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Célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, édition 2017

BUJUMBURA 5 mai (DWG) : Le ministre des Postes, des Technologies de l’information, de la Communication et des Médias, M. Nestor Bankumukunzi a ouvert mercredi à la Maison de la presse, les activités marquant la célébration de la 26ème édition de la Journée internationale de la liberté de la presse, en présence du président du Conseil national de la communication (CNC), M. Karenga Ramadhani et de la déléguée du bureau de l’UNESCO au Burundi, Mme Joséphine Ntahobari.
Le thème mondial de la journée est « Des esprits critiques pour des temps critiques ; le rôle des médias dans la promotion des sociétés pacifiques, justes et inclusives », tandis que le thème national est « La liberté de la presse, la protection et la sécurité des journalistes et la responsabilité sociale ».

Le ministre Bankumukunzi a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir une presse libre et professionnelle. D’après lui, le besoin en formation des journalistes se fait de plus en plus sentir car les prestations de nouveaux journalistes laissent à désirer. Il a interpellé les organisations des professionnels des médias à jouer leur rôle à ce sujet, précisant qu’il va falloir mettre en place une équipe mixte de formation. Il a en outre rappelé aux professionnels des médias que la liberté de chacun se termine là où la liberté de l’autre commence, soulignant qu’ils doivent garder à l’esprit que les mots et les images sont des armes à double tranchant et qu’ils sont à utiliser à bon escient. « Faites usage de cette liberté avec professionnalisme », a exhorté le ministre Bankumukunzi.

Le président du CNC a pour sa part demandé aux responsables des médias de se conformer au cadre de régulation des médias. Il a rappelé aux médias qui ne sont pas encore enregistrés et aux journaux qui ne font pas de dépôt légal de le faire. D’après le président du CNC, cette instance de régulation a déjà réalisé plusieurs actions en faveur de la protection des journalistes. La question qui reste posée est celle de la carte de la presse. L’article 5 de la loi sur la presse stipule que pour exercer son métier, le journaliste ou le technicien de l’information doit obtenir, auprès du CNC, une carte de presse, mais le CNC ne peut pas délivrer cette carte tant qu’il n’y a pas encore de texte qui définit le statut des journalistes.Il a recommandé aux journalistes de continuer à parler d’eux même dans leurs reportages, pour permettre au public de comprendre comment est organisé leur travail et les difficultés qu’ils rencontrent dans l’exercice de leur métier.

La déléguée du bureau de l’UNESCO au Burundi a quant à elle rappelé que la sécurité des journalistes et la liberté de la presse n’ont pas de prix. Elle a félicité le président du CNC pour le travail déjà accompli dans la régulation des médias, et a plaidé pour que le dialogue entamé entre le CNC et les médias aille de l’avant. Elle s’est aussi réjouie de la création par la Radio-télévision nationale d’un service interne de monitoring, et a signalé que l’UNESCO est en train de conduire un processus de renforcement de capacités de quatre radios communautaires.

Selon la présidente de la Maison de la presse, Mme Denise Mugugu qui a adressé le mot de bienvenue aux cérémonies d’ouverture des activités marquant la journée du 3 mai, la célébration mondiale qui se déroulait à Jakarta en Indonésie en ce moment, réfléchissait sur une approche sur la sécurité des journalistes et l’impunité de crimes commis contre eux. « Ceci nous interpelle particulièrement dans notre pays, car jusqu’ici, rien ne filtre sur la poursuite de ceux qui ont assassiné et fait disparaitre nos confrères Christophe Nkezabahizi et Jean Bigirimana, à qui nous rendons hommage aujourd’hui, ainsi qu’aux harcèlements répétitifs contre les journalistes pendant leurs missions de travail », a ajouté Mme Mugugu.

Pour elle, il s’agit d’une situation qui, si l’on n’y prend pas garde, risque d’installer au sein des médias burundais, une psychose de peur, qui elle-même aura des incidences sur la qualité professionnelle à plus ou moins long terme. En effet, a-t-elle expliqué, « si la censure est une menace sur la liberté de la presse et le droit à l’information, l’autocensure en est une autre, et s’en débarrasser, c’est tout un processus ».

abp

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