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La parité homme/femme dans les instances de prise de décision est loin d’être atteinte

BUJUMBURA, 8 mars 2017 : La parité homme/femme dans les instances de prise de décision est loin d’être atteinte au Burundi au moment où le thème international de la Journée internationale des femmes, édition 2017 est « Les femmes dans un monde du travail en évolution : une planète 50 - 50 d’ici 2030 ».

Le taux de représentativité féminine au Burundi dans les postes de prise de décision et l’inclusivité des femmes dans le processus de paix et de sécurité est à un niveau très bas. La moyenne générale des taux affichés par différents secteurs de la vie nationale est de 17%, selon une étude réalisée en décembre 2016 par l’Association des femmes rapatriées du Burundi (AFRABU) sur l’état des lieux de la participation de la femme dans les instances de prise de décision et son inclusivité dans le processus de paix et de sécurité.

Les données de l’étude diffusées la semaine dernière auprès des responsables des organisations de la société civile montrent que le taux d’enrôlement des femmes aux élections de 2015 était de 51% avec 1 970 540 femmes inscrites contre 1 879 188 hommes inscrits sur un total de 3 849 728 électeurs inscrits.

Sur 2133 candidats députés, 1 433 étaient des hommes contre 730 femmes, soit 34%. Les femmes représentent 33% au bureau de l’Assemblée nationale (une femme contre deux hommes). Le bureau du Sénat est composé par deux hommes et une femme (33%).

Il n’y a aucune femme au niveau de la présidence et des deux vice-présidences de la République (0%). Sur 20 ministres, 15 sont des hommes et 5 sont des femmes, soit un taux de 25%.
Dans les 20 ministères, il y a 10 femmes et 10 hommes assistants des ministres, soit 50%. Les femmes secrétaires permanents des ministères sont au nombre de deux contre 18 hommes, soit 10%.

Sur 18 gouverneurs de provinces, 3 sont des femmes tandis que 15 sont des hommes, soit un taux de 17%. Le Burundi compte deux ambassadeurs femmes et 21 ambassadeurs hommes, soit 9%. Sur 49 directeurs généraux, huit sont des femmes contre 41 hommes. Sur 119 administrateurs communaux issus des élections de 2015, 78 sont des hommes contre 41 femmes, soit un taux de 34%.

Les femmes membres des conseils communaux s’élèvent à 631 contre 1 347 hommes, soit un taux de représentativité féminine de 32%. Les femmes sont représentées à 28% dans le dialogue régional. Elles sont représentées à 31% dans la direction des organisations de défense des droits humains. Elles représentent 27% dans les Commissions et Conseils nationaux. Sur un total de 320 membres de ces organes, on compte 85 femmes sur 235 hommes.

Au niveau des directions provinciales de la santé, le Burundi compte deux directrices provinciales de la santé contre 16 directeurs, soit un taux de 11%. Les directrices des écoles secondaires sont à 11%, soit 102 hommes contre 12 femmes. Les premiers responsables de sexe féminin du secteur parapublic et privé s’élèvent à cinq contre 49 hommes, soit 9%.

Sur 40 dirigeants des partis politiques, trois sont des femmes, soit 8%. Les femmes représentent 7% des policiers en mission de maintien de la paix, avec 23 femmes contre 382 hommes. Les femmes chefs des Cours et tribunaux sont au nombre de 11 contre 150 hommes, soit 7%. Les femmes chefs collinaires représentent 6% (186 femmes sur 2 723 hommes). Il y a 4 femmes responsables de médias contre 58 hommes (6%). Il n’y a qu’une seule directrice provinciale de l’enseignement contre 17 hommes (6%). C’est la même situation au niveau des directions provinciales de l’agriculture et de l’élevage (6%). Sur 163 directeurs communaux de l’éducation, 154 sont des hommes et neuf sont des femmes (6%). Deux districts sanitaires sont dirigés par des femmes au moment où 44 districts sont dirigés par des hommes (4%). Sur 178 hauts cadres de la Force de défense nationale, trois seulement sont des femmes (2%). La représentation des femmes parmi les militaires en missions de maintien de la paix est d’environ 1% (5 986 hommes contre 52 femmes). Sur 11 dirigeants des universités, il n’y a aucune femme (0%).

De manière générale, l’autorité de nomination s’efforce de réaliser le quota constitutionnel d’un minimum de 30% pour les postes électifs, selon l’étude de l’AFRABU, réalisée avec l’appui du ministère des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas.

Les ambassades, le secteur agricole et les secteurs sociaux comme l’éducation et la santé sont en souffrance. Les femmes n’y sont guère représentées jusqu’à 12%, a précisé le consultant en gouvernance, paix et sécurité, M. Zénon Manirakiza.

Le poids de la tradition est identifié comme facteur à la base de la négligence des droits des femmes. Certains Burundais observent la tradition qui veut que la naissance d’une fille ne soit pas désirée au même titre que celle d’un garçon. « N-est-ce pas nier aux femmes le droit à la vie, qui constitue le bien-fondé de tous les autres droits ? », s’est interrogé le consultant.

La naissance d’un garçon est par contre considérée comme une grande bénédiction de la lignée, la réussite du mariage. La tradition prétend qu’ayant grandi, le garçon va par la suite perpétuer la lignée. Inversement, celle qui ne donne naissance qu’à des filles est souvent battue, maltraitée, humiliée. Elle n’est entourée ni d’affection ni d’attention particulière en période de réclusion maternelle (kwārama).

L’Afrabu appelle à conjuguer les efforts pour que le changement de mentalités contribue à renforcer les attitudes favorables à la promotion de l’égalité de genre. Car, explique-t-elle, la participation est un élément nécessaire à la vitalité d’une démocratie.

abp

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