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Le ministre Bankumukunzi a répondu aux questions orales des parlementaires

BUJUMBURA, 7 déc 2016 : Le ministre des Postes, des Technologies de l’information, de la Communication et des Médias, M. Nestor Bankumunzi a répondu ce jeudi 06 décembre 2016 à l’hémicycle de Kigobe, aux différentes questions orales des parlementaires, a-t-on constaté sur place.

Les questions qui retenaient l’attention des parlementaires et auxquelles ils ont voulu avoir une satisfaction étaient de deux catégories, notamment celles en rapport avec les médias et d’autres concernant la Régie nationale des Postes (RNP) et l’Office national des télécommunications (ONATEL).

Les parlementaires ont voulu savoir ce que l’Etat compte faire pour que le comportement de certaines radios qui participent dans la perturbation de l’ordre s’arrête. Ils ont aussi voulu savoir ce qui manque au gouvernement pour que la radio Humura, qui probablement a son siège au Rwanda, cesse d’émettre sur le territoire burundais, et pour que soient punis les journalistes tant nationaux qu’internationaux ainsi que les médias qui se sont comportés de manière inadéquate durant la période des manifestations. Ils ont également soulevé le cas de certains médias locaux qui accordent la parole à certains burundais impliqués dans la tentative de coup d’Etat de l’année passée, tout en voulant savoir si cela est permis par la loi sur la presse ; le cas de la Radio et télévision nationales du Burundi (RTNB) qui ne sont pas accessibles aux populations du nord du pays et l’ouverture prochaine d’une chaine de radio appartenant à la Croix Rouge du Burundi.

Ces élus du peuple ont par la suite voulu savoir celui qui est coupable entre le journaliste ayant tendu le micro et la personne qui s’est exprimée sur ce micro en lançant des propos incendiaires, sans toutefois mettre de côté ce que le ministère préconise de faire pour lever les disparités ethniques qui se remarquent dans les institutions médiatiques. Ils ont aussi avoir une clarification sur les correspondants de la RTNB suspendus en faveur de ceux de l’ABP (Agence burundaise de presse).

Concernant la radio Humura qui émet sur le territoire burundais, M. Bankumukunzi a répondu que ce médium émet sur Internet et à partir d’un site inconnu et codé, de telle manière que c’est difficile et couteux de suspendre son émission. Néanmoins, M. Bankumukunzi tranquillise en disant que cette question préoccupe le gouvernement, raison pour laquelle des efforts sont en train d’être conjugués pour avoir des moyens qui permettront de contrôler ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Aux disparités ethniques, M. Bankumukunzi a répondu que l’équilibre ethnique n’était pas, durant les années antérieures, préoccupante pour les autorités. Il a indiqué que la résolution de cette problématique doit se faire d’une façon progressive et que son ministère suit de près ce dossier.

Au sujet de ce que fait le Conseil national de la communication (CNC) pour mettre sur le droit chemin certains journalistes qui ne se comportent pas conformément à loi, il a souligné pas mal de réalisations sont à son actif, notamment la formation sur la loi régissant la presse et la mise en place d’un registre national des médias depuis juin 2016 dans le but d’être au courant du nombre de journalistes oeuvrant sur le territoire burundais. Entre le journaliste qui tend le micro et la personne qui lance des propos provocateurs, M. Bankumukunzi a dit que tous les deux doivent être punis, l’un par la loi sur la presse et l’autre par le code pénal.

Quant à la radio de la Croix Rouge du Burundi qui va bientôt naître, il a dit que tous les processus d’agreement sont déjà effectués. Elle s’appellera « TUGIRUBUNTU » et émettra depuis 9 heures jusqu’à 17 heures. Mais cela ne peut pas empêcher la justice de faire son travail, sur la responsabilité de la Croix Rouge du Burundi dans les manifestations, a-t-il tranquillisé. Quant aux correspondants de la RTNB suspendus en faveur de ceux de l’ABP, M. Bankumukunzi a indiqué que les premiers avaient un
autre emploi et n’étaient que des pigistes payés selon le travail accompli, alors que ceux de l’ABP sont des professionnels ne nécessitant que les frais de communication pour envoyer des nouvelles à la RTNB.

C’est impossible de salarier quelqu’un au sacrifice de celui qui ne demande rien et qui est professionnel, a-t-il ajouté. A propos des services de la RNP et de l’ONATEL qui ne fonctionnent correctement, accusant des lenteurs, des cas de vols, des refus de crédit à la RNP et l’agonie de l’ONATEL, selon les députés, le ministre Bankumukunzi a répondu que la mise en place des stratégies visant à améliorer la qualité des services offerts à la clientèle est en cours à la RNP et que même un nouveau personnel sera engagé dès le mois de janvier prochain pour satisfaire le maximum de gens. Quant à la santé financière de l’ONATEL, des stratégies de restaurer cette société de l’Etat sont également en cours, a-t-il précisé.

abp

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Discours: President et autres

Discours de SEM l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, Représentant Permanent du Burundi apures de l’ONU du Briefing du Conseil de Sécurité sur la situation au Burundi, New York, 20 juin 2017

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