AUJOURD'HUI
8
SEMAINE DERNIERE
2269
PAGES VUES
177609
TOTAL VISITES
139059

Ouverture d’un centre de traitement des maladies mentales à Gihofi

RUTANA, 26 oct (ABP) – Le ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, en collaboration avec le Centre neuropsychiatrique de Kamenge, a procédé mardi le 25 courant, à l’hôpital de Gihofi, en commune Bukemba de la province Rutana (sud-est du Burundi), à l’ouverture officielle d’un centre de traitement des maladies mentales, le troisième après ceux de Gitega et Ngozi, a-t-on constaté sur place à Gihofi.

Les cérémonies, qui ont coïncidé avec la célébration de la journée mondiale dédiée à la santé mentale commémorée généralement le 10 octobre de chaque année, ont commencé par la coupure du ruban symbolique et se sont poursuivies par une visite guidée des services de ce centre abrité dans les anciens locaux dudit hôpital qui, pour le moment, se trouve dans de nouveaux bâtiments construits dans le cadre du Programme post-conflit pour le développement rural (PPCDR).

Au stade de la Société sucrière du Mosso (SOSUMO) où des danses folkloriques se sont rivalisées pour agrémenter la fête, on remarquait la présence de plusieurs hautes personnalités dont le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida qui représentait son ministre, un délégué du représentant de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burundi, un représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le gouverneur de la province Rutana.

Selon le directeur général du Centre neuropsychiatrique de Kamenge, Frère Hippolyte Manirakiza, l’ouverture de ce centre s’inscrit dans le cadre du programme que s’est fixé le ministère en charge de la Santé publique de rapprocher le plus possible les prestataires des soins aux nécessiteux et de traiter les maladies mentales avec diligence par des personnes habilitées. Dans cette province de Rutana, le traitement de ces maladies a commencé au mois de juillet, mais pour y parvenir, bien d’actions ont été menées grâce au soutien du ministère en charge de la Santé publique et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) oeuvrant à Rutana et dans le cadre du plan d’actions du Centre neuropsychiatrique de Kamenge.

Il a fait savoir qu’avant l’ouverture de ce centre, le traitement de ces maladies se faisait en clinique mobile aux hôpitaux de Rutana, de Musongati et de Gihofi, et que le nombre de ceux qui ont consulté médicalement s’élève à 628, tandis que ceux qui ont consulté psycho socialement sont au nombre de 445. Ceux qui ont été hospitalisés sont au nombre de neuf, soit trois à Gihofi et six à Musongati. Ils sont tous rentrés avec un léger mieux, d’après Frère Manirakiza, qui a ajouté que parmi les 628 qui ont consulté, il s’est révélé que 250 souffrent de l’épilepsie, soit 40% de tous ces patients. Il reconnaît qu’il y a bien d’autres qui ne se sont pas encore fait soigner suite aux distances longues qui les séparent des structures de soins, au fétichisme et aux croyances religieuses des leurs qui les emmènent dans des chambres de prière, au manque des moyens, etc. Le directeur général du Centre neuropsychiatrique de Kamenge a souhaité voir ce programme s’étendre sur toutes les provinces du pays, dans les districts sanitaires et centres de santé, ainsi que sur toutes les collines, par le biais des animateurs de santé.

Quant au gouverneur de Rutana, M. Bède Nyandwi, il a lancé un appel à tous les responsables administratifs, les techniciens de promotion de la santé, les animateurs de santé et les représentants des confessions religieuses à sensibiliser la population pour qu’elle prenne conscience que les maladies mentales ne sont pas une fatalité et qu’elles conduisent ceux qui en sont atteints dans des centres de traitement. Il a fait remarquer que l’une des causes de ces maladies est la consommation des stupéfiants et a demandé à tout le monde de se lever comme un seul homme pour lutter contre ces produits.

Le représentant de l’OIM a indiqué que la célébration de la journée mondiale de la santé mentale est une occasion consacrée à l’éducation et à la sensibilisation du public en faveur de la santé mentale contre la stigmatisation.
Pour le délégué du représentant de l’OMS au Burundi, la journée mondiale de la santé mentale est un événement qui lève le voile de la santé mentale et mobilise les efforts en sa faveur.

Le secrétaire permanent au ministère de la Santé publique et de la Lutte contre le Sida, M. Elam Senkomo, a indiqué que c’est depuis 1992 que la date du 10 octobre a été instituée comme journée mondiale de la santé mentale et que depuis lors, tous les pays membres de l’OMS la célèbrent.

abp

Retour
Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves