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Comémoration de 26ème Anniversaire de la Charte de l’Unité Nationale sous le thème "Consolidons l’Unité Nationale, Source intarissable de Paix et de Développement durables"

Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

1. Je rends Grâce à Dieu qui veille toujours sur nous jusqu’ à ce jour de joie où nous commémorons vingt six ans de l’adoption de la Charte de l’Unité Nationale.

2. Vingt six ans viennent de s’écouler depuis que les Burundais se sont engagés à renouer avec l’Unité. Ils ont ainsi décidé d’éviter tout ce qui pourrait les dresser les uns contre les autres et de combattre toute idéologie divisionniste et quiconque susceptible de les embarquer sur le train des divisions ethniques, régionales, religieuses et autres.

3. Nous souhaitons à tous les Burundais de l’intérieur du pays, aussi bien qu’à ceux de l’extérieur du pays une joyeuse fête de l’Unité Nationale retrouvée ; l’Unité qui est en effet la pierre angulaire de la paix et du développement durables.

4. Le thème retenu pour ce vingt-sixième anniversaire de la Charte de l’Unité
Nationale est : « Consolidons l’Unité Nationale, Source intarissable de Paix et de Développement durables ». Que ce soit une occasion pour chaque Burundais de s’auto évaluer et de s’engager à consolider l’Unité en paroles et en actions.

5. Grâce à la noble initiative prise par les Burundais à s’engager sur la voie de l’Unité, ce jour mémorable dans la vie de notre pays arrive au moment où les Burundais vivent dans la concorde et la paix.

6. L’objectif principal de cette journée festive est de faire un examen de conscience, de revisiter notre passé et débattre sur tous les obstacles qui ont mis à mal notre Unité surtout à partir de l’invasion du Burundi par les forces impérialistes.
Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

7. L’organisation politique et sociale du temps de nos ancêtres ne reposait pas sur des dispositions légales codifiées. La promotion des droits de la personne, de la vérité, de la justice et de l’équité, le respect de la loi et de l’autorité, l’entente et le respect mutuel, l’esprit d’entraide et de solidarité, la bonne conduite et autres valeurs, faisaient partie intégrante des mœurs et coutumes du Burundi et se pérennisaient grâce à une éducation traditionnelle légendaire. C’est ainsi que les Burundais d’antan savaient très bien ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, pratiquaient le beau vivre ensemble et tranchaient leurs disputes dans le calme et la sérénité.

8. Avant l’avènement des colons au Burundi, il n’existait ni de divisions ethniques, ni de divisions basées sur les régions. En effet, les considérations socioéconomiques du Burundi précolonial s’articulaient autour du clan. Les descendants d’un même ancêtre s’estimaient comme frères et sœurs de sang, ils se partageaient équitablement la terre et le bétail, ils échangeaient des cadeaux avec leurs voisins parmi lesquels ils choisissaient les époux.

9. En outre, l’organisation socioéconomique du Burundi d’avant la colonisation faisait que chaque famille ait des responsabilités au sein de la société dans un contexte de complémentarité interfamiliales.

10. Le clan constituait en même temps une référence et un miroir vis-à vis de ses membres et de ceux qui l’observaient de l’extérieur. Quelqu’un de brave dans la famille faisait la fierté de son clan tandis qu’un indigne au sein d’une famille faisait honte à tout son clan. C’est de cette approche sociologique que prennent racine certains adages couramment utilisés au Burundi tels que : « Celui qui mange un chien fait honte à toute sa famille, ou encore « Le roi te juge sur base de ton clan et non sur base de tes avoirs »

11. Le plus souvent, les membres d’un même clan ont en commun un ancêtre, d’autres ont en commun leurs origines géographiques. Certains clans rassemblent des membres issus de différentes ethnies, entre autres : Abajiji, Abacuri, Abanyakarama, Abaha, Abenengwe, Abungura, Abakiga...

12. Considérant l’importance du rôle joué par les clans dans la consolidation de l’unité nationale et compte tenu de l’impact négatif que leur dislocation a eu sur la société burundaise, où certains se sont désintéressés de leurs castes d’origine et ont perdu le sens de l’entraide et de la solidarité, il est plus que souhaitable qu’on restaure cet héritage de nos illustres ancêtres et que cela nous aide à nous affranchir de certaines croyances.

13. Le devoir de préserver et de pérenniser les idéaux d’Amour et d’Unité que nos ancêtres nous ont légués, nous incombe, et rien ne nous empêcheraient de poursuivre la bonne voie qu’ils nous ont tracée, et même d’aller au delà, pour qu’au regard du passé de notre pays, les générations futures puissent un jour reconnaitre que si le Burundi n’a pas sombré, c’est grâce à l’Unité et la bravoure des dignes fils et filles du pays.

14. Selon les études ethnographiques, faites par ceux là mêmes qui nous ont divisés sur base de simples détails morphologiques, l’on parle d’ethnies pour des groupes humains ne parlant pas la même langue, ne partageant pas la même culture et les mœurs. Il y a donc lieu de se demander pour quels motifs et sur quels critères ces mêmes personnes sont venues diviser les burundais en trois ethnies, puisque nous avons en commun la langue, la culture et les mœurs en tant que peuple

15. Nul ne peut affirmer que les termes Umuhutu, Umututsi, Umutwa sont des inventions coloniales mais leur sens et leur usage ont été détournés et instrumentalisés pour mieux servir une toute autre idéologie, celle de diviser pour régner. Le Roi Albert 1er en est lui-même l’instigateur à travers le fameux Arrêté Royal du 21/08/1925, portant Réorganisation Administrative du Congo et du Ruanda-Urundi.

16. Après avoir triomphé dans la lutte pour son indépendance, le coup presque fatal a été porté contre le Burundi avec l’assassinat du socle et du héros de l’Unité nationale, le Prince Rwagasore et ses vaillants compagnons de lutte. Avec sa mort, l’idéologie du colon renaissait à travers des institutions acquises à sa cause. Des burundais désignés de telle ethnie étaient persécutés et mis à mort, d’autres, dont le seul tort était d’être nés dans certaines régions, étaient tués ou contraints à l’exil. Ainsi les malheurs du Burundi débutaient et allaient durer des nombreuses années.
Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

17. Oui, c’est vrai, 26 ans viennent de s’écouler depuis que nous avons signé le pacte de renouer avec l’unité nationale, héritage de nos grand-père. Mais à l’heure actuelle, personne n’oserait dire que l’unité des Burundais est un chantier terminé ou bien un sentier battu. Alors, me demanderiez-vous : « Que faire pour que le Burundi soit marqué par cette unité qui n’est pas seulement de façade, une unité véritable, une unité qui transparaît à travers la parole et les actes ? »

  • Considérant que l’unité, la concorde et l’entraide sont parmi les valeurs positives qui ont caractérisé le peuple burundais, celles-ci doivent être enseignées à toutes les générations, et elles doivent faire objet d’échange et de conversation toujours et en tous lieux.
  • Tout Burundais est appelé à bannir toute parole et tout comportement divisionniste ; l’unité nationale doit être considérée comme la strophe et le refrain dans la vie de tous les jours.
  • Rappeler et répéter sans cesse que, dans nos différences, nous avons une même mère : notre patrie, le Burundi.
  • Aimer et faire aimer le pays où nous sommes nés, et garder vive la conviction qu’il s’agit là d’un bien commun. Nous devons tous nous sentir fiers d’être appelés Burundais et manifester cette dignité.
  • Garder constamment en mémoire que l’union fait la force et que soient organisés des projets et des travaux de développement qui rassemblent les Burundais.
  • Réserver une place de visibilité à tous les Burundais qui vivent selon l’idéal de l’Unité, afin qu’ils servent d’exemple à ceux qui sont encore en arrière.
  • Nous rappeler sans cesse que l’Unité constitue le bouclier et le fondement du développement durable.
  • Bannir toute parole et toute action divisionniste ainsi que toute autre attitude de nature à séparer les gens et déchirer le tissu social burundais.
  • Rendre témoignage à la vérité, afin que la justice et l’équité retrouvent droit de cité dans notre pays, le Burundi, comme cela était avant l’arrivée des colonisateurs.
  • Pointer du doigt et dénoncer les suppôts de la trahison, et désapprouver massivement toute attitude ou comportement qui risque de nous replonger dans le triste noir du passé ou nous faire perdre nos acquis.
  • Le programme de formation patriotique voudra prévoir des chapitres qui aident la population à comprendre et à intérioriser le bien fondé de l’Unité Nationale ainsi que les conséquences désastreuses de la division.
  • Faire savoir que ce qui nous rassemble et nous unit est de loin plus important que ce qui nous divise, que nos différences sont plutôt une richesse, car elles nous permettent de nous reconnaître complémentaires les uns les autres.
  • Sauvegarder les bonnes coutumes et les traditions qui ont toujours caractérisé nos aïeux.
  • Aux médias, Nous demandons de réserver une tranche suffisante pour diffuser des émissions culturelles et sociales qui renforcent l’Unité Nationale.

18. Cette année, Nous avons lancé la campagne de moralisation de la société, pour sensibiliser la population à adopter une attitude digne, à se comporter conformément à la valeur supérieure à toutes les autres : Ubuntu. Tous les citoyens doivent puiser leur inspiration à la source de la tradition de nos grands-parents. L’unité Nationale occupera une place de choix dans tous les ateliers d’échanges qui seront organisés.

19. Nous sommes doublement satisfaits, car il existe des signes évidents qui montrent que pas mal de Burundais ont déjà compris l’importance de militer en faveur de l’unité et son renforcement. Les faits assez récents, où certains gourmands, animés d’un appétit de loups, et avec la complicité de certains étrangers, ont tout essayé pour diviser les Burundais sans succès constituent l’illustration.

20. L’unité que nous célébrons aujourd’hui n’est donc pas une leçon apprise, c’est un bon héritage nous laissé par nos ancêtres. Vous vous rappelez d’ailleurs que, dans la dernière strophe de notre hymne national, nous chantons ceci : « Que règnent l’Unité, la Bravoure et la Tranquillité au Burundi ». Il vous souviendra aussi que la devise du Burundi commence par l’Unité.

21. Nous pourrions dire que l’unité est un trésor que tous les peuples du monde exploitent pour arriver à la paix et au développement durable. Gardons- nous toujours donc de la prendre à la légère ; ne la négligeons jamais !
Chers Compatriotes, Amis du Burundi ;

22. En ces temps-ci, nous remarquons que ceux qui ont investi dans les divisions et les programmes de semer la zizanie dans la population burundaise ressemblent à un orchestre sans spectateur, en ce sens que personne ne supporte plus leur compagnie. Restons donc solidaires en nous rappelant que l’unité des Burundais a de tout temps été le bouclier qui protège des catastrophes notre pays, puis faisons toujours sourde oreille à ceux-là qui nourrissent le rêve d’entretenir des divisions au sein de notre population.

23. Nous invitons tous les Burundais à se compléter, à se sentir tous fils et filles de la nation, à conjuguer leurs efforts dans leurs différences, à soutenir toute initiative qui vise le bien-être de la population pour parvenir enfin au progrès et au développement de notre cher patrie.

24. Nous saisissons cette occasion pour lancer un appel à tous les réfugiés Burundais pour qu’ils rentrent au pays natal afin qu’ils contribuent à la construction de leur pays avec leurs frères et sœurs, car la paix est une réalité à travers tout le pays. Nous demandons à tous les Burundais de faire preuve de leur amour et hospitalité légendaires dans l’accueil de leurs frères et sœurs qui retournent au pays, de les aider, de les soutenir, de partager avec eux ce qu’ils ont, de les aider à se sentir chez eux.

25. Nous voudrions réitérer notre exhortation à soutenir la Commission Vérité et Réconciliation aujourd’hui à l’œuvre. Pour que l’unité soit renforcée, tout ce qui l’a entachée dans le passé comme le mensonge, la haine, les rumeurs, les montages, l’occultation de l’histoire, etc., tout cela doit être porté à la lumière. C’est à ce prix que nous pourrons prendre la décision de faire un nouveau départ.

26. Nous souhaitons à tous les citoyens burundais, sans aucune exception, à fêter ensemble, dans l’allégresse, l’anniversaire de la Charte de l’Unité Nationale. Consolidons l’Unité Nationale, Source intarissable de Paix et de Développement durables.

QUE DIEU BENISSE LE BURUNDI ET SON PEUPLE,
ET QU’IL NOUS GUIDE SUR LE CHEMIN DE L’UNITE.
JE VOUS REMERCIE

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