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Evaluation des plans d’actions 2012-2016 de la PNG et de la R1325

BUJUMBURA 11 juillet 2017 : Le ministre des Droits de la personne Humaine, des Affaires sociales et du Genre, M. Martin Nivyabandi, a ouvert ce mardi au restaurant « La Détente », un atelier de validation des rapports d’évaluation des plans d’actions 2012-2016 et des nouveaux Plans d’actions 2017-2021 de la Politique nationale genre (PNG) et de la Résolution 1325 des Nations unies (RN1325).

Selon le rapport d’évaluation du plan d’actions 2012-2016 de la PNG et de la R1325, des réalisations encourageantes ont pu être atteintes dans certains aspects.
D’autres volets nécessitent des efforts soutenus de tous les
acteurs oeuvrant pour la défense des droits de la femme et de l’égalité de genre pour améliorer l’état actuel des choses.

Il s’agit en grande partie des aspects relatifs à l’autonomisation de la femme burundaise et la défense de ses droits les plus fondamentaux. « Donner aux femmes les moyens de participer pleinement à la vie économique dans tous les secteurs est essentiel pour améliorer leur qualité de vie, ainsi que celle de leurs communautés, pour ainsi édifier des économies solides et réaliser les objectifs de développement durable et équitable », souligne le rapport.

Au niveau du premier axe stratégique visant à l’amélioration du statut social et culturel de la femme dans la famille et dans la société, des actions multiformes ont pu être exécutées, conduisant à quelques améliorations qu’il conviendra de renforcer, surtout au niveau de la prévention et de la répression des VSBG. Cependant, la discrimination à l’égard des femmes et des filles persiste, d’où la nécessité de changer les mentalités et les pratiques socioculturelles en faveur de l’égalité entre les sexes pour construire une société égalitaire.

Au niveau de la prévention et la répression des VSBG, des problèmes restent posés et concernent en grande partie la gratuité de l’expertise médicale, la rapidité de la procédure judiciaire, la protection des témoins, la disponibilité des moyens de la victime pour le paiement des avocats, l’opérationnalité du système de référencement et contre référencement, etc.

Au niveau du deuxième axe stratégique en rapport avec le renforcement de l’accès équitable des femmes, des hommes et des adolescent(e)s aux services sociaux de base, des avancées s’observent aux niveaux de l’accès pour la femme, les filles et les adolescents aux services sociaux de base comme l’éducation et la santé. Mais des problèmes persistent dans ce domaine et concernent les cas d’abandons scolaires en particulier les filles suite aux grossesses non désirées, aux mariages forcées et précoces, aux contraintes socioculturelles (discrimination du genre, barrières culturelles, etc.), à la pauvreté des ménages, à l’ignorance des parents, etc.

Au niveau de la santé, les défis majeurs ont trait notamment à l’accouchement sans risques, l’accès des femmes et des enfants vivant avec le VIH/Sida aux antirétroviraux, l’accessibilité des femmes enceintes aux soins de santé de qualité, la réduction de la mortalité maternelle, la persistance des accouchements à domicile, et le faible taux de dépistage volontaire.

En ce qui concerne l’axe 3, (la promotion équitable du potentiel et de la position de la femme et l’homme au sein de l’économie), fondé sur l’appui à l’investissement accru pour les femmes et filles, le rapport relève qu’il n’a pas du tout été privilégié alors que c’est un secteur indispensable au relèvement économique de la femme. Les femmes burundaises connaissent toujours des difficultés d’accéder aux facteurs de production, aux infrastructures de base, aux services d’appui et aux ressources financières.

Quant au 4ème axe du plan d’action de la PNG, (la promotion de l’exercice équitable des droits et devoirs des femmes et des hommes), certaines disparités et inégalités de droits entre homme et femme persistent encore dans les ménages. Le rapport souligne qu’il a été remarqué que nombreuses barrières culturelles, coutumières continuent encore à maintenir la femme dans une condition subalterne.

abp

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