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L’enseignement des métiers est la meilleure façon de lutter contre le chômage

BUJUMBURA, 1 3 avril (DWG) : « Il y a un constat amer que les enfants et les parents n’adhèrent pas facilement à l’enseignement des métiers », a déclaré ce mercredi à l’ABP, le directeur du département de l’enseignement des métiers et de l’alphabétisation, M. Dieudonné Gahama. Il a expliqué qu’il y a une raison historique pour cela. En effet, l’enseignement des métiers a commencé en 1934 avec l’arrivée des missionnaires blancs à Gatara en province Kayanza, Rumeza en province Bururi et Kiganda en province Muramvya. A cette époque, il y avait trois filières pour former les couturiers, les menuisiers et les charpentiers pour la construction des maisons et la confection des habits des membres du clergé.

M. Gahama a ajouté que cet état de choses est resté ainsi jusqu’à l’accession du Burundi à l’indépendance. Après, les gouvernements qui se sont succédés se sont attelés à former les remplaçants des colonisateurs, précisément pour les postes administratifs, plus attractifs que les métiers. Dans la mentalité, a-t-il poursuivi, tout jeune burundais a toujours cru qu’après les études, il doit occuper un poste de directeur, administrateur communal, gouverneur, ministre et autres bureaucrates. Même aujourd’hui, a précisé M. Gahama, les jeunes pensent toujours comme cela, alors que ces places administratives sont limitées. Donc, une grande partie des diplômés qui ne sont pas embauchés deviennent des chômeurs, oubliant qu’aujourd’hui, le seul salut pour le Burundi, comme les autres pays même développés, est le centre d’enseignement des métiers.

M. Gahama propose une large sensibilisation des jeunes et des parents sur le fait que les jeunes ne peuvent pas sortir de ce chômage, sans adhérer aux métiers et que ce rôle revient aux administratifs à la base. Il a signalé que pour la première fois, les pouvoirs publics ont essayé de promouvoir les métiers en 2010, quand le chef de l’Etat a, dans son discours programme, mentionné que l’enseignement des métiers sera une priorité, et qu’il faudra construire au moins un centre d’enseignement de métier dans chaque commune et un centre de formation professionnelle dans chaque province. M. Gahama a déclaré que cela a été fait, car 125 centres d’enseignement des métiers viennent d’être construits. Malheureusement, a-t-il ajouté, ces locaux sont là, les jeunes n’adhèrent pas.

Les responsables du ministère ayant en charge l’enseignement des métiers ont fait une campagne de recrutement en septembre, octobre et novembre 2016 pour qu’ils se fassent inscrire et même aujourd’hui, les inscriptions continuent, étant donné que l’enseignement des métiers ne suit pas un calendrier scolaire classique. Sur les 80000 enfants qui n’ont pas pu passer le cap du post fondamental, autour de 6000 seulement se sont fait inscrire et le directeur en charge de ce département se demande ce que font les autres. Pour lui il appartient aux administrateurs communaux, aux élus locaux et communaux et aux conseillers communaux de faire une large sensibilisation pour l’enseignement des métiers, car c’est la meilleure façon de lutter contre le chômage et viser le développement du pays.

Pour M. Gahama, un autre problème concerne le budget alloué à l’enseignement des métiers qui est très faible. Il est de 0,4% du budget national et ce montant sert à payer les salaires des formateurs. Il y a encore un manque de consommables, du matériel didactique et de l’équipement.*

abp

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