AUJOURD'HUI
335
SEMAINE DERNIERE
2301
PAGES VUES
257120
TOTAL VISITES
236081

Validation des métiers porteurs

RUYIGI, 13 fév 2017 : Les bénéficiaires des organisations Agakura qui s’occupe de la formation professionnelle et l’organisation Appui pour le développement intégral et la solidarité sur les collines (ADISCO) qui s’occupe de l’entrepreneuriat, ont validé, lors d’un atelier de validation des métiers porteurs et de consolidation des plans opérationnels pour l’année 2017, une liste des métiers porteurs, a-t-on constaté sur place.

Ces métiers sont la soudure, la savonnerie, la maçonnerie, la mécanique vélos-motos et la transformation agroalimentaire dont la pisciculture et la sylviculture.
L’atelier était organisé à l’endroit des bénéficiaires des communes Gisuru, Kinyinya et Cendajuru, avec l’appui de l’ONG Solidarité internationale.

La problématique d’insertion socioprofessionnelle a été évoquée pour les lauréats des Centres d’enseignement de métiers (CEM). Un des lauréats, M.Gervais Hakizimana de la commune Cendajuru qui a appris la couture, indique qu’il leur est difficile d’avoir des clients, ces derniers préférant les tailleurs qu’ils fréquentent depuis longtemps.

Pour Amélie Barakamfitiye de Kinyinya, vice-présidente de la coopérative de couture Umuco, l’apprentissage d’un métier n’a rien à voir avec le travail proprement dit : " certains des nouveaux lauréats qui sortent des CEM sont confrontés à une pratique qui est contraire à ce qu’ils ont appris, ils sont alors découragés et il y en a même qui abandonnent », fait-elle remarquer.

Jonathan Itangishaka qui a appris la coiffure mixte et la mécanique vélos-motos, a fait savoir quant à lui que pour s’associer aux autres artisans un intéressement est exigé par ces derniers aux nouveaux :"c’est soit une chèvre, soit 3 caisses de Primus, soit même une somme d’argent pouvant aller de 20.000 à 150.000 FBu", a-t-il constaté amèrement.

Ces lauréats demandent qu’il leur soit fourni du matériel et qu’ils soient incorporés dans des ateliers d’autres artisans qui ont de l’expérience. Jean Thierry Manirambona, coordinateur de projet Formation professionnelle et entrepreneuriat exécuté conjointement par Agakura et ADISCO dans les communes de Gisuru, Kinyinya et Cendajuru, a fait savoir qu’ils sont au courant de cette situation. Il a ajouté qu’ils vont expérimenter une autre approche en nouant des contrats avec les artisans aguerris. Les nouveaux lauréats seront parrainés par ces artisans et le matériel qui leur sera fourni sera utilisé dans les ateliers de leurs parrains, a-t-il précisé.

Selon Léopold Ndikuriyo, de la direction générale de l’Enseignement des métiers, de la Formation professionnelle et de l’Alphabétisation des adultes en même temps point focal entre le ministère en charge du travail et Agakura, " l’ancienne approche de formation en métiers suivie de la distribution du matériel, quitte à les laisser se débrouiller a échoué". Beaucoup de lauréats se sont retrouvés dans la rue, après avoir vendu le matériel gratuit qui leur a été octroyé.

Il a indiqué que la nouvelle approche de ce ministère est d’intégrer les lauréats dans des ateliers pour y acquérir de l’expérience. Cette fois-ci, a-t-il expliqué, la gratuité n’y sera plus, un crédit sera octroyé aux lauréats qui le veulent pour acquérir du matériel ou comme frais de démarrage, le ministère sera leur avaliseur mais c’est eux-mêmes qui vont le rembourser.

abp

Retour
Discours: President et autres

Ijambo rya Nyenicubahiro Umukuru w’Igihugu yugura ihuriro ryo guhimbaza imyaka 10 Uburundi bwinjiye mu muryango wa EAC

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves