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COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

1. Au terme d’une visite de trois jours au Burundi, du 13 au 15 avril 2015, le Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme a sorti une déclaration très pessimiste et tendancieuse sur la situation au Burundi, et ce, un mois à peine de la tenue des prochaines élections communales et législatives.

2. La déclaration dénonce le comportement de ce que le Haut Commissaire qualifie déjà sans preuve aucune à l’appui, de milice les IMBONERAKURE, Mouvement de jeunesse du parti au pouvoir, et qui serait, selon la déclaration, responsable du climat politique malsain à la veille des élections.
3. La déclaration montre que le Haut Commissaire s’est visiblement rangé du côté d’une opinion dont la stratégie axée sur la diabolisation du Gouvernement et de ses des institutions est connue de tous, stratégie entretenue par le tapage médiatique et relayée par une partie de la société civile au service d’une classe politique qui s’est déjà prononcée contre le système électoral comme mode d’accès au pouvoir politique.

4. Le Gouvernement du Burundi est convaincu que durant le bref séjour passé dans le pays, le Haut Commissaire n’a pas eu suffisamment de temps pour mener des investigations nécessaires lui permettant de tirer une conclusion aussi grave, qui charge gratuitement une partie des acteurs politiques en compétition électorale. Pour le Gouvernement, il s’agit d’une position préconçue avant son déplacement sur Bujumbura.

5. Les forces qui se mobilisent pour le moment se sont depuis longtemps exprimées en faveur d’une nouvelle période de transition au Burundi, ce que toute la communauté internationale devrait dénoncer et condamner.
6. Malheureusement une prise de position aussi rangée de la part d’un Haut responsable des Nations Unies comporte le grand risque de voir ces forces hostiles à la tenue des élections du mois prochain se sentir encouragées et se radicaliser. La responsabilité du Haut Commissaires des Nations Unies aux Droits de l’Homme est ici interpellée.

7. Le Gouvernement du Burundi réaffirme qu’à sa connaissance, il n’y a pas de milice appelée « Imbonerakure ». au Burundi. Le seul groupe connu jusqu’aujourd’hui et portant ce nom est une jeunesse affiliée au Parti Politique CNDD-FDD., tout comme beaucoup de formations politiques reconnues par la loi encadrent leurs jeunes sous forme de différentes appellations. Les affirmations et surtout la qualification dont il est fait état sont sans preuves et leur source est sans nul doute une opinion hostile véhiculée par un groupe ou des groupes politiques qui se rivalisent pour empêcher la tenue des élections, et qui ont besoin d’un alibi pour y arriver.

8. La stratégie basée sur les rumeurs n’est pas nouvelle lors de la période électorale. Le Gouvernement tient à rappeler qu’à la veille des élections de 2010, les mêmes accusations ont eu lieu mais les élections se sont tenues sans enregistrer aucune violence, preuve que ces accusations ne tenaient qu’à des rumeurs. Les violences post électorales qu’on a observées à l’époque n’étaient pas du fait des Imbonerakure et les armes saisies en flagrant délit n’étaient pas dans les mains des Imbonerakure non plus.
9. Aujourd‘hui, comme à cette époque, les armes qui sont entrain d’être saisies ne sont pas détenues par les Imbonerakure. La récente attaque de Cibitoke au début de cette année devrait servir de preuve suffisante pour un observateur de bonne foi que ceux qui sont réellement armés avec comme objectif de troubler les élections sont les mêmes qui crient aux Imbonerakure ; une bonne diversion pour distraire la communauté internationale.

10. Le Gouvernement rejette donc et dénonce une affirmation aussi gratuite et aux conséquences dangereuses et incalculables pour le processus électoral en cours, déjà avancé et demande aux auteurs de ces affirmations d’assumer l’entière responsabilité des conséquences possibles sur le processus.

11. Pour sa part, le Gouvernement s’est engagé et s’engage toujours à organiser des élections apaisées, libres, inclusives et transparentes comme par le passé et de sévir contre toute tentative de troubler ces élections d’où qu’elle viendra.

12. Le Gouvernement en appelle à la Communauté Internationale particulièrement au Secrétaire Général des Nations Unies à doubler de vigilance face aux opinions malveillantes qui s’organisent et se véhiculent avec la complicité de certains organismes internationaux en vue de torpiller les élections en cours de préparation, surtout à quelques jours seulement de la tenue des premiers scrutins.

13. La menace du message du Haut Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme de ne pas financer les élections est sans équivoque. Il y va donc de la responsabilité de la Communauté Internationale entière, les Nations Unie en tête.

14. Le Gouvernement lance un appel à la population et l’invite à rester sereine, à renforcer l’unité nationale, à ne pas prêter l’oreille aux rumeurs, à dénoncer tout fauteur de trouble et à participer massivement aux prochaines élections.

15. Enfin, le Gouvernement demande aux Forces de l’ordre de doubler de vigilance, étant donné que les manœuvres de diversion de la part des personnes ou des organisations opposées à la tenue des élections visent à profiter de la confusion pour faire entrer les armes et les distribuer au sein de la population dans le but de perturber la sécurité et faire échouer le processus électoral.

LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT
ET PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT,
Philippe NZOBONARIBA

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Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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