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Deux ″gros obstacles″ se dressent sur le parcours de la mise en œuvre de la politique industrielle commune au sein de la CAE

BUJUMBURA, 26avrIil (DWG) : Deux ″gros obstacles″ se dressent sur le parcours de la mise en œuvre de la politique industrielle commune au sein des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), estime M. Serge Birizanye (photo : au milieu), directeur du développement industriel au ministère burundais du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme.

Fondée en 2000, la CAE regroupe à ce jour six Etats, à savoir le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, le Burundi et le Rwanda dont l’adhésion remonte à l’an 2007, ainsi que le Soudan du Sud récemment admis dans cette organisation d’intégration régionale africaine en 2016.

M. Birizanye s’exprimait lundi à Bujumbura au cours d’une interview accordée à l’Agence burundaise de Presse (ABP) en marge de l’ouverture des travaux des assises régionales sur l’industrialisation à l’intention des experts de la CAE ad hoc prévues pour une semaine dans la capitale burundaise pour faire l’état des lieux sur la conception et la compétitivité industrielle dans cinq Etats membres de cette communauté (Kenya, Tanzanie, Ouganda, Rwanda et Burundi).

″Le premier gros obstacle au niveau de la mise en œuvre de la politique industrielle commune au niveau de la CAE, c’est le manque cruel des fonds pour financer le secteur industriel dans cette sous-région africaine, avec pour effet pervers une peur omniprésente du risque à encourir dans le camp des investisseurs privés dans ce secteur certes vital pour la croissance économique, mais exigeant cependant des moyens financiers immenses″, a-t-il précisé.

Elaborée depuis 2009 au niveau de l’expertise régionale et validée en 2009 par un sommet des chefs d’Etat de la CAE, la politique industrielle commune pour cet espace régional qui abrite plus de 130 millions d’habitants, est articulée sur trois axes-clés : compétitive industrielle, croissance économique et création d’emplois manufacturiers.

La seconde entrave majeure à laquelle font face les pays de la CAE au niveau de leur politique industrielle commune, ″ et qui d’ailleurs, englobe bien d’autres défis sous-jacents″, est la quasi-indisponibilité de l’énergie électrique, a-t-il ajouté. ″Car, quoique qu’ils fassent, ces pays de la CAE ne peuvent aujourd’hui prétendre au développement industriel sans énergie″, a-t-il renchéri.

Toutefois, le directeur Birizanye a indiqué qu’aux horizons futurs ″non lointains″, l’on décèle déjà des créneaux porteurs d’espoir incarnés par les perspectives d’interconnexion électrique au sein de cette sous-région africaine des Grands Lacs.
″Nous assistons en effet à des interconnexions électriques en cours entre la République démocratique du Congo (RDC) et la Tanzanie d’une part, et entre la RDC et le Burundi d’autre part ; et, très prochainement, il est attendu une interconnexion de très grande ampleur, qui partira de la Corne d’Afrique en Ethiopie jusque dans l’espace régional couvert par les pays membres de la CAE″, a-t-il signalé par ailleurs.
Pour lui, si la CAE parvient à résoudre ce défi énergétique pour le court et moyen termes, nul doute qu’un coup d’accélérateur sera donné à l’essor industriel dans cette partie de l’Afrique.

Il a ajouté que selon les projections sur base des ″décideurs politiques et partenaires financiers″ en matière énergétique au niveau de l’espace régional couvert par la CAE, d’ici l’horizon 2020, cette sous-région ″pourrait bénéficier un léger mieux″ en ce qui concerne l’accès à l’énergie électrique.

Par ailleurs, M. Birizanye s’est dit heureux de constater que six ans (2011-2017) après la validation de la politique communautaire de la CAE en matière de développement industriel, on relève en revanche certains acquis à saluer au niveau de l’épanouissement industriel au sein de ces pays partenaires
A titre illustratif, il a souligné qu’un sommet des chefs d’Etat de la CAE tenu à Nairobi (Kenya) en février 2016, a été sanctionné par une décision portant abolition au sein de cet espace régional, de ″l’importation des chaussures de seconde main et des vêtements usagés communément dénommés « friperies″ en vue d’accroître la création d’emplois au sein de chaque Etat membre de cette communauté.
″En s’y penchant de près, on découvre aisément qu’au-delà de cette mesure, au demeurant salutaire pour la protection des industries locales émergeantes au sein de l’espace régional de la CAE, les populations locales en tirent aussi comme dividendes importantes, la prévention contre l’importation tacite des maladies véhiculées par ces chaussures de seconde main et ces vêtements usagés, qui sont des produits ramassés par ici par là dans des pays dits développés, notamment ceux d’Europe″, a-t-il fait remarquer.

Il a souligné que ce sommet des chefs d’Etat de la CAE, aura eu le mérite d’avoir instruit les ministres des pays membres en charge du Commerce, à ″chercher des mécanismes et des modalités pour stopper ce mouvement d’importation″.
Pour lui, cette décision aura comme impact positif sur le territoire de la CAE, la diminution des maladies, l’économie des devises et la chute des effectifs des chômeurs via le développement du secteur des industries du textile et du cuir, traditionnellement ″réputées fécondes″ en termes de création d’emplois.

abp

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