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Le ministre en charge de l’environnement prône la tolérance zéro contre les feux de brousse

RUTANA, 5 août 2017 : Le ministre de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, M. Célestin Ndayizeye a exhorté jeudi à Rutana (sud-est), les autorités administratives et policières à user de la tolérance zéro contre les feux de brousse, en appliquant scrupuleusement la loi, dans le but de décourager à jamais l’impulsion pyromane de certains.

M. Ndayizeye qui s’exprimait aux micros de la presse à l’issue d’une visite effectuée dans les provinces Rumonge, Bururi et Rutana a fait savoir que d’après les rapports lui parvenus, les feux de brousse sont devenus endémiques et saisonniers et que les provinces du sud ont été les premières à avoir incendié le plus d’espaces. La commune Rutana vient en tête de liste avec à elle seule plus de 2440 hectares. Il est vrai, a-t-il dit, que la loi existe et est claire là-dessus, mais il ne suffit pas d’en édicter et d’en rester là car, il faut en plus que la population la connaisse. C’est pour cela qu’il a rencontré les responsables administratifs, la police et tous les autres cadres de la province pour les encourager à vulgariser le code de l’environnement afin que, si des sanctions sont prises, personne ne dise que sa punition est injuste.

Soulignant que les auteurs des feux de brousse sont surtout les éleveurs à la recherche d’herbes fraiches pour le pâturage de leurs bêtes et notamment ceux qui emmènent leurs bêtes en transhumance, le ministre a déploré le fait qu’il y’ait des gens qui font le laisser-faire ou ne réagissent pas, quand un feu de brousse se déclare quelque part. Un malfaiteur peut incendier une colline quelconque et ne pas être attrapé, mais lorsque sa vache ira paitre dans les repousses d’herbes, il faut à tout prix lui infliger des amendes, a recommandé M. Ndayizeye.

D’après toujours le ministre, le code forestier, en son article 212, punit d’une amende toute personne attrapée en train d’incendier les collines, et l’article 214 prévoit aussi des sanctions aux complices. La loi ne punit pas seulement celui qui a incendié, elle punit aussi le complice, autant qu’il n’a pas participé à l’extinction des feux de brousse. La lutte contre les feux de brousse requiert la conjugaison des efforts des uns et des autres, a-t-il lancé. « Il n’y a aucune colline au Burundi qui n’a pas de chef. Pour cela, tout chef de colline sera taxé de complice et sanctionné pour tout feu qui se déclarera sur une colline et qui ne sera pas éteint », a-t-il averti.

Parlant de l’hydrographie du Burundi et de la pluie qui tombe plusieurs mois de l’année, le ministre a dit que les Burundais ont une perle rare, mais ne savent pas qu’ils en ont. Il a évoqué les pays qui ne connaissent pas une pluviométrie comme celle du Burundi et a recommandé de protéger les bassins versants des collines, pour que toute l’eau de pluie ne ruisselle pas et ne soit pas emportée, a-t-il conclu.

abp

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Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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