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Bientôt la libération de 2 500 condamnés bénéficiaires d’une libération conditionnelle

BUJUMBURA, 23 jan 2017 : La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Aimée Laurentine Kanyana a lancé lundi à la prison centrale de Bujumbura, l’opération de libération de 2 500 détenus condamnés à une peine ne dépassant pas cinq ans, bénéficiaires d’une mesure de libération conditionnelle du chef de l’Etat burundais, M. Pierre Nkurunziza, prise à l’occasion du nouvel an 2017.

Environ 600 personnes détenues à la prison centrale de Bujumbura (Mpimba) ont bénéficié de cette mesure et la ministre Kanyana a remis à cette occasion des billets d’élargissement à certaines d’entre elles, en présence de plusieurs autorités du pays, des représentants du corps diplomatique et consulaire accrédités à Bujumbura, des organismes onusiens et des ONG nationales et internationales intervenant dans le secteur judiciaire.

La ministre Kanyana a salué cet acte louable du président de la République et a dit que d’autres condamnés verront leurs peines commuées. Elle a fait savoir que la mesure vise notamment à désengorger les prisons et à consolider la réconciliation nationale et que parmi les bénéficiaires de la mesure figurent 58 participants au « mouvement insurrectionnel » de 2014 au quartier Kinanira, et de 2015 qui ont purgé les ¾ de leurs peines. Elle a invité les personnes qui venaient de bénéficier de la liberté à éviter la récidive et à adopter plutôt un comportement digne et contribuer au développement et à la construction du pays. Car les récidivistes ne bénéficient d’aucune mesure de clémence.

Mme Kanyana a toutefois fait remarquer que la remise de la peine d’emprisonnement ne signifie pas l’abandon des dommages-intérêts et que les personnes libérées doivent continuer à les payer. Les magistrats et les responsables de l’administration pénitentiaire ont été invités à la généralisation des peines alternatives à l’emprisonnement et à traiter rapidement les dossiers des prisonniers, car, d’après la ministre, ceux qui ne sont pas encore jugés ne peuvent pas bénéficier de la libération conditionnelle.

La ministre a en outre montré au public la présidente de la Commission permanente chargée des questions judiciaires et pénitentiaires, également substitut général du procureur général de la République, Mme Pascasie Nzigamasabo à qui les détenus qui ont des problèmes peuvent soumettre leurs doléances. Dans les prisons, il existe également des services juridiques auxquels les détenus peuvent se confier. La ministre a en outre remercié les intervenants qui appuient dans le domaine judiciaire et pénitentiaire, notamment la CICR et l’ONU.

Tous les orateurs du jour ont évoqué les problèmes de lenteur des procès et de surpopulation carcérale qui se répercutent sur la santé des détenus. Selon le directeur général des affaires pénitentiaires, M. Gervais Hajayandi, la prison centrale de Bujumbura a été construite en 1958 avec une capacité d’accueil de 800 personnes. Aujourd’hui, elle compte 3 654 prisonniers, soit un taux d’occupation de plus de 450%. Seuls 1 010 détenus ont été condamnés, tandis que 2 505 sont des prévenus.
abp

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Déclaration de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent de la République du Burundi après des Nations Unies devant la 3ème Commission de l’AG de l’ONU lors du débat général sur le point 68 de l’ordre du jour : « promotion et protection des droits de l’enfant »,

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