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Le MINAGRIE rappelle aux agriculteurs de faire une alerte rapide au lieu de traiter des cultures sans consulter les spécialistes

BUJUMBURA, 31 jan 2017 : Le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage (MINAGRIE) a organisé ce mardi le 31 janvier 2017 à Bujumbura, un point de presse sur la situation actuelle des ravageurs des cultures au Burundi. Le directeur général de l’Agriculture, M. Salvator Sindayihebura a, dans son mot liminaire, indiqué que le secteur agricole contribue pour environ 40% du Produit intérieur brut (PIB) du Burundi, ajoutant que les cultures vivrières constituent l’essentiel de la production agricole, au moment où le café, principale culture industrielle, procure 80% des recettes d’exportation.

Vu la forte densité de la population, a déclaré M. Sindayihebura, les terres s’amenuisent progressivement et dans les zones très peuplées, on ne peut plus envisager l’extension des cultures, ni la pratique de la jachère, alors que l’autosuffisance alimentaire, à laquelle aspire encore la majeure partie d’une population essentiellement rurale, repose d’abord sur la production des cultures vivrières.

Il a fait savoir que dans ce contexte d’exploitation intensive des terres pendant une succession de trois saisons culturales conjuguées aux perturbations climatiques, la pression parasitaire et la pullulation des maladies et ravageurs des cultures sont de plus en plus fortes, suite à la non accessibilité satisfaisante des produits phytosanitaires consécutive à leurs prix élevés et la mal exploitation du peu de stratégies de lutte existantes. Ainsi, les pertes dues aux maladies et aux ravageurs des végétaux et produits végétaux deviennent de plus en plus importantes, ce qui entraîne une insécurité alimentaire dans différents coins du pays, a-t-il souligné.

Selon M. Sindayihebura, les perturbations climatiques ont été, durant les cinq dernières années (2011-2016), à l’origine de l’introduction, l’installation et la dissémination des ravageurs des cultures, entre autres la chenille d’automne sur le maïs, la chenille mineuse de la tomate, les mouches de fruits, les insectes ravageurs des eucalyptus, la teigne de l’oignon, sans oublier d’autres maladies qui reviennent pour attaquer le manioc, le bananier, la pomme de terre, le maïs, etc. Les échanges, les mouvements des végétaux et les produits végétaux non réglementés peuvent aussi être à l’origine de l’introduction des organismes de quarantaine ; et comme la production agricole est la principale source de revenus des ménages, les agriculteurs essaient de combattre contre ces maladies et ravageurs, mais d’une façon non contrôlée, d’où ces produits peuvent entraîner parfois la résistance des maladies ou constituer un danger pour la santé humaine ou l’environnement.

Bien que les attaques et les dégâts des maladies et ravageurs se manifestent actuellement d’une façon non habituelle, M. Sindayihebura a déclaré que le MINAGRIE n’a ménagé aucun effort pour lutter contre ces ravageurs. Il a précisé que des activités de surveillance phytosanitaire du territoire national et d’inspection phytosanitaire à l’import/export des végétaux et produits végétaux ont été réalisées et qu’il ont permis d’identifier les organismes nuisibles de quarantaine déjà introduits et
installés dans le pays, d’appuyer les agriculteurs dans l’identification des organismes nuisibles, d’intercepter aux postes frontières et de refouler des végétaux et produits végétaux introduits dans le pays sans permis d’importation ni certificat phytosanitaire ainsi que d’intercepter et saisir des pesticides non homologués ou n’étant pas accompagnés de permis d’importation.

D’après toujours la même personnalité, d’autres activités ont été réalisées en matière de lutte contre les organismes nuisibles, notamment le suivi de la dynamique des ravageurs à caractère épidémique par le piégeage aux para phéromones, la distribution aux agriculteurs des produits phytosanitaires et matériel connexe, les inspections des magasins spécialisés et les points de vente des produits phytosanitaires, etc. Le directeur général de l’Agriculture a en outre fait savoir que, malgré certaines contraintes, notamment l’absence des structures d’inspections aux niveaux de certains points d’entrées déclarées, la porosité des frontières facilitant les introductions non contrôlées des végétaux, produits végétaux et matériel végétal destiné à la plantation, le risque de rupture de stock stratégique des produits phytosanitaires, l’entrée illicite des produits phytosanitaires non homologués, etc, le MINAGRIE, en collaboration avec ses partenaires, s’est engagé de faire un encadrement de proximité des agriculteurs, pour faire le suivi de la dynamique des maladies et des ravageurs, en vue de les identifier rapidement, pour les combattre avant de causer beaucoup de dégâts. Il rappelle aussi aux agriculteurs de faire une alerte rapide, auprès du MINAGRIE, au lieu de se lancer au traitement des cultures sans consulter les spécialistes en la matière.

abp

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