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Les spéculations sont au cœur des "pénuries répétitives" du carburant

BUJUMBURA, 8 juin 2017 : Les spéculations sont au cœur des "pénuries répétitives" du carburant observées ces derniers temps au Burundi, particulièrement depuis le début du mois de mai, a reconnu mercredi soir, à

Le ministre Manirakiza s’exprimait au cours d’une interview accordée à l’Agence burundaise de presse (ABP), au lendemain de la clôture des investigations de terrain du personnel de son ministère pour s’enquérir de l’état des lieux en matière de cette pénurie récurrente du carburant au Burundi.

"Bien que les quantités de carburant mises en consommation n’ont pas significativement varié depuis janvier à mai 2017, l’amer constat est que derrière les longues files d’attente en quête de carburant sur les stations-services observées ces derniers jours de façon inquiétante, se cachent beaucoup de spéculations dans la commercialisation des produits pétroliers", a-t-il souligné. S’appuyant sur les statistiques de l’Office burundais des recettes (OBR), dont l’une des missions assignées est de suivre les entrées des produits importés, le ministre Manirakiza a indiqué que les quantités de produits pétroliers mis en consommation en janvier, février, mars, avril et mai 2017 sont respectivement 10.989.003 litres, 12.372.765 litres, 11.882.944 litres, 12.498.107 litres et 11.123.479 litres.

"Vous comprenez très bien que si on établit une comparaison entre ces quantités de produits pétroliers mis en consommation, nous décelons d’emblée que c’est au mois de janvier où on a enregistré moins de quantités mis en consommation par rapport aux quatre autres mois. Pour le mois de mai, même s’il advenait qu’entre-temps la demande soit augmentée par rapport à celle enregistrée en janvier, il est anormal que le Burundi ait subitement connu une pénurie de carburant avec un degré aussi prononcé", a-t-il fait remarquer.

Le ministre en charge de l’Energie a saisi l’occasion de qualifier de "faux et archifaux" l’argument de faiblesse au niveau des approvisionnements en produits pétroliers par le Burundi, parfois invoqué par ici, par là dans le pays, pour expliquer les pénuries récurrentes en la matière.

"En revanche, il y a une anguille sous roche car nous sommes embarqués sur une piste laissant penser que sous la pénurie répétitive de ces produits se cachent d’autres facteurs non encore élucidés à base de cette fréquente rupture en approvisionnements des produits pétroliers aux stations-services, une raison qui justifie pourquoi nous avons décidé de nous mettre à l’œuvre pour débusquer tous les goulots d’étranglement en la matière", a-t-il insisté.

Le Burundi s’approvisionne en carburant à partir du port de Dar-Es-Salaam (Tanzanie) avec des quantités suffisantes pour couvrir actuellement les besoins internes, a rassuré le ministre Manirakiza, tout en soulignant qu’une attention particulière doit être observée sur la manière dont ces produits pétroliers sont gérés une fois arrivés au pays.

Début mai dernier, le ministre Manirakiza avait déclaré devant le parlement que l’offre insuffisante des devises était au centre de la rupture des approvisionnements des produits pétroliers au Burundi obtenus par les canaux d’importation. Toutefois, a-t-il révélé, la problématique de carence en devises ne se pose plus aujourd’hui pour le Burundi en ce qui concerne l’importation des produits pétroliers.

"Aujourd’hui, ce n’est plus le problème d’offre insuffisante des devises car même les opérateurs économiques impliqués dans l’importation des produits pétroliers reconnaissent que les services de la Banque de la République du Burundi (BRB) l’ont déjà résolu en mettant sur le marché, et à leur intention, des montants suffisants en devises", a-t-il expliqué.

Dans une perspective de "minimiser″ la portée des spéculations observées dans la commercialisation des produits pétroliers, le ministre Manirakiza a recommandé à toutes les stationsservices ayant des produits pétroliers de servir aux clients, dès ce jeudi 8 juin 2017, et "sans spéculation aucune". Par ailleurs, il a menacé de "sanctions sévères" tout entrepôt pétrolier qui sera "surpris en disposition d’une quantité de carburant stockée clandestinement". Le ministre de l’Energie et des Mines a également recommandé aux gestionnaires des établissements pétroliers au Burundi de "disponibiliser à tout moment" leurs livres de stocks ainsi que les outils de jaugeage.

abp

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