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Burundi/Mines : D’importantes quantités de minerais déjà saisies par l’OBM

Bujumbura, 22 nov 2016 : Après deux mois seulement de fonctionnement effectif, l’Office burundais des mines et carrières (OBM) a permis de mettre la main sur plus de 2186 kg de minerais prêts à être vendus et 4 tonnes de minerais encore mélangés de déchets qui allaient être vendus frauduleusement, a indiqué à l’ABP mardi le directeur de cet office, M. Jean Claude Nduwayo.

Ces cas de fraudes ont été enregistrés dans les provinces du nord du pays, notamment à Muyinga où on a saisi 1620 kg de Wolframite, à Kayanza avec une saisie 170 de kg de Coltan, ainsi qu’à Kirundo où on a mis la main sur 396 kg de wolframite.

M. Nduwayo reconnaît que la synergie entre l’OBM, la population, la police et la justice est très efficace dans tout le pays pour juguler la fraude des minerais et carrières. Elle a même permis de mettre la main sur trois personnes accusées de vendre et d’exploiter illégalement les minerais et carrières. Ces dernières sont devant la justice. Une d’entre elles a écopé d’un emprisonnent de 21 ans et d’une amende de 121 millions de FBu, a-t-il dit.

L’OBM vient mettre un terme au désordre qui a caractérisé le secteur des mines et carrières en procédant à la certification des minerais. Cela permet de suivre toutes les opérations, depuis l’octroi de l’autorisation d’exploitation jusqu’à la vente des minerais, tout en se rassurant que l’argent issu de la vente a été logé à la Banque de la République du Burundi (BRB), selon M. Nduwayo.

En guise d’exemple, plusieurs explosifs nuisibles pour la santé humaine utilisés pour exploiter les mines ont été saisis car, a expliqué le directeur de l’OBM, cela est contre la loi. Il a laissé entendre que l’office intervient également pour un vendeur de minerais ayant suivi la procédure légale mais qui connaît des problèmes aux postes de douanes des autres pays.

Actuellement, grâce à l’OBM, le constat est qu’en moyenne, 15 tonnes de Coltan, Wolframite et Cassitérite, ainsi que 15 kg d’or sont exportés par semaine, selon M. Nduwayo. Il a cependant indiqué que son office n’a pas encore saisi de l’or du moment que le Burundi est considéré comme une plaque tournante de la fraude de l’or, surtout celui en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Cela parce que, a-t-il expliqué, son service n’est pas encore doté de détecteurs et que l’or est facile à dissimuler par le fait qu’il se présente sous forme de petits cristaux.

Bientôt, l’OBM compte se doter de ces détecteurs pour pouvoir bien mener les contrôles, selon M. Nduwayo. Avec la certification, le Burundi se plie aux exigences de l’Organisation pour la coopération et le développement (OCDE) qui considérait ces minerais (le colombo tantalite, le wolframite, la cassitérite et l’or comme des « minerais de sang ». C’est pour cela que l’embargo y imposé depuis les années 2010 a été levé depuis 2014.

Les recherches entamées depuis 1960 et jusqu’aujourd’hui ont pu mettre en évidence des gites contenant divers minerais dont les plus importants sont le nickel, le vanadium, l’or, les phosphates, le carbonite, la cassitérite et les minerais accompagnateurs, les platinoïdes, les terres rares, les divers minéraux industriels, les combustibles minéraux tels que la tourbe et les indices d’hydrocarbures ».

Malgré ce potentiel, quelques gites minéralisées en or, en wolframite, en colombo tantalite et cassitérite sont exploitées de manière artisanale et contribuent faiblement à l’économie nationale. Avec le Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté, deuxième génération (CSLPII) qui a identifié le secteur minier comme porteur de la croissance économique, une série de réformes permettant
l’attraction des investisseurs tant nationaux et étrangers, et mettant en oeuvre des
exigences internationales a été initiée.

La mise en place de l’OBM par décret présidentiel, en juin 2016, répond également à cet objectif. Cependant M. Nduwayo a relevé un manque criant de moyens de transport pour que l’OBM puisse bien mener sa mission.

abp

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