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La Première Dame entourée des bénéficiaires de sa Fondation Buntu

Bujumbura, 13 fév 2017 : L’Agenda des priorités des femmes en matière de consolidation de la paix adopté vendredi par des représentants des organisations des femmes et du ministère en charge des droits de la personne humaine et du genre en présence de certains partenaires dont l’ONU/FEMMES est un Agenda très important pour les femmes et les filles des générations actuelle et future, selon la directrice générale de la promotion de la femme et égalité de genre, Mme Donatienne Girukwishaka.

Elle a fait savoir qu’avec cet agenda, un pas est franchi dans la vie du pays et qu’il n’y a pas de doute que les femmes burundaises feront entendre les priorités des femmes pour le maintien et la consolidation de la paix. Elle a appelé les partenaires présents, les pays amis et les organisations régionales et internationales à soutenir la mise en oeuvre de cet agenda.

« Vous avez dépassé vos intérêts personnels et partisans pour montrer qu’avant tout vous êtes des femmes et que vous êtes conscientes que les femmes, quelles que soient leurs appartenances politiques ou religieuses, leurs conditions socioéconomiques, ont des problèmes spécifiques à elles et auxquels elles doivent s’unir pour apporter une solution adéquate », s’est-elle adressée en ces termes aux femmes présentes à l’atelier.

Dans l’optique de consolider la paix à travers le dialogue inter burundais, les participants à la validation de cet agenda ont demandé qu’un groupe Femme soit désigné pour participer au dialogue inter burundais qui se tient à l’extérieur du Burundi, dialogue piloté par le facilitateur Mkapa, l’ancien président de la Tanzanie. Le groupe devrait transmettre le message des femmes burundaises sans aucune autre explication ou commentaire pour éviter de le déformer.

Constatant que les femmes qui se sont exprimées pendant le dialogue inter burundais interne ont généralement parlé comme des hommes sans mettre l’accent sur les préoccupations des femmes, en fonction des groupes qu’elles représentaient (partis politiques, société civile, etc…), les participants à la validation de l’agenda ont sollicité une audience auprès de la Commission nationale du dialogue inter burundais interne (CNDI) pour que le groupe femme puisse exprimer les priorités des femmes afin qu’elles figurent dans le rapport final de la CNDI.

Au cours de la présentation du contenu de l’agenda des femmes burundaises, le consultant Gérard Nduwayo, a insisté sur l’objectif de cet agenda qui est de promouvoir l’implication des femmes et la prise en compte du genre dans le processus de dialogue inter burundais. Pour atteindre cet objectif, une série de stratégies doivent être mises en oeuvre dans toutes les phases du processus, à savoir le pré dialogue, le dialogue et le post dialogue, selon M. Nduwayo.

Pour la réussite de ces stratégies, tous les acteurs impliqués dans le processus de dialogue, à commencer par le facilitateur, les parties prenantes y compris le gouvernement ainsi que les partenaires internationaux devraient être sensibilisés sur l’importance de la Résolution1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité en vue de faire entendre la voix des femmes dans la résolution de la crise burundaise.

L’agenda est à la fois une feuille de route et un outil. Il faut donc des activités d’appropriation à tous les niveaux, faire le plaidoyer et la sensibilisation des acteurs impliqués dans le processus. L’enjeu de l’implication des femmes dans ce processus est d’opérer une transformation sociétale qui puisse faire du Burundi un Etat où l’égalité homme/femme deviendra réalité », a souligné M. Nduwayo.

Parmi les défis évoqués par le consultant figure le renforcement de la sensibilité genre de ceux qui conduisent le processus. Il a en outre cité la diversité des groupes de femmes qui est parfois vécue comme un handicap surtout dans la recherche d’une vision commune entre femmes burundaises de l’intérieur et femmes de l’extérieur du pays.

M. Nduwayo a estimé que l’adoption de cet agenda est le point de départ dans un grand mouvement de solidarité qui va faire émerger une plate-forme consensuelle à travers laquelle les revendications de toutes les femmes burundaises seront articulées, défendues et intégrées dans les différents documents du dialogue.

La participation dans la vie d’un pays est une obligation citoyenne de toutes les composantes sociales, les femmes et les filles comprises. Les instruments internationaux appellent les Etats parties à promouvoir la participation des femmes et des filles dans la vie du pays, a souligné M. Nduwayo. D’après lui, la R1325 constitue une des principales références en la matière et surtout pour le processus de consolidation de la paix.

Cette résolution rappelle notamment en son point 16, « Le rôle des femmes dans la consolidation de la paix et la composante femme dans le processus de paix et de règlement des différends ». Elle invite les Etats parties (au point 8b) « d’adopter des mesures qui viennent appuyer les initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes et les processus locaux de règlement des différends en faisant participer les femmes à tous les mécanismes de mise en oeuvre des accords de paix ».

Avec cette résolution, le rôle des femmes a été formalisé en tant qu’agents de paix tant au niveau de la prévention des conflits, leur gestion et résolution mais aussi dans la reconstruction post-conflit, a noté M. Nduwayo.

abp

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Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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