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La commune urbaine de Mukaza exposée à des menaces potentielles d’ordre environnemental

BUJUMBURA, 9 nov 2016 : La commune urbaine de Mukaza est exposée à des menaces potentielles d’ordre environnemental, particulièrement au niveau de sa zone Rohero (est de Bujumbura) dont les collines la surplombant se trouvent sur la crête Congo-Nil, a révélé mardi le 8 novembre 2016 M. Issa Désiré Mazimpaka, administrateur de cette commune située en plein coeur de la capitale burundaise, à savoir Bujumbura.

"En effet, une partie des eaux qui traversent la ville de Bujumbura via les rivières Ntahangwa et Muha, avec pour destination finale le lac Tanganyika, proviennent des hauteurs qui surplombent la zone urbaine de Rohero, constituées d’une chaîne de montagnes (crête Congo-Nil) séparant les eaux qui se déversent respectivement dans le fleuve Congo et le fleuve Nil. Les fréquents éboulements des terrains qui surviennent le long de ces deux rivières, constituent de grosses préoccupations pour notre commune", a précisé M. Mazimpaka en marge d’une session de formation des administrateurs des communes urbaines relevant de la Mairie de Bujumbura sur la prévention des catastrophes.

Les récents éboulements de terrain survenus au dernier trimestre 2016 sur les bords des rivières Ntahangwa et Muha ont emporté avec eux des infrastructures constituées respectivement d’une école et d’un pont, a-t-il ajouté.

M. Mazimpaka s’est cependant dit heureux de constater que ces catastrophes environnementales n’ont pas, jusque maintenant, occasionné de dégâts humains. "Toutefois, à l’avenir, au niveau du quartier Kabondo, le non-respect du code de l’eau en ce qui concerne l’interdiction des constructions anarchiques le long du littoral du lac Tanganyika fait craindre un danger qui nous guette vis-à-vis des catastrophes à venir et qui pourrait occasionner des pertes en vies humaines", a-t-il prévenu.

Le code burundais de l’eau interdit d’ériger des constructions à moins de 150 mètres du littoral du lac Tanganyika, lequel est riverain de quatre pays africains, à savoir le Burundi, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie et la Zambie. Ce code interdit également des constructions à moins de 25 mètres des bords des rivières affluents du lac Tanganyika.

Dans ce cadre, M. Mazimpaka a dénoncé les individus qui ont érigé des constructions sur les berges de la rivière Ntahangwa, "jusqu’à moins d’un mètre de la rivière".

Pour prévenir l’irruption de futures catastrophes dans la ville de Bujumbura, il a recommandé aux autorités environnementales en charge de la distribution des terres en milieu urbain, de "faire preuve de fermeté, en procédant à une démolition systématique des maisons se trouvant tout près du littoral du lac Tanganyika". De la sorte, a-t-il fait remarquer, il y a lieu de prévenir la gestion des catastrophes environnementales qui pourraient survenir suite à la montée des eaux du lac Tanganyika, près duquel la ville de Bujumbura a été bâtie il y a plus d’un siècle.

Selon l’expert environnemental, M. Jean-Marie Sabushimike, si rien n’est fait au cours des prochaines années pour relever divers défis en matière d’aménagement de la ville de Bujumbura, les caprices des changements climatiques pourraient faire en sorte que cette dernière puisse faire face à de "grosses" catastrophes en termes "d’immenses" inondations couplées des éboulements de terrain et de destructions de maisons. abp

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