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Réaction du sénat sur la résolution du parlement européen sur le Burundi

BUJUMBURA, 2 août 2017 : Le sénat de la République du Burundi a adopté une résolution en réaction à celle du parlement européen du 6 juillet 2017 sur la situation au Burundi, ce mardi 1er août 2017.

Se référant aux textes règlementaires de la République du Burundi tels que la Constitution et l’accord révisé de Cotonou en particulier sur leurs articles 96, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, l’accord d’Arusha, la déclaration de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, M. Michel Kafando et d’autres rapports et résolutions, le sénat burundais, à travers cette résolution adoptée, rejette la résolution adoptée par le parlement européen en date du 6 juillet 2017 sur la situation au Burundi et invite ses destinataires à noter que la situation réelle qui prévaut au Burundi est telle qu’elle est décrite par la présente résolution et demande de ne pas prendre en compte le contenu de ladite résolution adoptée par le parlement européen.

Le sénat burundais, à travers cette résolution, s’inscrit en faux contre certaines considérations de la résolution adoptée par le parlement européen selon lesquelles le Burundi aurait sombré dans une grave crise politique et dans des troubles civils à la suite de l’annonce, en avril 2014, que le président Pierre Nkurunziza briguerait un troisième mandat, selon lesquelles l’opposition serait réprimée de manière sévère depuis juillet 2015, et selon lesquelles le président Pierre Nkurunziza n’exclut pas la possibilité de modifier la Constitution pour briguer un quatrième mandat à partir de 2020.

Ces considérations indiquent que la culture d’impunité face aux meurtres, aux enlèvements, à des disparitions, à des tortures, viols et arrestations, emprisonnements et corruptions va en grandissant, que les organisations de défense des droits de l’homme et les médias seraient privés de leur indépendance, que la décision de quitter la Cour pénale internationale (CPI) serait le refus de coopérer avec le haut-commissariat des Nations Unies et ses commissions, qu’en date du 21 décembre 2015, le parlement burundais a rejeté le déploiement d’une force étrangère de maintien de la paix, que l’impasse politique et la détérioration de la situation économique ont de lourdes conséquences pour la population et que par ailleurs cette situation met gravement en péril la stabilité de la région.

La résolution adoptée par le parlement burundais note avec satisfaction l’évolution de la situation au Burundi et salue les mesures prises par le gouvernement burundais pour lutter contre la criminalité, le terrorisme et autres atteintes aux droits de l’homme. Le parlement se réjouit aussi, à travers cette résolution, des mesures prises pour prévenir, protéger les victimes et réprimer les auteurs des violences basées sur le genre, et encourage les autorités judiciaires burundais à poursuivre et punir les auteurs des crimes contre l’humanité tel que le prévoit la loi N° 1/05 du 22 avril 2009 portant révision du code pénal burundais. Elle exhorte le gouvernement burundais à faciliter les formalités requises aux observateurs et experts civils en matière des droits de l’homme déployés au Burundi.

Le sénat burundais, par cette résolution, réitère son engagement envers la liberté d’expression et réaffirme le rôle joué par la société civile, les organisations de défense des droits de l’homme et les medias, et invite toutes ces entités ainsi que les ONG étrangères, à œuvrer en conformité avec la législation en vigueur au Burundi. Il invite encore toutes les parties présentes au Burundi à s’abstenir de tout comportement susceptible d’intensifier la violence, d’aggraver la crise ou pouvant inciter à l’instabilité régionale.

En outre, le sénat burundais relève que la situation au Burundi a des répercussions non négligeables sur la région d’où, à cet égard, elle salue les efforts des négociations menées sous l’égide de la Communauté Est africaine et demande l’engagement et la coopération de toutes les parties prenantes au dialogue inter burundais, en vue d’une solution immédiate, viable et à long terme à ce conflit. De plus, il invite l’Union européenne à soutenir les efforts des acteurs nationaux, régionaux, bilatéraux et multilatéraux tendant à propulser le Burundi dans la phase du développement durable.

Le sénat burundais qui salue les délibérations du 26ème sommet des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine tenue du 30 au 31 janvier 2016, qui a décidé de ne pas envoyer la Mission africaine de prévention et de protection (MAPROBU) au Burundi sans consentement du peuple burundais, invite le gouvernement burundais et l’Union africaine à finaliser les négociations d’entente sur le déploiement des observateurs et experts civils en matière des droits de l’homme. Il indique que l’envoyé spécial des Nations Unies, M. Kafando, s’est entretenu avec des Burundais de diverses catégories et qu’en conséquence, une plus grande présence d’observateurs internationaux est inopportune.

Se réjouissant du retour volontaire des réfugiés burundais et de certains leaders politiques suite à l’amélioration de la situation sécuritaire depuis le début de l’année 2017 au Burundi, le sénat burundais demande à l’Union européenne et aux Etats membres de tenir compte de toutes les performances réalisées pour lever les sanctions prises contre le Burundi car, elles affectent la population dans des domaines variés.

abp

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