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Le changement climatique préoccupe le monde entier

BUJUMBURA, 30 mars 2017 : Le ministère de l’Eau, de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de l’Urbanisme (MEEATU), à travers la direction générale de l’Office burundais pour la protection de l’environnement (OBPE), a organisé mercredi le 29 mars 2017, à Bujumbura, un atelier d’échanges dans le but de renforcer le processus de collaboration et d’initier un dialogue permanent entre les ONGs locales oeuvrant dans la protection de l’environnement et du développement durable et le gouvernement du Burundi représenté par l’OBPE.

Le directeur de l’OBPE, M. Samuel Ndayiragije a, dans son mot d’ouverture, fait savoir que le 2ème millénaire a vu des progrès spectaculaires dans tous les domaines mais s’est terminé par un échec, à savoir celui de l’exploitation exagérée des ressources naturelles jusqu’à aboutir au dérèglement du système climatique.

Il a donné l’exemple de la couverture neigeuse qui a diminué, et montré des photos légendaires des éléphants en train de brouter dans les plaines du Kilimandjaro où la fameuse couche que l’on appelait la neige éternelle n’est presque plus, avec des montagnes à des fontes de glaces et des neiges, etc.

M. Ndayiragije a indiqué que même au Burundi, nous ne pouvons pas échapper aux défis liés aux changements climatiques. Selon lui, ceux qui ne vont pas succomber suite aux inondations peuvent être frappés par la sècheresse. Il a donné l’exemple du cas de la sècheresse qui est survenue dernièrement dans les communes Busoni et Bugabira de la province Kirundo (nord) où on a dû fournir des vivres, et très récemment la commune Gihanga dans la province de Bubanza (ouest).

Le directeur de l’OBPE a signalé qu’actuellement, le changement climatique devient tellement préoccupant que le monde entier s’est organisé pour voir ce que l’on peut faire en vue de limiter les dégâts, en essayant de ne plus agresser la planète, tel que l’on a fait dans le passé, si l’on veut que l’humanité survive et que l’on lègue aux générations futures un monde vivant et viable.

Quant au directeur de l’environnement et des changements climatiques, M. Alphonse Polisi, il a rappelé que l’OBPE a pour missions d’élaborer un rapport sur l’état de l’environnement au Burundi et de mettre en place des mécanismes d’adaptation et d’atténuation face aux changements climatiques. Il a, en outre, fait savoir que le gouvernement du Burundi, à travers la Contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN), s’est focalisé sur trois composantes, à savoir la foresterie où il a tracé la barre à deux niveaux. D’abord, si le gouvernement a des apports financiers, il envisage planter 8000 ha
d’arbres par an et pendant 15 ans, au moment où s’il compte sur ses propres fonds, il envisage planter au moins 4000 ha par an et pendant 15 ans.

La 2ème composante est en rapport avec l’agriculture où le gouvernement s’est engagé à remplacer progressivement l’utilisation des engrais minéraux en faveur des fumures organiques.

Selon toujours M. Polisi, la 3ème composante est en rapport avec l’énergie où le gouvernement s’est engagé à construire des microcentrales pour que les populations puissent accéder au courant énergétique, qui est une source d’activités génératrices de revenus.

Au cas où le gouvernement parvenait à planter 4000 ha d’arbres par an et pendant 15 ans, il
réduirait de 3% les gaz à effet de serre, au moment où s’il arrivait à planter 8000 ha d’arbres par an et pendant 15 ans, il les réduirait de 30%, a déclaré M. Polisi.

abp

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