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Le Burundi ne traverse pas une crise politique, a estimé M. Nyamitwe

BUJUMBURA, 13 avril (DWG) : Le conseiller principal à la Présidence de la République chargé des questions de communication et d’information, M. Willy Nyamitwe a déclaré mercredi à Bujumbura que le Burundi ne traverse pas actuellement une crise politique, même si certains médias utilisent souvent ce terme. Il a les appelés à utiliser des termes corrects pour décrire la situation qui prévaut au Burundi. Au cours d’un café de presse, M. Nyamitwe a reproché à ces médias d’utiliser souvent le terme « crise politique au Burundi » alors qu’il s’agit plutôt d’un « débat contradictoire sur des questions politiques ». Les pays du monde entier peuvent connaître des problèmes qui n’ont rien à voir avec une crise politique. Et selon le principe démocratique, des points de vue divergents sont exprimés sur différentes questions au cours des débats contradictoires. « Est-ce que le Burundi traverse réellement une crise politique quand toutes les institutions sont au complet du sommet à la base ?, s’est interrogé M. Nyamitwe. Pour l lui, il n’y a aucun signe qui montre qu’il y a une crise politique au Burundi.

Il a exhorté plutôt les Burundais à rapatrier vers le Burundi le dialogue inter burundais qui se passe à Arusha, suite à l’évolution positive de la situation du pays. « Beaucoup de personnes qui ne s’accusent de rien sont rentrées. Même si on a besoin des opinions des Burundais qui vivent à l’étranger, la situation qui prévaut dans le pays montre que ce dialogue devrait plutôt se tenir au Burundi », a estimé M. Nyamitwe, ajoutant que c’est un dialogue qui concerne des Burundais et que beaucoup de personnes concernées par ce dialogue se trouvent au Burundi. Il a critiqué certaines personnes qui demandent un dialogue inclusif alors qu’elles sont « une frange de la population burundaise vivant en Belgique et au Rwanda. S’il faut parler d’un dialogue inclusif, il faut aussi inclure ceux qui sont partis en 1965, 1972, 1988, 1993 et 1994 qui ont besoin aussi d’être entendus ».

Le dialogue inter burundais en cours à Arusha, a-t-il expliqué, ne signifie pas qu’il y a une défaillance au niveau institutionnel. Cela montre plutôt qu’il y a une volonté de discuter, pour trouver un terrain d’entente sur des questions pour lesquels les gens ont des points de vue divergents. M. Nyamitwe a en outre expliqué pourquoi le gouvernement n’a pas envoyé de délégués à la dernière session de dialogue inter burundais à Arusha, du 16 au 18 février. « Il y avait eu une tentative d’inviter des personnes qui sont poursuivies par la justice. Le gouvernement, respectueux de la Constitution et des lois ne pouvait pas violer ses lois et aller tendre la main à des gens qui sont poursuivis par la justice. Il n’y a pas de deux poids deux mesures. Certains sont déjà incarcérés et d’autres sont recherchés. Ces gens qui sont en cavale doivent être appréhendés et traduits en justice. En aucun moment, le gouvernement n’ira à leur rencontre », a-t-il souligné.

M. Nyamitwe a en outre annoncé que le Burundi participera au sommet des Etats de la Communauté est africaine (CEA) prévu le 10 mai prochain à Dar-Es Salam en Tanzanie et que le Burundi ne ratera jamais un sommet de la CEA. Il n’y a par ailleurs pas de conditions préalables pour participer à un sommet d’une communauté dont il est membre, a-t-il conclu.

abp

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