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Les parlementaires s’entretiennent sur la question des indemnités des militaires burundais en mission de maintien de la paix

BUJUMBURA, 3 nov (ABP) – Le Burundi ne tolérera pas que les indemnités des militaires burundais en mission de maintien de la paix en Somalie (AMISOM) leur soient versées directement sur leurs comptes sans passer par le gouvernement du Burundi, a déclaré jeudi le ministre burundais de la Défense nationale et des Anciens combattants, M. Emmanuel Ntahomvukiye, lors des réponses aux questions orales des députés lui adressées, ainsi que son collègue de la Sécurité publique, Alain Guillaume Bunyoni.

Selon le ministre Ntahomvukiye, cette mesure serait envisagée par l’Union européenne (grand financeur de l’AMISOM) dans le prolongement des sanctions imposées au Burundi. Cependant, cette décision n’a pas encore été signifiée au Burundi. Il a demandé à l’UE de surseoir à « cette décision injuste pour le Burundi et les troupes burundaises qui ont consenti tant de sacrifices tant humain que matériel pour combattre le terrorisme en Somalie. » « Selon lui, la Somalie arrive à une étape remarquable où elle peut organiser les élections, avoir un gouvernement et une armée, choses impensables avant l’engagement du Burundi et des autres pays pourvoyeurs de troupes dans ce pays. »

« Cette décision de l’UE serait une façon d’ôter le pays de ses troupes, de créer une rébellion au sein de l’armée burundaise car, il n’y aurait plus de commandement ni de discipline », a-t-il déclaré. Ce que le gouvernement du Burundi ne pourrait en aucun cas cautionner. »

Le ministre Ntahomvukiye a également laissé entendre que les troupes de l’AMISOM sont démoralisés sur terrain par le paiement tardif et la récente réduction de 20% des indemnités versées aux troupes par l’UE. Ceci concerne non seulement les troupes burundaises, mais également les troupes des autres pays. Pour ce qui concerne les militaires burundais, il a indiqué qu’ils viennent de passer 10 mois
sans que leurs indemnités leur soient payées.

« Il s’agit d’un problème sur lequel nous ne pouvons pas agir car, cette question est géré par l’Union africaine et l’Union européenne qui finance l’AMISOM. » « Cependant, les pays qui ont des moyens s’arrangent pour payer leurs troupes quitte à se faire rembourser dès qu’il y a versement des indemnités, ce que le Burundi n’est pas capable de faire », selon le ministre.

S’agissant des allégations de viol portées contre les militaires burundais basées en Centrafrique, le ministre burundais de la Défense a expliqué que « la mission d’enquête dépêchée en Centrafrique par le Burundi pour enquêter sur ces allégations, a abouti sur un montage grotesque contre les militaires burundais pour décrédibiliser le Burundi et ses troupes. » Ce montage, selon lui, « est le fruit de certaines
ONGs centrafricaines et internationales basées en Centrafrique qui collaborent avec les détracteurs du Burundi ». L’ancien représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Burundi, M. Parfait Onanga Anyanga, actuellement à la tête de la MINUSCA en Centrafrique a été pointé du doigt. Pour le moment, le 40ième, 41ième et le 42ième bataillon qui s’apprêtaient à remplacer les militaires sur terrain en
Centrafrique attendent toujours ceux qui sont là et dont le mandat a expiré depuis trois mois, selon le ministre de la Défense. « Nous ignorons ce qu’il y a derrière, spéculations ou pas, nous attendons », a-til dit.

Il a cependant rassuré que toutes ces questions sont en train d’être traitées par voie diplomatiques et en concertation avec les autres pays contributeurs de troupes. « Si les Nations unies et l’Union européenne n’acceptent pas de suivre les clauses du mémorandum d’entente signées avant l’envoi des troupes, le gouvernement pourra prendre des décisions allant jusqu’ à retirer ses troupes mais la première
option n’est pas celle-là », selon le ministre. Il a mis en garde sur ce qui pourrait arriver si les pays contributeurs de troupes les retiraient de la Somalie.

Du côté du Burundi, il a indiqué qu’il ne souffrirait pas de ce retrait car, la mission première des troupes burundaises est de sécuriser le Burundi et les Burundais. « Il ne faut pas que les pays financeurs pensent que nous sommes allés chercher de l’argent, mais plutôt nous sommes allés pour contribuer dans la paix mondiale », a-t-il conclu. Les honorables députés qui se sont exprimés ont soutenu les propos du ministre, note-t-on.

abp

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