pourra faire un pas en avant", a réagi à chaud le député Pascal Nyabenda, président du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), parti au pouvoir. Même si le parti au pouvoir préfère que le dialogue politique se poursuive après les élections, M. Nyabenda s’est toutefois gardé d’indiquer que sa formation politique était déçue ou pas en ce qui concerne la recommandation du président Museveni portant sur la poursuite immédiate des négociations inter-burundaises.

"Dans ses faits et gestes ainsi que dans son objectif, le facilitateur Museveni n’a manifesté aucune intention de faire arrêter le processus électoral en cours. Et d’ailleurs, les différents sommets régionaux sur le Burundi ont recommandé aux Burundais de dialoguer en tenant au respect du prescrit de la constitution de la République du Burundi, la loi fondamentale. Alors, nous savons ce que dit la constitution. La constitution est là, le chef de l’Etat chargé de faire respecter la constitution est là. Donc, pour dire qu’au parti CNDD-FDD, nous sommes ouverts au dialogue, mais nous devons le faire en même temps que le processus électoral", a-t-il martelé. Le président du parti CNDD-FDD a saisi l’occasion pour rappeler qu’un récent décret présidentiel a reporté l’élection présidentielle du 15 au 21 juillet 2015.
Cependant, le 3ème sommet de Dar-Es-Salaam sur la crise burundaise du 6 juillet dernier avait recommandé de reporter la prochaine présidentielle au 31 juillet prochain.

Au nom du gouvernement burundais, le ministre de l’Intérieur, M. Edouard Nduwimana a indiqué que le gouvernement n’était nullement déçu de poursuivre immédiatement le dialogue politique même en cette période de phase électorale. "Au gouvernement, nous disons que nous pouvons commencer le dialogue, même aujourd’hui, et le poursuivre après les élections. Car, le dialogue ne va pas empêcher la tenue des élections. Nous prônons un dialogue avant, pendant et après les élections. Nous ne sommes pas déçus, nous sommes plutôt satisfaits car tout ce qui vient pour promouvoir la démocratie et la paix au pays est toujours la bienvenue", a insisté le ministre Nduwimana. Il a ajouté que certains sujets ne seraient pas cependant à l’agenda du dialogue pour avoir été déjà clôturé mais, a-t-il signalé, le sujet le plus intéressant pour débat, à l’heure actuelle, est la composition du gouvernement d’unité nationale, selon l’esprit d’une recommandation d’unité nationale du 3ème sommet de l’EAC sur la crise burundaise tenue le 6 juillet dernier à Dar-Es-Salaam.

Le 1er juin dernier, au lendemain du 2ème sommet de l’EAC sur la crise burundaise le 31 mai dernier en Tanzanie, le ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale, M. Alain-Aimé Nyamitwe avait déclaré que la question de la candidature du président Nkurunziza à la prochaine élection présidentielle n’était pas négociable et constituait une ligne rouge à ne pas franchir. Il avait précisé que la cour constitutionnelle burundaise avait déjà validé cette candidature dans un arrêt rendu le 5 mai dernier, indiquant que cette question était ainsi définitivement close et qu’elle relevait désormais de la souveraineté nationale.

Agathon Rwasa, président de la coalition politique "Abigenga-Mizero y’Abarundi" (Indépendants Espoir des Burundais), a déclaré que d’une façon globale, tout le monde est satisfait. "Car, il y a au moins un déblocage dans la mesure où il y a quelques temps, le dialogue politique prôné semblait impossible entre la partie gouvernementale, l’opposition et la société civile, alors que tous les acteurs y étaient conviés ", a expliqué cet opposant burundais. L’opposition, a-t-il par ailleurs signalé, est satisfaite d’avoir entendu, de la propre bouche du facilitateur Museveni, que ce dialogue allait se poursuivre dès demain, sous la supervision du ministre ougandais de la Défense, de manière intensive et expéditive, pour trouver rapidement des solutions à l’actuelle crise burundaise. Pour M. Rwasa, dans le dialogue qui vient d’être relancé, il n’y a pas de sujet tabou, y compris celui d’un calendrier électoral consensuel.

"La polémique politique autour du calendrier électoral est justement l’une des préoccupations des uns et des autres. Je ne saurais pas dire quel sera le dénouement de cette affaire, mais ce qui est essentiel, c’est qu’il n’y ait pas de sujet tabou, qu’on va tout faire pour avoir des consensus ou des compromis sur chaque question qui sera mis sur la table", a-t-il affirmé. Le fait qu’une controverse sur le calendrier électoral persiste en dépit des différents reports des élections déjà faits sur l’initiative gouvernementale montre que les parties prenantes au processus électoral burundais de 2015 n’ont pas encore réussi à arracher ensemble "la racine du mal qui ronge aujourd’hui le Burundi", a fait remarquer M. Rwasa.

Source : ABP

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