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La situation au niveau des droits de l’homme s’améliore

BUJUMBURA, 20 juillet 2017 : Le Centre indépendant de recherches et d’initiatives pour le dialogue (CIRID) a, à l’occasion de la célébration du 20ème anniversaire de sa création, organisé jeudi le 20 juillet 2017 à Bujumbura, une conférence sous le thème : « Le Burundi, les Grands Lacs, l’Afrique et nos combats pour la paix dans la région ».

L’ombudsman du Burundi, M. Edouard Nduwimana a, dans son mot de circonstance, rappelé que son institution privilégie le dialogue car elle a parmi ses missions, celle de réconciliation et de rapprocher les forces politiques, sociales et autres.

Selon M. Nduwimana, il n’y a pas de conflits politiques au Burundi comme les gens peuvent prétendre le dire. Pour lui, il y a des divergences au niveau politique, lesquelles divergences, si une fois elles sont mal gérées, peuvent finalement générer des conflits politiques. Il a fait savoir qu’au Burundi, il n’y a qu’un contentieux de conflits qui n’ont pas été réglés ou qui ont été mal gérés et qui pèsent sur la situation actuelle, et ce contentieux existe même aujourd’hui.
80% dudit contentieux ont été réglés à travers les Accords d’Arusha et la Constitution, au niveau du partage du pouvoir, au niveau de l’intégration des forces de défense et de sécurité mais, at-il ajouté, il subsiste probablement 20% ou 30% dudit contentieux qui n’est pas encore réglé. Il a, à cet effet, lancé un appel à la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) pour pouvoir régler ces pourcentages de contentieux qui subsistent.

Quant au ministre des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, M. Martin Nivyabandi, il a indiqué que la question des droits de l’homme a fait couler beaucoup d’encres et de salives ces derniers temps, où beaucoup de médias internationaux parlent des informations qui ne coïncident pas avec la réalité. Il a indiqué qu’aujourd’hui, la situation au niveau des droits de l’homme au Burundi s’améliore.

Aux organisations de la société civile, le ministre Nivyabandi leur a rappelé qu’elles sont, en général, des forces de rappel. Leur rôle n’est pas d’aller jouer de la politique, ni de se joindre aux partis politiques pour des manifestations ou des déclarations. Il a toutefois indiqué qu’elles ne doivent pas totalement épouser les idées d’un parti, ni de la majorité, ni de l’opposition, il leur a demandé d’être pragmatiques et de présenter la situation comme telle.

Pour lui, quand elles mentent et quand elles présentent la situation qui n’est pas réelle, elles enveniment davantage la situation.

S’agissant d’un message à lancer au peuple burundais, le président du CIRID, M. Déo Hakizimana a, de sa part, rappelé que derrière cette crise que le pays vient traverser, il y a eu des mensonges délibérés, des exagérations d’informations et, a-t-il dit, cela influe sur l’image négative du pays et ça condamne les efforts de réconciliation. Face à cette situation, il invite tout un chacun de tirer les conséquences des informations pertinentes sur la vérité de la crise. Il a, toutefois indiqué que le Burundi n’est pas un paradis. Pour lui, le Burundi d’il y a deux ans n’est pas le Burundi d’aujourd’hui où, a-t-il ajouté, beaucoup de choses ont évolué. C’est sur ce bilan qu’il faut construire la suite sans ignorer les problèmes mais en considérant les acquis.

Dans son exposé sur les enjeux de la CVR, M. Léonce Ntsimbiyabandi a fait savoir qu’il y a plusieurs paramètres qui peuvent bloquer le travail de la CVR, notamment la persistance des conflits, la culture (les Barundi ne seraient pas ouverts, prêts à dire la vérité), le manque de moyens ainsi que la communauté internationale qui aurait son agenda.

abp

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