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Le parlement burundais s’inscrit en faux contre la persistance des "velléités putschistes" au Burundi

BUJUMBURA, 16 sept 2017 : Le parlement burundais s’inscrit en faux contre la persistance des "velléités putschistes" au Burundi, plus d’un demi-siècle après le recouvrement de l’indépendance du pays en juillet 1962, ont indiqué vendredi le 15 septembre 2017 dans une déclaration commune le député Pascal Nyabenda et le sénateur Révérien Ndikuriyo, respectivement président de l’Assemblée nationale et président du Sénat du Burundi.

Cette déclaration est sortie à l’occasion du 10ème anniversaire de la journée internationale de la Démocratie et du 20ème anniversaire de la mise sur pied de l’Union interparlementaire sur la démocratie (UIP), édition 2017, avec un slogan fédérateur libellé ainsi : "défendre la démocratie". L’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi (AAPRB) conclu le 28 août 2000 entre les protagonistes burundais d’alors sous les auspices d’une médiation internationale pilotée par l’ancien président sud-africain, Nelson Mandela, relève que la remise en cause de la démocratie au Burundi que le pays a connu dès 1961, à la veille de l’indépendance, découle d’une "lutte de la classe politique pour accéder au pouvoir et/ou s’y maintenir".

La déclaration précise qu’en dehors des périodes de fonctionnement (1961-1965 ; 19821987 et 1993 à ce jour), le parlement du Burundi a connu des "périodes de vide parlementaire créées par des coups d’Etat militaires" dont le plus tragique d’entre eux, à savoir celui du 21 octobre 1993 ayant coûté la vie au premier président démocratiquement élu, M. Melchior Ndadaye. Quelques années après son décès, le président Ndadaye sera élevé par le parlement, agissant au nom du peuple burundais, au rang de héros de la démocratie du Burundi.

"Ces velléités putschistes persistent au Burundi parce que le 13 mai 2015, une tentative de coup d’Etat visant à freiner la consolidation de la culture démocratique dans le pays a échoué. Ce regrettable événement ne visait que le renversement des institutions démocratiquement élues et l’arrêt du processus électoral en cours, qui était destiné à renouveler les institutions du pays, de la base au sommet", explique la déclaration. Le parlement burundais a profité de cette opportunité pour féliciter le président Nkurunziza qui vient de diriger le Burundi au cours des deux dernières années après les élections démocratiques de 2015, et plaidé aussi pour la compilation des rapports issus des processus interne et externe du dialogue inter burundais organisé depuis janvier 2016.

Le 7 septembre dernier, de retour de la Tanzanie pour des entretiens avec l’ex-chef d’Etat tanzanien et médiateur dans le dialogue inter burundais Benjamin William Mkapa, l’ombudsman burundais, Edouard Nduwimana, a déclaré, dans un point de presse, que le président Mkapa envisageait d’organiser une autre session du dialogue inter burundais en octobre prochain.

La déclaration des deux chambres parlementaires a, en outre, réaffirmé l’adhésion du parlement burundais à la Déclaration universelle sur la Démocratie selon laquelle "chaque Etat a le droit souverain de choisir et déterminer librement, conformément à la volonté de sa population, ses propres systèmes politique, social, économique et culturel, sans ingérences d’autres Etats, dans le strict respect de la charte des Nations Unies".

C’est dans cette logique que le parlement du Burundi "s’inquiète de certains acteurs de la communauté internationale", insiste la déclaration, en pointant du doigt notamment le conseil des droits de l’homme des Nations Unies qui, depuis le processus électoral burundais de 2015, multiplie "des résolutions et des rapports" sur le Burundi qui "ne cachent pas sa volonté de saboter les efforts du peuple burundais" dans le processus de consolidation de la paix et de la démocratie. abp

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Discours: President et autres

Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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