AUJOURD'HUI
88
SEMAINE DERNIERE
2919
PAGES VUES
229974
TOTAL VISITES
201546

Le Burundi a participé à la 21ème conférence des Etats parties à la convention des armes chimiques

DECLARATION PRONONCEE PAR S.E. VESTINE NAHIMANA
Représentante Permanente du Burundi auprès de l’OIAC

La Haye, 28 Novembre - 2 Décembre 2016

Monsieur le Président, Distingués Délégués,

1. J’ai l’honneur et le plaisir de faire la présente déclaration au nom du Gouvernement de la République du Burundi et au nom de sa délégation.

2. Permettez-moi tout d’abord, Monsieur le Président, de me joindre aux autres orateurs, pour vous féliciter très chaleureusement et vous souhaiter pleins succès dans cette noble et lourde tâche que notre organisation vous a confiée.

3. Je voudrais également rendre hommage à votre Prédécesseur ainsi qu’au Directeur Général, pour la qualité de la conduite des réunions, sessions, et des rapports produits d’une part, et d’autre part, pour les efforts déployés en vue de s’acquitter de leurs responsabilités au titre de la Convention.

4. Ma délégation saisit cette occasion pour adresser également les mêmes félicitations et mêmes souhaits, à toutes les personnalités auxquelles, il a été confié des responsabilités au sein de notre organisation. Il s’agit notamment des Vice-Présidents et autres membres du Bureau de la Conférence.
LORS DE LA 21ème CONFERENCE DES ETATS PARTIES
A LA CONVENTION DES ARMES CHIMIQUES
Ma délégation promet autant que faire se peut, d’accompagner tout en chacun, dans l’accomplissement de leurs différentes charges et cela, pour le bien de notre organisation et de nos Etats parties.

5. Monsieur le Président, permettez-moi de réaffirmer que notre délégation, s’associe pleinement aux déclarations déjà faites, par l’Ambassadeur du Kenya, au nom du Groupe Africain, et par l’Ambassadeur de la République Bolivarienne du Venezuela, en tant que coordonnateur du Mouvement des Pays Non Alignés(NAM) plus la Chine.

6. Voudrais-je enfin aborder la question des armes chimiques, et en me basant sur les préoccupations déjà exprimées, lors des sessions du Conseil Exécutif et dans la présente conférence, aussi bien par la Direction Générale de l’OIAC, que par certains Groupes et Etats Parties, par rapport à l’utilisation des armes chimiques en République Arabe Syrienne.

7. J’ose espérer que vous ne m’en tiendrez pas rigueur de la réflexion, que je vais étayer dans les lignes qui suivent, car mon seul souci, est simplement d’attirer l’attention de tout un chacun, en vue de songer à évaluer la méthodologie et les mécanismes utilisés par l’OIAC, pour prévenir et éradiquer les armes de destruction massive ainsi nommées armes chimiques.

8. En effet, ma délégation a suivi avec attention les réunions et sessions organisées par OIAC, mais, force a été de constater que la situation en Syrie et la manière de coopérer avec notre organisation, sont parfois sujettes à des débats sans conclusions consensuelles, au point que cette année, le Conseil Exécutif n’a pas pu clôturer ses sessions comme à l’accoutumée.

9. L’on peut donc se demander, pourquoi notre organisation a des difficultés à mener à bon port ses missions en Syrie, alors qu’il ne ménage aucun effort pour vérifier la véracité des faits, et pourquoi, les Etats Parties ne parviennent pas à un consensus sur la question Syrienne ? Pourquoi certains Etats Parties à la Convention, cherchent toujours à condamner, à partir des allégations, sans laisser notre organisation œuvrer librement et utiliser tous ses moyens, conformément aux dispositions de la Convention, et dans le strict respect des buts et principes de la Charte des Nations Unies. C’est pour cette raison que ma délégation reste et continue à être préoccupée par cet état de fait.

10. Je pense que le temps est donc venu, pour raisonner à haute voix, et pour pouvoir entendre la voix des autres, par rapport au manque d’actions en direction des fabricants des armes chimiques, pour lesquelles leur utilisation est interdite par qui que ce soit, en tout lieu, et en toute circonstance.

11. Je suis pertinemment convaincu que ces armes, qui ont fait tant de victimes en Syrie, et dont leur utilisation est attribuée à tort ou à raison à l’une ou l’autre partie au conflit, n’ont pas toutes été fabriquées en Syrie.

12. Vous en conviendrez avec moi, que certaines d’entre elles, viennent sûrement d’ailleurs. Et je suis en droit de présumer qu’elles sont acheminées et disséminées en Syrie, par ceux-là même, qui prétendent venir en aide aux parties au conflit ou plus clairement par ces Etats et organisations qui s’immiscent dans les affaires intérieures syriennes, sous divers prétextes et casquettes.

13. Je dis cela parce que j’en ai l’expérience et en suis témoin ailleurs qu’en Syrie, et bien précisément dans mon pays, le Burundi, où une guerre fratricide a été entretenue par des éléments aussi bien internes qu’externes durant des décennies et des décennies.

14. Permettez-moi donc de m’interroger avant que je ne mette fin à ma déclaration :

15. Pourquoi ces armes, continuent-elles d’être fabriquées ? N’est-ce pas, parce qu’il y a des conflits ou parce qu’il y a la volonté de créer ces conflits ? Et pour quel intérêt ?

16. Ces armes sont-elles fabriquées par les Gouvernements ou des personnes morales avec l’aval des gouvernements dans le seul but d’assurer la défense de leur territoire et la sécurité de leur peuple et de leurs biens ? Y aurait-t-il d’autres buts inavoués ?

Excellences, Mesdames et Messieurs,

17. En concluant sur ce point, je me permets de vous rappeler que « chaque Etat Partie à la Convention s’est engagé à ne jamais, en aucune circonstance, mettre au point, fabriquer, acquérir d’une autre manière, stocker ou conserver des armes chimiques, ou transférer, directement ou indirectement, les armes chimiques à qui que ce se soit ».

18. Ainsi voudrais-je vous préciser, que ma délégation n’a nullement aucune intention, que celle de partager ses réflexions et questionnements afin que le mal, celui « des armes chimiques » bien entendu, soit combattu à partir de ses racines, et non à sa surface ou sur toute autre partie qui ne permettrait pas de l’éradiquer définitivement.

19. Enfin, je serais ingrate si je n’exprimais pas ma gratitude à l’endroit de la Direction Générale de l’OIAC et à tous ses Collaborateurs ainsi qu’à tous les pays contributeurs, par rapport à toutes les activités programmées et réalisées et auxquelles le Burundi a pu tirer profit.

20. En essayant d’appliquer les recommandations issues des Réunions régionales, tenues successivement en Algérie et en Afrique du Sud au profit des Etats Africains, l’Autorité Nationale du Burundi est entrain de sensibiliser les autorités ayant l’Education dans leurs Attributions pour que certains points de la Convention soient pris en compte dans le cours de chimie afin que les élèves et étudiants apprennent le danger des produits chimiques et ce depuis l’Ecole Secondaire.

21. Au chapitre de la lutte contre le terrorisme, le Burundi, reste engagé et déterminé à maintenir ses contingents militaires et policiers, particulièrement en Somalie et en Centrafrique, et dans d’autres pays, notamment le Soudan et le Haïti, pour les missions de maintien de la paix.

Je souhaite que cette déclaration soit considérée comme document officiel de la présente Conférence des Etats Parties de l’OIAC.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Retour
Discours: President et autres

Commemoration of the 26th anniversary under the theme "Let us consolidate National Unity, a shield for sustainable peace and development"

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves