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48.000 ménages très pauvres vont bénéficier des transferts monétaires pendant 30 mois

Bujumbura, 22 mars 2017 : Un nouveau programme d’assistance sociale destiné à aider les ménages vulnérables va accorder des transferts monétaires à 48.000 ménages extrêmement pauvres des provinces Gitega, Karusi, Kirundo et Ruyigi, à partir du 4ème trimestre de cette année 2017. Chaque ménage bénéficiaire de cette assistance sociale recevra 20.000 FBu chaque mois, sur une période de 30 mois, soit un montant total de 600.000 FBu, selon le secrétaire exécutif permanent de la Commission nationale de protection sociale, M. Michel Nyabenda.

C’est grâce à un don de 40 millions de dollars américains offerts par la Banque Mondiale que le Burundi démarrera ce 12 avril 2017 le programme pilote de transfert monétaire dans 16 communes des quatre provinces choisies pour leur taux élevé d’extrême pauvreté et de malnutrition chronique. Avec ce montant équivalent à 68 milliards de FBu (au taux de 1.700 FBu le dollar), ce projet pilote de transfert monétaire baptisé « Mera Nkabandi », ciblera les ménages ayant des enfants de moins de 12 ans dans cette phase pilote de trois ans. Il s’agit des communes Gitega, Itaba, Bugendana et Buraza en province Gitega ; Bugenyuzi, Gihogazi, Mutumba et Nyabikere en province Karusi ; Bugabira, Ntega, Kirundo et Busoni en province Kirundo ainsi que Butaganzwa 2, Butezi, Bweru et Gisuru en province Ruyigi.

M. Nyabenda a en outre indiqué que le ciblage des bénéficiaires du transfert monétaire se fait en deux volets. Un comité de ciblage communautaire composé par des associations nationales, des confessions religieuses, des ONGs internationales comme Caritas et Croix rouge, des animateurs de la santé et des leaders communautaires dresse une liste des ménages les plus pauvres. Le projet pilote de transfert monétaire « Mera Nkabandi » fait une enquête technique pour vérifier si les ménages ciblés sont réellement vulnérables en fonction des moyens de subsistance et refait si c’est nécessaire la liste qu’il soumet de nouveau au comité de ciblage communautaire. La liste définitive ne sort qu’après sa validation par ce comité communautaire.

A l’exception de quelques ONGs qui avaient essayé ce système de façon limitée, il n’existait pas au Burundi un programme de transfert monétaire, alors qu’il se fait dans les autres pays pour limiter la vulnérabilité, a dit M. Nyabenda. Conçu pour diminuer la vulnérabilité des ménages et sans contrepartie, le transfert social ou l’aide sociale peut prendre plusieurs formes dont le transfert monétaire et le transfert en nature (vivres, cahiers, subvention de l’Etat, coupons).

M. Nyabenda a rappelé que le Burundi a une politique nationale de protection sociale dont le but est de protéger toute la population dans les besoins sociaux de base. Il a également une stratégie de mise en œuvre de cette politique. Il est envisagé trois sortes de programmes de protection sociale. Le 1er programme aide les ménages vulnérables dans la mesure où la population vivant dans l’extrême pauvreté au Burundi est estimé à 200.000 ménages. Le deuxième est destiné à aider ceux qui peuvent contribuer à leur propre protection sociale, ce qu’on appelle les assurances sociales, tandis que le 3ème vise à bâtir un système de protection sociale.

abp

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Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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